SÉPULTURES A GALERIE
de dalles, tantôt seulement couvert de sable, et le toit est formé par d’immenses dalles de granit dont le côté plat repose transversalement sur les murs de la chambre (fig. 1 45 ; hauteur du sol au toit ; 1 mètre 48 à 1 mètre 77 centimètres). Au milieu de l’un des murs latéraux est une ouverture, d’où part vei-s l’est ou vers le sud (c’est-à-dire du côté du soleil, mais jamais dans une autre direction) la longue galerie en blocs de granit posés de champ, mentionnée ci-déssus, mais toujours plus basse que les parois de la chambre. Cette galerie est couverte en dalles de granit de moindres dimensions, placées aussi transversalement. Elle mesure ordinairement 4 mètres 75 centimètres à 5 mètres 94 centimètres de longueur, sur 75 à 89 centimètres de largeur et environ 89 centimètres de hauteur. A l’issue extérieure, la galerie est fermée par une dalle plate faisant porte (1). La chambre proprement dite mesure ordinairement de 7 mètres M centimètres à 9 mètres 60 centimètres de longueur, sur 2 mètres 8 centimètres à 2 mètres 67 centimètres de largeur; en général, la largeur est environ le tiers de la longueur.
Dans ces chambres sépulcrales, les corps sont assis ou couchés le long des parois, on les rencontre plus rarement au centre de la chambre. Jeunes et vieux, hommes, femmes et enfants reposent les uns à côté
(1) Nous trouvons ièi une ronforniité roinarquahle avec la grotte d’Aurignac (Haute-Garonne) découverte par M. Larlet. (Voir Lyei.i.» of Matif p. 182,61 Le Hon, VHoinme /«<sst7e. p. il), grotte à laquelle une dalle semblable servait de porte. •
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(les autres ; ils y ont donc évidemment été déposés à des époques différentes et sans doute pendant une longue suite d'années ; la chambre a été construite et couverte de son toit avant que l’on commençât à la peupler de ses hôtes, et ces derniers y étaient introduits parla galerie, que l'on tenait fermée entre cha que enterrement.
Le plus souvent, la chambre parait avoir été divisée en cellules ou compartiments établis le long des parois, et chaque corps était placé dans l’une de ces alvéoles ou niches mortuaires. Parfois, quand les circonstances le permettaient, les cloisons entre les cellules étaient des dalles, comme, par exemple, dans la sépulture mégalithique d’Axevalla; ces cloisons sont ordinairement restées intactes, de sorte que les corps y ont été retrouvés dans la position accroupie où ils avaient été placés, les jambes ployées sous le corps et les avant-bras portés dans la direction du menton.
La plupart des cloisons cellulaires paraissent toutefois avoir été de bois; celles-ci pourries, le squelette s’est affaissé sur le plancher. Mais le fait que le corps était assis dans le principe et non couché, peut se déduire de la circonslance que les os du s({aelette sont ordinairement entassés les uns sur les autres en un monceau surmonté de la tête. C’est la position qu’occupaient les squelettes dans la chambre sépulcrale de Stege (île de Moën), dont j’ai fait mention ci-dessus. Néanmoins, mon intention n’est pas de nier que l’on n’ait pu trouver aussi des corps couchés de leur long.
• -Ainsi, il parait (|ue les enfants, du moins, étaient pla-
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eus dans ''cette position. Et enfin ia même race peut avoir, dans des localités et à des temps difîérents, introduit à cet égard de légères modifications dans son mode de sépulture.
On trouve ordinairement près de chaque squelette un ou deux, et parfois un plus grand nombre encore d’ustensiles de pierre, on des morceaux d’ambre travaillés pour parure ; les premiers accompagnent les hommes; les seconds, le plus souvent, sinon toujours, les femmes. Avec un squelette assis dans, une cellule remplie, de sable, on a trouvé des perles d’ambre, encore placées autour du cou; elles avaient donc indubitablement formé un collier (Mémoires de la Sfhciété, etc., de Gothembourg, p. 93).
. Je ne connaisaucune de ces' constructions sépulcrales à l’airlibre. Elles sont toujours complètement couvertes tant au sommet que sur tout leur périmètre, de sorte que l’on ne voit pas les dalles du toit, et, sur les côtés, à peine les premières pierres de la galerie (I). Mais la matière dont elles sont couvertes diffère suivant les localités. Sur l’ile de Moën, c’était de la terre, l’ensemble ressemblait alors à des tertres ou à de petits tumulus; en Vestrogothie, elles sont ordinairement cachées sous des amas de pierres roulées de diverses dimensions, et présentent à l’extérieur l’apparence de petits monticules de pierre (suédois : stenrôs, xfenÂiimmel , amas de pierres). (Voir les Mémoires
( 1 ) ({110 j'tû én*it les ri-tiessiis, j'ai vu tU* re:( chninln tK
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