CROYANCES ET REEIOION DES CRIMINELS
souriait, elle lui dit avec une tristesse pleine de sincérité : « Usledno créé. Que desgracia sin igucdl » ( I)
A Moscou, sur la Kpasnaia plocliadd, c’est-à-dire sur la place Uouge, une lille de quinze ans, pieds nus, vêtue seulement de la robe rouge des Moscovites, aborde le même étranger et lui offre rhospitalité. En quittant la place par le côté nord, ils passèrent devant la fameuse chapelle de la Sainte-Mère de Dieu, que le tzar vient toujours visiter avant d’entrer au Kremlin ; elle renferme la plus sainte et la plus antique des images de Marie, une copie de celle du moine Panselinos, du mont Athos. Des cierges allumés parles fidèles brûlent constamment devant les autels. La jeune moscovite ne passa point devant la sainte icône sans se prosterner et se signer pieusement. Gomme l’étranger riait avec cynisme, elle lui cria furieuse ; Chliapa ! (chapeau) ! Celui-ci, considérant les regards peu sympathiques des assistants, jugea prudent de se découvrir, bien qu’il fût dans la rue.
Donc il n’y a rien d’étonnant à ce que Lombroso ait rencontré de ces exemples parmi les criminels italiens, qu’il a plus spécialement étudiés. Mais revenons à nos moutons, c’est-à-dire aux criminels parisiens.
Sont-ils irréligieux? Quelquefois. Sont-ils religieux? Bien rarement. Ce sont surtout des indifférents. J’ai bien rencontré quelquefois parmi eux des gens qui blasphémaient et crachaient sur les choses les plus saintes avec un cynisme révoltant; mais
Û)’ Vous ne croyez pas. Quel malheur sans pareil!