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sancta Communio a malo et confortai in bono. L'Eucharistie, en effet, est un sacrement qui opère ex opère operato, chaque fois que le communiant n'y oppose pas d'obstacle. Or, au point de vue des obstacles apportés ex opère operantis, les enfants ne le cèdent guère aux adultes ; outre que chez les enfants une certaine ignorance est compensée par l'innocence, il ne faut pas trop exagérer ieur irréflexion et leur légèreté. Le rapporteur cite à ce sujet une belle page de Mgr de Ségur dans son ouvrage sur la Sainte Communion, et la lettre du cardinal Antonelli aux évêques de France (12 mars 1866).
Du reste, les décrets du Saint-Siège recommandent la communion fréquente et quotidienne à tous /es fidèles ; or, on ne saurait douter qu'il ne faille compter dans ce nombre les enfants qui viennent de faire leur Première Communion ; et la S. C. recommande spécialement cette pratique dans les Séminaires et collèges chrétiens, il ne s'en suit pas que les enfants vivant dans le monde en soient exclus.
II. — En ce qui concerne les malades, le Saint- Office accorde déjà maintenant avec plus de facilité la permission de prendre quelque boisson avant la Sainte Communion, dans les cas de maladie chronique qui empêchent le jeûne naturel, quand il s'agit de religieuses ou de personnes pieuses. Mais on prend occasion du décret récent pour demander de plus grandes facilités.
Il ne s'agit pas ici des malades en danger de mort, pour lesquels le Rituel est formel. Tout au pius pourrait-on souiever la question de l'intervalle à mettre, pour ces malades, entre chaque communion en viatique. Mais, sur ce point, la doctrine véritable a été donnée par Benoît XIV l : Ne parochi renuant saruiiissimum Euchoristiam iteralo déferre ad œgrolos, qui etiam persévérante codera morbi periculo, illam ssepius per modum Viatici, cum naturale jejunium servare nequeunt, pcrciprre cupiuni.
Il s'agit donc ici avant tout des malades qui ne sont pas en danger de mort et qui ne peuvent rester à jeun. Il faut reconnaître que l'ancienne discipline de l'Église, encore en vigueur, leur refuse la Sainte Communion.
Outre le grand dérangement qui résulterait pour les curés d'une communion plus fréquente des malades, la prescription du Rituel, demandant que le Saint Sacrement soit porté aux malades manifeste et honorifice, multiplierait à l'excès cette communion solennelle, au détriment du respect dû à la Sainte Eucharistie. D'autant plus que, dans des cas particuliers, on peut, par des induits personnels, satisfaire la dévotion de ces malades.
Cependant on peut faire observer, en faveur d'un adoucissement de la loi du jeûne eucharistique, que cette loi a été portée pour prévenir les