‹ Les habitants primitifs de la Scandinavie essai d'ethnographie compareeChapitre 93 sur 156 · C8 CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

C8 CHAPITRE QUATRIÈME

, / de la Société, etr., de Gothembourg, 1806, page 84;

ibid, 1808, page 87, et Iduna, huitième cahier, p. 1 10, PI. Il, fig. 1 .) Mais l’on se tromperait fort en croyant que tous les tertres de terre et tous les monticules de pierre contiennent des salles sépulcrales du présent type. II est parfaitement impossible de conclure de la forme extérieure du tertre ou du monticule à la forme de la salle qu’il contient, ou de déterminer si ce monument appartient à l’âge de la pierre, du bronze ou du fer. C’est seulement à l’aspèct de la chambre même que l’on peut dire positivement à quelle période elle appartient, et si l’on aperçoit la galerie latérale, on peut être bien certain de ne pas trouver de métal dans la chambre sépulcrale.

Des sépultures à galerie, ou comme on les nomme aussi en Suède, sépultures en demi-croix, Halfkorsgrafvar, pareilles à celles dont je viens de parler, ont été décrites et reproduites dans de nombreux ouvrages. Je citerai entre autres les Annales danoises (t archéologie {Atitiquariska Annàler); dams le tome III on voit une de ces sépultures (Pt. II, fig. 3) découverte dans l’ile de Moên. Le tome II du même journal eu contient une autre (PI. II) présentant cette particularité que la galerie a été double et que la salle contenait une cloison la séparant en deux pièces.

A la même époque primitive et au même peuple appartient aussi la chambre sépulcrale, ouverte en 1819, dans le tumulus d’Âsa (Asahôg), près de Qvistofta (Scanie), décrite et dessinée dans le journal suédois Iduna, neuvième cahier, page 285, PI. I,

SÉPULTTRKS A GALERIE.

Hg. B, par M. le pasteur Maguus Bruzelius. Cette chambre est remarquable à un double titre. ^ longue galerie dirigée vers le sud (voir Idma, i. c., PI. I, fig. 3) montre au premier coup d’œil qu’elle appartient à la même classe de monuments primitifs que. ceux reproduits planche .\IV, figures 243 à 245. Ce fait est en outre pleinement corroboré par la description indiquant que l’on y a trouvé une foule d’ustensiles de pierre et de parures d’ambré, mais nulle trace de métaux.

Quant à la chambre sépulcrale, elle est circulaire, au lieu de former nn carré long comme toutes les précédentes (voir la figure dnus Iduna, et la figure 2.50, plancheXlVdu présent ouvrage). Cette forme toute particulière est, comme nous le verrons plus tard, remarquable à un haut degré. La salle paraît en outre avoir été divisée en deux pièces par une cloison. La seconde particularité digne d’attention que nous fait connaître la description de cette chambre sépulcrale, c’estqu’elle contenait un lit ou série plusancienne de corps, placés sans aucun ordre et recouverts d’une couche de sable, le tout formant le plancher d’une série plus récente de restes humains. On a constaté un mode identique d'inhumation dans d’autres salles sépulcrales de la Vestrogothic. Cela aussi prouve que le même édifice a servi de sépuMure pendant un temps très-long.

On voit de temps à autre, principalement dans les champs labourés, des tertres tumulaires renfermant des hypogées carrés sans galerie latérale, et dans lesquels on a trouvé des ustensiles de pierre; mais un

CHAPITHE OI ATHIÉME.

examen plus attentif fournit bientôt la preuve qu’ils ont subi upe mutilation et qu'ils ne constituent qu’une partie de la chambre primitive. On aperçoit du reste toujours des traces plus ou moins évidentes de la galerie latérale détruite (I).

(I) Tous les nuteui's, qui se sont occupés de la questiou, lie civient pas que la destination des sépulture^ h gnlerit* ait uniquement été de im^ voir les corps des individus noinellenient décéilés. Oiielqiies archéologues pensent qu'elles ont aussi servi de rhof'nin’n ou d’osswitres, et que l'on y entassait les ossements humains dts que les chairs avaient dispnrq de manière ou d’autre. On y a trouvé parfois des osseiiieuts humains de. tous les âges c^t des deu.\ sexes, enfouis par couches distinctes, dans un tel désordre et en. telle quantité, que l’On sVst cru forcé d’admettre que les chairs avnieni été, par un procédé quelconque, séparées des os, que l’on avait ensuite Jetés dans l’hypogée roimiie dans un osshaire.

M. le pasteur M. Hruzelius est, autant que je sache, le* premier qui en Suède ait émis cette supposition, loi*s des fouilles entrejirises par lui dans le tertre sépulcral d’.W (Asagrafj en S<’nnie, inonument décrit, par lui (Ions le journal (18.TJI, f)* cahier, p. 285). ï/hypogée contenait,

outre des ustensiles de pierre, di^ vnsiis d’M’gile et Aine foule d’ohjets de parure 4| ainhre, une grande quantité d'ossements humains sépaivs eu deux lits par une couche iutei médiaire de salde, de l’épaisstmr de 15 centimètres. Ilruzelius tira l'induction que les o» a\aient été dt*-

garuis d<^ chaii'S, de la circonstance qu’il ti'oiiva, par plm’e, des os des extrémités, maU mille trace de \eHèlu*es [ihid., p. 280), ailleurs une masse de cnhies [ihid.f p. 28.5, 1128 et suiv,), etc., et il rappelle k cet éganl (t7«iV/., p. .112) les prni'édés identiques d’inhuiiiiltion qui ont lieu à Otahili et dons le r<»iiaumc de Sinm.

I.’nrchéologue danois V. Boy*, qui exécuta en 188.5 d«*s fouilles dans une S(‘pultiire k galerie îles onvirnus ite Haimiier (sud-est de l’ile de S«*eland), en a donné une »losciiplion complète avec les dessins des antiquités que l'on y découvrit*. I.es ossements que contenait celte sépul-

* Iji dUsenaikm Uc )1. Do)e (*st foii iméie^untc el tii>s5i'»tructivc, en ce qu*Hie iDootre la prévencc $imuttan<H? dans un et uiéine bypogé*' (ii. 1) de^ objets de silex les plus gros.vièrrmeni inivnilIrH (lia. 11 19) i t de silex de l.i fxclure la plus line el la plus élégante. Cela est de iiaiiirc k provoquer ccriediis scrupules comrc uoe divisioii de l'Age de la ptcrrc en deux périodes, basées uniqueuienl sur la différence des ustensiles de pierre au 'pr^nt de vue de l•‘Ul' plus ou moins grande perfeciion. Ce fbif, joiiil i plusJcuis .'UUres, luonlre que la facture, plus ou moins rude, plus ou moins pqrbiie, des silex ouviés ne les cm{iécbe pas cfètee coiti«'mp(>r;iins.

Sfim i.TrUKS A IVM.EHIK.

Ordinairement les sépultures mégalithiques du type à galerie ne sont pas solitaires ; on en trouve généralement plusieurs au même endroit et souvent très-près les unes des autres. I.a plupart occupent un terrain légèrement élevé, non loin d’une eau actuelle ou

tuj'e ^ trouvaient nut»HÎ répartis en plusieurs couches, sans aucun ordre, et d’une manière montrant jusqu’à ré>ideuce qu’ils y avait nt été tléptises après avoir été dépouillés tle huirs < hairs. A cette occasion, M. Hoye rappelle le fuit cité par Schoolcrnfl {Uistoiiml nnd statiMv'al Infiinmtioti re$j)ectiwj ihe Hisioryj etc,, uf the Indvtn tiibcs, I, p. 80 et 102) : Jatliu, lorsqu’un Indien mourait, le corps était enveloppé ilniis des peaux et placé à un endroit élevé dans une caverne pour le. préserver contre l’atteinte des Indes féroces. Il y restait jusqu’à ce que raelioii de l'air edt st'^paré les chairs des os. Dès que piusieutit cadavres avaient été de la sorte réduits en squelettt*s, on rassemhlait les os a îles époques détermini'es de l'anuée, et un les déjmsait dans de grandes tomhes coinmiim s avec des armes, des ustensiles et des parures. On a trouvé un graïul nombre de ces ossuaires, de dimensions eousidémhles, M. Boye pense que la sépulture k .galerie de Haiiimer était un ossuaire de ce geiiiv.

Pendant l'été de IHiî.’i, presipio en même temps que M. Boye ouvrait le tiimuliis de. Hammer, deux séquiltures à galerie furent ouvertes en Vestrogothie et exploives par MM. Hildehrand.archéologiie de l'Ktat {Hitatf nntùftuiiie), le professeur baron de Diiben et (i. Hid/iiis, étudiant en médecine. Le pi'emier de ces messieurs a «louné, dans le Journal d’.Xrchéologie suéiloisi» {Antû/wirisk Fidskiift for Srerige^ Irp. ’io.'i et siiiv.), la descrifition d’iiiie M'qmltnre à galerie des environs de I.utira. F]Ue était remplie d’un terreau noir tirs-compaete inélé de<|iielqiiespi<>nvs rmiU’M's. Cette terre ayant été <*ulevée à une profundeiir de 1 mètre 19 ceiitiiiiètros, 011 rencontra des s4|iiele(tes hiiiiiaiiis eu grande quantité, enfouis sans aucun ordre dans la mnssi» terreuse et enti'e les pierres, et une partie de cesdéliri.s hum.iins, surtout les crânes, plus ou moins brisés ou fendus. Tous les os étaient dans un désordre iiid«;scriptible. Ou ne trouva que |ieii d’antiquités do silex ou d'os. I.a plupart St* rencontrèrent en dessous du lit d’ossenn>nts et sur la couche du fond consistant en un humus très-compacte. Après avoir donné la dtscriptiou romplèle et singulièrement intéressinte de l’hypogée et de S4)n contenu, description acivmipagnée de gravurcjt sur hois iiiteival(’*«*s dans le texte, reproduisant nue partie «les antiquités fort remanpiables ti'ouvées dans les deux monuments «'XploiV's, ,M. Hihiehrand arrive, p. 271, à la coiicln«>ion suivante ; « Je eniis pouvoir adiiu'tlre. rHinuie ré'snlt.'it de nos

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