‹ Les habitants primitifs de la Scandinavie essai d'ethnographie compareeChapitre 90 sur 156 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

Sé|uUiWFi> niégtiilhiquv» Je l'ige Je la pierre j eouiperaisop entre une variété de ce» monument» et ie» habitation» Je« ^»«|nimau^.

Les tombes dé» premières populations arrivées dans le Nord Scandinave sont tout aussi peu connues que leurs demeures. Ces populations erraient probablement éparses dans les forêts, sans habitations permanentes ni sépultures fixes. Les tombeaux que je vais décrire sont construits de grosses pierres réunies à force de bras. Ils présentent deux types distincts, dont les noms varient d’après les langues et les pays. J’appellerai le premier, sépultures à galerie, le second, dolmens (suédois dôsar).

Nos recherches porteront en premier lieu sur les • sépultures à galerie.

Les monuments de ce type étaient, selon toute probabilité, destinés à l’inhumation de hordes entières ou de familles de chefs pendant un temps indéterminé, mais dont la longueur a sans doute été consi-

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dérable. Us n’appartiennent donc pas à la première phase de l’état sauvage, et nous trouvons les hommes qui les ont construits en possession d’un état social relativement stable, quoiqu’ils soient en plein dans la période de la pierre qui a précédé l’usage des métaux. Ils avaient probablement leui-s demeures dans le voisinage de leurs lieux de sépulture. Mais de ces temps lointains oü l’on n’employait encore, en Scandinavie, que des ustensiles de pierre, l’on peut à peine espérer de trouver, avec chance de certitude, des restes de demeures habitées. Plus ou moins élevées au-dessus du sol, construites sans doute de pierres de petites dimensions ou de terre et de bois, les ravages du temps en ont, depuis des siècles, fait disparaître toute trace.

Mais si nous ne trouvons plus les demeures des vivants, il nous l’este celles dont les morts prenaient successivement possession. Comme, ainsi que je viens de le dire, il e.st à supposer que ces lieux de sépulture servaient à une ou à plusieurs familles formant une horde, il est plus que probable qu’elles étaient construites sur le même modèle que les habitations ordinaires, quoique les matériaux en fussent différents et choisis en vue d’une plus grande durée.

On verra planche XIV, figures 243, 244, 245, 249 et 250, des dessins de ces monuments sépulcraux primitjfs, contenant des outils de pierre et des squelettes, avec les crânes décrits dans le chapitre précédent.

Ils présentent une architecture si particulière qu’il est impossible de la confondre avec celle d’aucune race

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ourupéenue actuellement coiiuue. iNéanmuins, elle est loin d’être accidentelle et de ne se rencontrer qu’à de rares intervalles. Bien au contraire, toute une classe de tombeaux primitifs appartiennent à ce type, et l’on n’y rencontre que des ustensiles et des armes de pierre, jamais de métal. Ces tombeaux ont des noms qui leur sont propres, tels que HunenbeHen (lits des Huns), dans l'Allemagne du Nord ; Jdttestuer (chambres ou demeures de géants), en Danemarck; Gangfjrifter (sépultures à galerie), en Suède. Quant aux hommes qui les ont construits et qui y outété déposés, les crânes découverts dans ces monuments montrent qu’à part quelques exceptions peut-être accidentelles, ces hommes appartenaient tous au type dolichocéphale.

,\fin de faciliter, dés l’entrée en matière, les moyens de reconnattreces sépultures primitives et de les distinguer de toutes les autres, je dirai qu’elles présentent en général la construction et l’a.spect suivants :

Elles forment le plus souvent un carré long, parfois un cercle à -toit plat, et ont pour débouché une longue et étroite galerie allant ordinaiiement vers le sud ou vers l’est. Cette galerie, qui dans les sépultures carrées part du milieu d’un des longs côtés, est plus basse que la chambre sépulcrale proprement dite.

Les sépultures à galerie varient dans leurs dimeusions, mais toutes étaient construites pour recevoir un nombre assez considérable de corps, parfois même 20 et au delà, de différents âges et des deux sexes, à mesure que décédaient les membres de la famille ou de la horde.

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