‹ Les habitants primitifs de la Scandinavie essai d'ethnographie compareeChapitre 97 sur 156 · ANCIENNES HABITATIONS DU WINDLAND · texte numérisé non relu

ANCIENNES HABITATIONS DU WINDLAND

3" Le carré long.

Çe type est commun en Suède et en Danemark.-

Les habitations d’Esquimaux mentionnées dans les pages précédentes, habitations encore en usage au Groenland, et qui à distance ressemblent à des tumulus, ont été trouvées jadis dans des localités de l’Amérique infiniment plus méridionales que celles où on les rencontre actuellement.

Les AritiqitUates amerkanœ (1) mentionnent (p. 43), que lorsque l’Islandais Thorvald arriva avec ses compagnons dans le Winland (pays de la vigne), côte orientale des États - Unis de l’Amérique du Nord , entre les 40* et 42* degrés de latitude septentrionale, ils virent quelques monticules au fond d’un golfe et supposèrent que c’étaient des habitations, ce qui se confirma, car ils furent bientôt assaillis par une quantité de 5/ir<r///iÿar (hommes faibles et de petite stature), nbm que les Islandais donnaient aux Esquimaux du Groenland et de l’Amérique. Les plus anciennes traditions suédoises, dont je me réserve de parier plus loin, témoignent du fait que les habitations du même type dont les ruines ont été conservées just}u’à nous, avaient aussi l’apparetice de monticules de terre.

Ce qui précède prouve que les constructions à galerie existent encore, soit comme monüments primitifs , soit comme habitations contemporaines sur des

(i) AntiquitaUs amerientur, sive seriplores septentrionales rervm anteeolMn6ûin<irumtnAmcnca. Uafoiæ (Copenhngue), <837.

r.HAPlTKE ÜUATRIÉME.

points de la terre très-éloignés les uns des autres, à Boothia (partie la plus septeutrionale de l’Amérique du Nord), au Groenland, dans l’ancien Winland, en Suède, en Danemark , dans l’Allemagne du Nord et jusqu’en France , et il est fort probable qu'elles ont existé dans d’autres régions du globe où il ne reste plus actuellement aucune trace perceptible de ce genre d'édifices.

Le fait remarquable que ces habitations et ces sépultures offrent entre elles une analogie si frappante dans des régions et des localités si distantes les unes des autres, bien que construites par des races totalement différentes, ne comporte. qu’une seule explication, celle donnée, chapitre I, au phénomène de la présence sur toute la terre d’instruments et d'armes de silex parfaitement identiques. Tous les sauvages habitant à peu près le même cLmat(l) et placés au même niveau de développement, doivent nécessairement avoir entre eux une ressemblance extérieure : ils se revêtent de peaux; ils pêchent et chassent de la même manière; ils ont les mêmes demeures , des cavernes dans les montagnes, ou, à défaut, des cavernes artificielles, dans lesquelles, à Tinstar des animaux , ils pénètrent eu rampant par une étroite ouverture (i). Toutefois, quant aux habitations à galerie dont il est ici question,

(t) Lorsqu’elles furent coiislrtiites eu France, ce pays avait>il le luêiiu* climat que le (iroênlanil? Lette question est pleinement justifiée par lu découverte du niamiiiouth avec les squelettes d'autnts auimaux iiirtique». Toutefois les st'pultures à galerie me parais.<4‘nt nxiir ap^iurteiui k une époque relativement beaucoup plus n'*ceiite.

(2) Vov. PI. VUL Uk. 2;il.

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