CHAPITRE V
MODIFICATIONS A APPORTER A LA LOI LES EXPROPRIATIONS DE QUARTIERS POUR L'ASSAINISSEMENT DES VILLES
L'hygiéniste Fonssagrives a écrit: «La rue est l’unité hygiénique de la ville. Cellé-ci vaut comme salubrité ce que valent les rues qui la constituent. » L’hygiène du logement est en rapport très étroit avec celle de la rue. La rue fournit à l'habitation l'air, le soleil, la lumière: rien ne sert d'avoir de grandes fenêtres dans une pièce, si elles prennent jour dans une rue étroite où le soleil ne peut pas pénétrer, où l’eau, plus ou moins souillée de détritus, stagne et croupit, où les immondices dégagent les odeurs les plus nauséabondes.
Nous avons montré, par l'étude comparative de la surface couverte et de la voirie dans chaque cité d'habitations à bon marché, que cette question primordiale de l'hygiène de la rue a été résolue par la création de voies larges, que baignent le soleil et la lumière; les eaux usées de chaque maison allant directement à l'égout, nous n'avons pas vu dans les caniveaux ces ruisseaux roulant dans leurs eaux boueuses les détritus les plus variés.
Sur le plan de ce que l'Office a fait pour les cités construites par lui, on pourrait envisager la réfection de certains, quartiers de Bordeaux : Saint-Pierre, Sainte-Croix, La Rousselle, Saint-Michel, par exemple, mériteraient bien de voir abattre la plupart de leurs maisons et, sur l'emplacement ainsi obtenu, non seulement on reconstruirait des immeubles