CHAPITRE II
REPRESENTATION MENTALE
Lorsque nous cherchons k nous observer, lorsque nous prê- \ tons plus d'allenlion aux niille idées qui viennent assaillir noli respril, développant les unes, écartant les autres, lorsque, eu ui J mot, nous nous livrons k la réflexion, les idées se présentenl rh nous sous deux formes: soit sous celle du mot entendu, lu rprononcé, soil sous celle de l'image concrète de l'objel.
Nous avons vu que l'idéB et le mot élaienl en effet deu.
Bcboses distinctes. Que celle-ci existait déjà bien avant que li
ïfonction du langage ne, se développe. L'enfant veul un objet
ll'déterminé, et souvent manifeste bruyamment son désir, bien
"avant de savoir le désigner par 'son nom. Il n'eu est pas moins'
vrai cependant, que si le mol n'est pas l'aeconipaguement
obligé de l'idée, c'est toutHu moins, pour elle, un auxiliairet
précieux, une étiquette utile, un collaborateur indispensable
pour l'exercice régulier d'une intelligence normale. Le mot,,
en effet, lorsqu'il est présent a l'esprit, sert à fixer l'imaj