IV. — Les résultats
À l’exposé d’une telle œuvre, on voit combien les résultats en ont été satisfaisants. Depuis la création de l'Office, les logements salubres construits ont été en progression croissante (tandis que le programme 1923-1924 réalisa 53 logements, le. programme 1930-1931 en prévoit 103); lorsque le programme 1931 sera achevé, leur nombre atteindra 367;
ce chiffre peut paraître minime par rapport à la population
bordelaise, mais heureusement toutes les familles ne logent pas dans des taudis à Bordeaux, et il est consolant de voir que près de 400 d’entre elles ont été enlevées à ces taudis pour recevoir un logement sain, clair, aéré. D'autant plus que ces 400 foyers n'abritent que des familles nombreuses, c'est-à-dire ayant plus de trois enfants au-dessous de 16 ans; l'Office, n'ayant fait quelques exceptions qu'en faveur de jeunes ménages (en application de la cireulaire ministérielle du 17 février 1923), qui aujourd'hui, pour la plupart, sont près de revendiquer à leur tour le titre de familles nombreuses.
D'autre part, la construction de cités a permis de créer des points d'extension de la ville répondant aux conceptions modernes de l’urbanisme; une visite à la cité « Paul-Boncour », à la Bastide, nous a permis de constater le:contraste entre cette réalisation et les anciennes constructions : il est particulièrement flagrant à l’entrée de la cité, où se trouvent sur une centaine de mètres des habitations vieux modèles,
En outre, il est édifiant de comparer le rapport dans cha: que cité de la surface bâtie et de la voirie; on a le plus souvent consacré plus d'espace aux rues qu'aux constructions dans l'intérêt même de la santé des habitants. Enfin, ces cités se suffisent en partie à elles-mêmes grâce aux boutiques qui y sont prévues, et certaines même vont avoir leur école (cité Loucheur).
Leur développement pourra transformer Bordeaux en un petit Londres, ayant en son centre le quartier des affaires et