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à sa périphérie les demeures familiales, que les travailleurs regagneraïent le soir.
Malheureusement, ce serait trop beau s'il n'y avait que des résultats salisfaisants. Près de 1.500 personnes ont été transplantées de logements insalubres dans des habitations à bon marché; beaucoup d’entre elles ont su maintenir leurs nouveaux logis dans l’état de propreté qu'ils avaient lorsqu'on les leur a confiés, et cela malgré la présence continuelle de trois ou quatre enfants en bas âge.
Mais, à côté des mères de familles vigilantes et attentives au bon entretien de leur foyer, ïl en est d’autres qui, au bout de très peu de temps, quelques semaines parfois, ont transformé les locaux propres, peints de couleurs fraîches et pimpantes, en lieux poussiéreux, aux murs sales sur lesquels on trouve, à côté des traces de doigts des plus petits, des inscriptions qui prouvent l'instruction des plus grands.
C’est en présence de cet état de choses que l’on comprend combien est judicieux le paragraphe de la notice technique d'avril 1929 que nous avons cité dans notre premier chapitre, et qui prévoit « un type nouveau d'habitations à créer », peu coûteuses d'entretien et de réparations faciles, où les familles, au sortir du taudis, feraient une sorte de stage complétant leur éducation première et les habituant à une vie hygiénique avant de les mettre en possession d’une habitation à bon marché normale.
Enfin, qu'il nous soit permis, en terminant, de noter que, depuis dix ans, M. Bésineau est le directeur de l'Office d’habitations à bon marché et que l'extension qu'en prennent aujourd’hui les résultats est bien aussi son œuvre; l'hygiène et l'urbanisme ont bénéficié de cette unité de direction.