I.KS KPILlîPTKjL’liS DANS LKS PUISONS
il avouo avoir l’ail beaucoup d’excès île lioissoii. A l'age de trenle ans il quilla sou village pour venir à Paris s’établir coiuiue voiturier. 11 est aujourcrbui veuf et père de quatre enfants : deux lilles et deux gaia^ous, dont run est ivrogne.
(i .. est sujet de|)uis l’àge de quinze ans à des attaques d’épilepsie se reproduisant à intervalles très éloignés. Il a eu deux attaques à la Santé (cri initial, perte de connaissance;, morsures de la langue, etc). C’est un bomme d’une assez haute stature, au front liant, au nez fort, au menton carré, ne sachant ni lire ni écrire. Il déclare qu’il n'a jamais fait d’excès de femmes, et que nuMue il n’a jamais trompé sa femme. 11 est condamné à un an de prison pour avoir touché les organes génitaux d’une petite fille de quatre ans. G... nie énergiquement ; il dit bien qu’il a rencontré une petite fille sur son chemin, près des fortifications; comme elle pleurait, il a essayé de la calmer par de bonnes paroles, mais il jure qu’il ne l’a pas toucbée et semble ahuri de sa condamnation.
Le sujet de cette observation n’est point un sénile; jamais on n’a constaté chez lui de penchant à l’obscénité. Comment expliquer alors ce monstrueux attentat qu’il ne croit même pas avoir commis et qu’il nie malgré l’évidence’? Il suffit de l’interroger avec attention pour voir qu’il n’a qu’un vague souvenir de tout ce qui s’est passé, que «sa mémoire est en lambeaux». Le vertige épileptique seul peut tout expliquer.
Le fait suivant est encore plus curieux, et plus encore que dans le cas précédent on voit passer l’oreille du coupable, le mal saci’é.
M..., cordonnier, âgé de cinquanle-huit ans, est né à Nainui’. Son père était auditeur militaire à Namur; il est mort dernièrement, ainsi que sa mère, mais il ne sait jias de quoi.
C’est un individu d’une intelligence ordinaire, aux attitudes cafardes, à l’air jésuitique. Son instruction est assez bonne; il
Lies KPlUei'TIljLieS DANS LieS l’IUSOXS
parlo français, mais avec un forf acceni llaniaïul ; sa conversation est émaillée (Fnn nombre considérable de « sais-lii. Monsieur, — croyez-vous pour une fois ».
M... a été élevé dans une ferme, aux environs de Namur, dans un site fort pittores([ue. lîsprit rêveur et un peu mélancolique, ce paysage contribua encore à développer ses goûts pour la vie contemplative. Là, il s’éprit d’une jeune fille avec qui on le fiança. Celle-ci mourut. M..., douloureusement frappé, devint de plus en pins taciturne, et les personnes qui le connaissaient le considéraient comme un individu bizarre, un cerveau fêlé. M..., qui n'avait alors que vingt-deux ans. revint habiter chez son père à Namur où il resta jusqu’à l'age de quarante-deux ans, époque à laquelle il vint à Paris.
Depuis l’âge de quinze ans il est sujet aux vertiges ; quelquefois même il tombe et perd connaissance. Ces phénomènes se sont produits plusieurs fois à la Santé dans sa cellule, et à l’infirmerie. Bien qu’il soit renfermé et ne cause jamais aux autres détenus, il redoute la solitude et a une véritable épouvante de la cellule ; il y vit dans une angoisse perpétuelle et supplie qu’ou lui donne un compagnon de captivité.
Venu à Paris, M... se mit à travailler comme cordonnier, vivant seul dans un hôtel garni et gagnant bien sa vie. Il a rarement eu des maîtresses; néanmoins, malgré sa jeunesse chaste, il a un tempérament assez génital. Ses organes génitaux sont très développés ; ses testicules sont d’un volume au-dessus de la normale; son gland est gros et mesure, à l’état llasque, onze centim. de circonférence; la longueur de la verge, à l’état fiasque, est de dix centimètres. Malgré son âge déjà avancé, il pratiquait le coït en moyenne quatre fois par semaine, allant généralement chercher des femmes dans les hais, à Tlvoli-Wauxhal, à la salle Wagram, se sentant particulièrement attiré vers les lemmes de chambre et les cuisinières, parce que, dit-il, avec elles on risque