CHAPITRE IV
ffmale devient plu:
le riniprt'ssion sensorielle a M'hflllucinalioo disparait. Par ce motif, l'apparition de la loniîère dissipe souvent les hallucinations noetnrnes. Par ce motif aussi, telle liallucinatioii qui a lieu dans les ténèbres, n'aurait pas lieu pendant le jour ; aussi, les hallucinalions sontelles 1res fréquentes la nuit.
L'attention, qui avive considérablement les impressions sensorielles, a par fonséquent une grande impression sur la production de riiallucination. Pour que ce phénomène surgisse et continue, il faut que l'atlention de l'halluciné ne soit pas trop détournée de l'objet imaginaire qui l'occupe, sans cela l'hallucination s'évanouit. C'est ce qui a lieu si l'on parle à l'halluciné de manière à fixer ailleurs sa pensée, k la détourner de ses préoccupations, ou s'il intervient une personne qui fixe spécialement son attention, le médecin par exemple. »
Est-ce à dire pour cela, que la suspensitm des sens externes est ' nécessaire pour la proditclion des hallnrinations ? Non. Si Télat hall u cil) a lo ire est suffisamment développé, si l'image égale en vivacité celle des objets réels, cette suspension est absolument superflue. Du reste, l'observation clinique est là pour démonti'cr encore une fois, que la vérité de cette seconde règle de Baillargcr, est plus apparente que réelle.
E. Manifestation de l'état hallucinatoire dans ses divers degrés de développement, — Regardant l'hallucination comme la simple modification d'un état pathologique particulier, il convient de déterminer quels seront ces caractères divers, suivant le plus on moins grand développement de cet état, quelles seront les modifications successives qu'elle devra subir, suivant que cet étal se modifiera à son tour.
Ces modifications portent : sur le genre des hallucinations sur leur quautilé, leur ténacité, sur la façon dont elles se produisent.
Après avoir étudié l'élat hallucinatoire à ses diverses périodes nous verrous ce qui peut être considéré comme sa forme la plus parfaite.
1" Moàifiealioii âam le. genre de. l'hallaci nation. — Nous appuyant sur la façon dpnt se développe l'idée chex i'enfanl. par suite de la perception successive, des sc;nsatious brutes, des sensations dlITiirenci^es et des images verbales, nous avons divisé les hallucinalions en : élémentaires, connuimes el verbales. Or, cette division répond, selon nous, à des degrés divers de l'état hallucinatoire que l'on peut rencontrer parfois chez le même individu, à mesure que sa disposition hallucinalive se déve-
Iloppe, t Séglas (') est le premier à avoir constaté le fait, h Certains Eilades, dit-il, entendent d'abord des sons indistincts, puis BSérenciés, puis des voix extérieures, el n'arrivent que plus" fcrd aux voix intérieures. »
*i Pour les images visuelles, il en est de uii^me; un tel qui ne distinguait d'abord qu'un point lumineux, fiiiil par reconnaître une flamme, puis un fantAmf. enfin nn personuage el quelquefois même un mol.
s hallucinations motrices ne font pas exception, les nialas commencent le plus souvont par n'avoir que la voix intégre, c'est la conversation mentale simple, puis son halluci- Htlion devient plus complète, il fait déjà des mouvements Kiftrticulation, eutin, il parle k haute voix.
' Modification en fréquence, en durée et en quantité. — ■ Nous bons de voir une progression qu'il est facile de constater, tour peu que l'on puisse suivre pendant un certain temps, des malades se présentant au début de leur affection. Mais il est d'autres modifications qui ne sauraient aussi, dans les mêmes conditions, échapper à l'observateur, ce sont celles qui portent sur la fréquence, sur la quantité et sur la durée des hallucinations.
Ici aussi, nous trouvons une progression croissante ou décroissante, à mesure que l'état s'aggrave ou s'améliore, et nous Es hallucinalions devenir de plus en plus nombreuses, a plus fréquentes, de plus en pins prolongées et en
t StouB. Levons cliniques sur hi mal. menlaks.