‹ Les habitants primitifs de la Scandinavie essai d'ethnographie compareeChapitre 98 sur 156 · CAVERNES · texte numérisé non relu

CAVERNES

il est facile de comprendre qu’elles ne sont pas les plus anciennes demeures de l’hommé.

Représentons - nous des sauvages arrivés par une cause quelconque dans un climat plus doux, où n’existait toutefois pas une température toujours égale. Quant bien même les nuits seules auraient été froides, tandis que les jours jouissaient d’une chaleur plus ou moins grande, il fallait toujours nécessairement des refuges, et ces refuges, les cavernes et les grottes naturelles les leur offraient. C’était là qu’ils allaient chercher un asile pour se soustraire à la rigueur des nuits, c’était à ces cavernes qu’ils allaient demander de l’ombre pendant la chaleur du jour(l). La caverne, la grotte formée par la nature dans le rocher, a été la première habitation de l’homme. Toutes les traditions primitives le démontrent. Les aborigènes de la Grèce habitaient des cavernes. Avant les Samoyèdes, habitaient en Sibérie des hommes ayant des excavations souterraines pour demeures (2). Les Cyclopes d’Homère, habitants des côtes de la mer Noire, quoique parés de fables nombreuses dues à l’imagination du poète , ne sont aux yeux réalistes de la prose que des nomades demeurant dans des cavernes (3). Le pays situé entre la mer Noire et la mer Caspienne est regardé généralement, et avec raison , comme le point du globe d’où s’est répandue la race humaine la mieux favorisée des

(1) l.a même idée e»t exprimée par Diodorc (le Sirile, 11 t. I, rh. viii : ■ llieme in speluncas refugere, etc. »

(2) Ermaiis Heise, p. 710.

(3) Odyssée, 1, y. 113-115, 182. 389, 400.

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