DNS
b) Six membres désignés, suivant les cas, soit par le Conseil municipal, soit par le Comité du syndicat des communes, soit par le Conseil général;
c) Six membres élus par les institutions ci-après existant dans la circonscription de l'Office
un membre par les comités de patronage des habitations à bon marché et de la prévoyance sociale;
un membre par les sociétés approuvées d'habitations à bon marché;
un membre par le bureau des sociétés et unions des sociétés de secours mutuels;
un membre parle Conseil départemental d'hygiène;
un membre par les conseils des directeurs des caisses d'épargne;
un membre par les unions des syndicats.
L'Office public d'habitations à bon marché de la Ville de Bordeaux fut créé par décret du 15 juin 1920; ayant le but et la composition indiqués ci-dessus, il pouvait recevoir des subventions et des prêts de l'Etat. Nous allons voir quelle a été son œuvre en dix années d'existence et quels sont ses projets.
Le premier programme fut réalisé en 1923-1924; il comportait l’édification de la « Cité Gallieni », située cours Maréchal- Gallieni. Elle comprend, sur une surface d’un hectare, 54
ps
maisons, pour 55 logements avec jardins, réparties ainsi
8& maisons avec boutiques du type D; 14 maisons du type À; 18 maisons du type B; 12 maisons du type C;
1 maison du type E;
1 maison du type F à deux logements.
Edifiés sur un terrain de 10.000 mètres carrés acquis par l'Office, ces 55 logements ont coûté 1.500.000 francs.
En 1924-1995 fut édifiée sur une parcelle de 250 mètres carrés du domaine de Carreire la « maison du jeune ménage »,
Dep rs
don d’un généreux anonyme; le terrain fut donné gratuitement à l'Office par la Ville de Bordeaux. Le contrat stipule que les locataires, jeunes ménages sans enfants, ne doivent pas avoir plus de 25 ans; le loyer est égal au prix le plus bas imposé par la loi aux habitations à bon marché; si, après trois ans, le ménage n'a pas d'enfant, il doit quitter son logement; s’il a un enfant, il reste trois ans de plus, et son loyer diminue de 10 p. 100; chaque enfant provoque une baisse de 10 p. 100 et permet de rester trois ans de plus, jusqu'à concurrence de vingt ans de séjour et 50 francs de loyer.
Cette généreuse intervention permet à l'Office d'étendre ses bienfaits aux jeunes mariés sans logement et de favoriser ainsi la repopulation dans un milieu hygiénique.
Le deuxième programme date de la période 1925-1926; il comprend deux maisons collectives; la première, dite « Adrien-Marquet », est située rue des Vignes, 38 à 44; elle renferme dix logements : quatre sont à deux chambres (puisque cuisine, salle commune, cellier, water-closet, sont communs aux plans de tous les appartements, seul le nombre des chambres varie); la location annuelle, y compris toutes charges, est de 1.560 francs. Les six autres possèdent trois chambres et coûtent 1.800 francs de loyer par an. Enfin, trois boutiques sans logement sont louées de 2.400 à 2.700 francs par an (le loyer des boutiques n’est pas fixé par la loi et l'Office les loue au mieux de ses intérêts). Edifiée sur un terrain de 372 mètres carrés cédé gratuitement à l'Office par la Ville de Bordeaux, cette collective a coûté 491.800 francs.
Le maison collective « Charles-Gruet » se trouve à l’angle des rues du Jardin-Public et Camille-Godard, sa troisième façade donnänt sur le cours Evrard-de-Fayolles. Elle se compose de 18 logements avec caves en sous-sol :
42 à trois chambres à 1.800 francs;
une chambre (location annuelle 4.320 francs); deux chambres (prix 4.560 francs);
boutiques occupent le rez-de-chaussée, louées de 2.560 à 4.060 francs par an.
Da Nr
Le terrain, de 670 mètres carrés, fut cédé gratuitement à l'Office par la Ville de Bordeaux. Le prix de revient de cette collective a été de 1.084.000 francs.
Le troisième programme s'étend sur les années 1927-1928; à cette date fut créée la cité « Louis-Loucheur », qui perpé- . tuera ainsi à Bordeaux dans les temps à venir le nom de celui qui fut le grand promoteur de la construction des habitations à bon marché en France. Elle fut édifiée sur un terrain acquis par l'Office, de 15.824 mètres carrés et d’un prix de revient de 2.786.000 francs. La surface couverte est de 2.992 mètres carrés, la voirie occupant 4.870 mètres carrés. Elle comprend 62 maisons individuelles, abritant 63 familles; on y trouve :
14 maisons du type A, louées 1.590 francs par an;
26 maisons du type B, à 1.890 francs;
& maisons du type ©, à 1.590 francs;
14 maisons du type D, avec boutiques et logements dont le prix annuel est de 4.000 à 4.500 francs.
Au centre de cette cité, Sur un vaste emplacement, la Ville de Bordeaux va faire construire des écoles, qui rendront de grands services aux habitants des cités « Gallieni » et « Loucheur » et aux quartiers qui les entourent. |
1929-1930 virent s’accomplir le quatrième programme, qui portait à la fois sur des maisons collectives et individuelles; l’ensemble fut édifié à la Bastide sous le nom de cité « Paul- Boncour », sur le terrain de l’ancienne usine à gaz, donné gratuitement à l'Office; la superficie en est de 23.800 mètres carrés, où s'élèvent 113 logements; avec tous aménagements de voirie, le coût en est de 5.800.000 francs.
On y trouve 71 maisons individuelles :
22 des types A et C, à 1.680 francs;
39 des types B et C, à 1.932 francs;
et 5 maisons collectives qui renferment :
24 logements à 2 chambres (1.620 francs); 48 logements à 3 chambres (1.800 francs);
MARLETTE. 3
NDS
Enfin, 22 boutiques et ateliers, dont 10 avec logements, loués de 2.760 à 4.500 francs.
Le cinquième programme, daté de 1930-1931, est en voie d'achèvement; il comprend lui aussi la construction de maisons collectives et individuelles. Celles-ci forment la cité « Carreire », construite sur une partie du domaine de Carreire, où est le Musée de ce nom; elles sont au nombre de 82, dont 78 destinées à la vente et aux bénéficiaires de la loi Loucheur; nous avons pu juger de l’état avancé des travaux au cours d'une visite que nous y avons faite sous la conduite du surveillant général des travaux, qui joint à une grande amabilité une compétence indiscutable. Elle est édifiée sur un terrain de 20.570 mètres carrés, cédé gratuitement par la Ville de Bordeaux, et coûtera 4.820.000 francs. Elle comprend 5.186 mètres carrés de voies pour 4.090 mètres carrés de surface couverte.
Les maisons collectives, prévues dans ce projet, sont elles aussi en construction, l’une rue Maucoudinat (pour 10 logements et 3 boutiques), l’autre rue des Vignes et rue des Bouviers (pour 15 logements et # boutiques). La première S’étend sur un terrain de 240 mètres carrés, cédé gratuitement à l'Office par la Ville de Bordeaux, et reviendra environ à 737.000 francs; la seconde, sur un terrain de 481 mètres carrés, cédé gratuitement lui aussi, reviendra environ à 1 million 470.000 francs.
En première ligne du sixième programme à réaliser en 1932 nous trouvons la Cité universilaire, dont l'édification, comme celle des réalisations ci-dessus décrites, sera due à l'initiative et aux efforts persévérants, durant plusieurs années, du Docteur Ginestous, président du Conseil d'administration de l'Office, adjoint au maire, délégué à l’hygiène. Etant donnée la situation actuelle de l'étudiant, souvent obligé de se loger d’une manière défectueuse, malgré les principes d'hygiène que lui inculque la Faculté, et cependant à un taux onéreux, il est certain qu'il mérite de bénéficier des avantages de la loi. Grâce à son Office d'habitations à bon marché, la ville
Frog
de Bordeaux, en 1933, pourra abriter quelques-uns des nombreux jeunes gens qu'attire vers elle la renommée de son enseignement supérieur. Située rue de Budos, à l'endroit où s'élevait un ancien château d’eau, la future cité bénéficiera d’un emplacement largement aéré de 10.000 mètres carrés, cédé gratuitement par la Ville de Bordeaux à l'Office à titre de supplément de dotation, à proximité du centre intellectuel de la ville. Le plan, établi par M. d’Welles, architecte en chef de la ville et de l'Office d'habitations à bon marché, prévoit trois parties : la première, à l’entrée de la cité, comprend la conciergerie et le bâtiment de l’administration de chaque côté d’une cour; la deuxième, ou foyer, en est le pivot : il se compose d’une salle de culture physique, un restaurant, six salles de réunion, une terrasse. Les pavillons d'habitations, au nombre de cinq, répartis autour d’un jardin, forment la dernière partie. On y trouvera des chambres de 3 m. 40 sur 4 m. 10, largement éclairées, possédant l’eau courante et l'électricité. Ainsi l’ensemble a été concu de telle sorte que l'étudiant soit chez lui, tout en étant au milieu de ses camarades et à proximité de son centre d’études et de son restaurant. k
Outre ce vaste projet, l'Office construira à la même époque à Bacalan la cité « Latule », formée de 186 maisons individuelles avec leur jardin, construites sur un terrain de 33.320 mètres carrés donné gratuitement à l'Office par la Ville de Bordeaux. Enfin, une maison collective sera édifiée rue Bertrand-de-Goth, sur un terrain de 1.450 mètres carrés donné gratuitement par la Ville de Bordeaux à l'Office, comprenant 15 logements, dits à loyers améliorés, caractérisés par des pièces plus confortables et par l’adjonction d’un cabinet de travail et d’une salle de bain à chaque appartement; le loyer en sera de 3.000 à 3.800. Le prix de réalisation de ces trois projets sera de l’ordre de 20.000.000 de francs environ.
LD