DU SUICIDE CHEZ LES CIUMINELS
masturbé étant jeune; mais, dejuiis l’age deseize ans, il a renoncé à ses habitudes d’onanisme, ayant chaque jour au moins un ou deux rapports avec des femmes.
De bonne heure, J... se brouilla avec son père, et, sans l’intervention bienveillante de sa mère, ils auraient dû se séparer depuis longtemps. Dernièrement, au sujet d’une violente discussion au sujet d’une femme, une cuisinière qu’il voulait épouser, J... dut quitter le domicile paternel. Violent et emporté comme son père, il a déjà subi six condamnations pour batteries et violences envers les agents. Lors de sa dernière arrestation, il entra dans un véritable accès de colère furieuse qu’on eut grand peine à maîtriser. « J’étais fou de colère », dit-il. Dans la nuit suivante il essaya de se pendre au grillage de la porte de «sa cellule avec le pan de sa chemise. Les agents prévenus par le bruit et les voisins, purent arriver à temps pour lui sauver la vie.
Ce fait est des plus nets. J. . . ne pouvant commettre de violences sur les agents^ a tourné sa fureur contre lui.
J’ai encore connu un souteneur ivrogne condamné cinq ou six fois pour violences et outrages aux agents, qui s’était donné un coup de couteau dans la région du cœur parce que sa marmite l’avait abandonné. C’était un être brutal et impulsif; il avait sans doute obéi à un sentiment subit de dépit et de colère en voyant s’en aller son gagne-pain.
A côté de ces violents qui se frappent, on voit aussi se suicider des détenus chez qui on peut sans peine constater un affaiblissement des facultés volontaires. Ce sont en général des