CHAPITRE QUATRIÈME
üue des sépultures à galerie les plus complètement décrites et les plus fidèlement rendues par le dessin, est celle ouverte, en 1805, dans la grande bruyère d’Axevalla {Axevallahed), en Ostrogothie. [Voir les Mémoires de ta Société des Sciences et Belles-Lettres de Gothembourg ( Gôtlieborgs Wetensk. Och. Witterli. Somliallets Mffndlingar), aiimée’ iS06, page 82, avec planche; ibid., 1808, page 87, avec planche. — Voir en outre les figures citées planche XIV du présent ouvrage. ] Deux sépultures présentant identiquement la même forme que les précédentes, furent ouvertes, en 1836, par M. Hage, négociant, près de Stege, lie de Moen, où j’eus l’occasion de les voir lore d’un voyage que je fis la même année dans cette localité.
Les parois de ces chambres sépulcrales consistent toujours en grandes pieiTes granitiques posées de champ et plates, du moins à l’intérieur. Placées aussi près que possible l’une de l’autre, les interstices sont en outre comblés par des éclats de pierre, destinés à empêcher les animaux carnassiers de pénétrer dans l’intérieur et de s’attaquer aux cadavres. Le mur présente une surface partout unie à l’intérieur, quoique l’on ne remarque jamais que les pierres aient été taillées ou polies (1). Le sol delà chambre est tantôt pavé
(1) blocs ffl'ossicrs dont sont cou.struites les pai'ois de res édifircs, ne sont jamais taillés. Si parfois iU ont été divisés on bris<!s par la main de l'houime, cela a sans doute eu lieu de la façon suivante ; ou les entourait et on les recouvrait de l>ois. auquel ou mettait ensuite le feu. Après les avoir chauffés, par ce moyen, à une temiMU-ature tri-s-éleviV, on les fendait en les refroidissant subitement avec de l'eau ({uc l'on versait defsus. I.es populations des régions forestières se servent encore assex souvent de ce procédé.