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LES ENFANTS DE CHŒUR

Omne delectamentum in se habentur.

VOL\ DANS LA FOULE

Ohé ! les cavaliers ! chapeau bas ! les cavaliers !...

DE PONTHAU, à Jouathas.

Enfonce ton chapeau sur tes oreilles.

m:s haï ts faits di: m. dk poxTifAU ma

VOIX DANS LA. FOULE

Gaiv les pierres ! — Au bûcher, les parpaillots! — Chapeau bas! — Chapeau bas! — Au bûcher!

UK PONTHAU.

Imite-uioi, Jonathas. Les plaisanteries sont parfois aiïréables à Dieu. A coups de plat d'épée, Jonathas .' [Il tire sa rapicre, enfonce ses éperons dans le flanc de son cheval et boiidit au milieu de la fnule, suivi par Jonathas,) Hurrah ! Ponthau ! Hurrah !

JONATHAS

Hurrah ! Ponthau ! [Cris de douleur et d' effroi. Ils disparaissent dans Véloiijnement.)

VOIX DANS LA FOULE

Arrètez-les ! arrêtez -les ! — Oh ! mon bras î — J'ai la jambe cassée ! — Malédiction ! — C'est le diable ! — De l'eau bénite sur les démons ! — J'ai le sein meurtri .

i:ne mère .

Ma petite fille!... Ma jolie petite fille ! Ils ont tué ma fdle ! — Tenez ! la voilà !. . . Son sang coule. Un de leurs chevaux lui a écrasé le visage. — Ma fille !... Elle a du sang plein les cheveux. Ma.jolie petite fille ! — Rendez-moi mon entant! Mes amis, vengeance ! . . . Les misérables ! . . . Elle a remué ! . . .

L'ne route en rase campagne. — De Ponthau et Jonathas arrivent au galop. — Leurs chevaux sont en sueur.

Laissons souffler les chevaux.

JONATHAS, avec des éclats de rire.

Soufflons nous-mêmes un peu. Ah! Ah !... Le bon tour! Je nai jamais... Ah! ah ! autant ri de ma vie! Ah! ah! ah!... Quels coups de plat d'épée !... Je ne me suis presque pas servi de la pointe. Ah!... ah!... Voilà des expéditions comme je les aime !

Qui les obligeait à sortir de leur église ?

Une terrasse devant le château de Ghistelles. HÉLÈNE.

Hélas ! monsieur , il me semble que je suis enfermée vivante dans un tombeau.

Consolez-vous. La date de votre naissance sera une date lumineuse. Vous êtes réservée pour de nobles combats. Que l'étoile de la résignation, symbole des destinées grandioses, brille sur votre front ! Du courage ! mon enfant.

(De Ghistelles et de Helly entrent,)

DE GHISTELLES

Salut, mon hôte. Le séjour de Ghistelles ne VOUS paraît-il pas un peu maussade ? Vous qui vivez indépendant, ne vous trouvez-vous point gêné dans mon château étroit ?

Monsieur le baron, votre gracieuse hospitalité met vos hôtes à couvert de toute espèce d'ennui.

LES IIAITS FAITS DE M. \)K PONTIIAU 115

DE HELLY, ÔUs Ù IJélènC.

Ne restez jamais seule avec cet homme.

DE GIIISTELLES, il de PontllilH .

Serez-vous de la noce, moiisiem^ de Poiilhau ? Le comte de Helly et moi, nous venons de fixer le jour du mariage.

Quel est-il, s'il vous plaît?

DE OmSTELLES.

Vous n'attendriez pas un mois.

DE HELLY.

Si Hélène, bien entendu, n'y voit aucun inconvénient.

DE GHISTELLES

Que VOUS en semble, Hélène ? Ce délai vous suffit-il ?

HÉLÈNE

Mon père !

DE GHISTELLES

Est-il trop éloigné au gré de vos désirs ?

[Silence.)

DE HELLY.

Chère Hélène, vous hésitez à répondre ?

[Hélène se cache le visage et sanglote.)

DE GHISTELLES

Que signifient ces larmes?On vous parle du projet qui devrait vous intéresser plus que tout au monde et vous vous taisez?

DE HELLY, à Hélène.

Et vous pleurez ?

DE PONTHAU^ à de Helly.

Mademoiselle ne peut s'expliquer elle-même devant vous. ConYaincu de mon ministère sacré, elle m'a fait Thonneur de me choisir pour confident. (A de Ghistelles.) Monsieur le baron, ayez la bonté de vous retirer quelques minutes avec votre enfant, elle est prête à vous apprendre la vérité. Quant à moi, je resterai avec M. de Helly, et je lui conterai ce qu'il brûle de savoir.

DE GHISTELLES

Soit. Venez, Hélène.

[Exeunt de Ghistelles et Hélène.)

Monsieur, l'entretien que nous allons avoir est «i-rave. Je vous supplie donc de m'écouter attentivement, car il s'agit de votre bonheur sur la terre et de votre salut dans le ciel .

DE HELLY.

Je vous soupçonne fort d'être la cause de tout le mal, monsieur. S11 en est ainsi, prenez garde!

Je serai toujours à, votre disposition quand il sera temps de se couper la gorge; mais, pour le moment, il s'agit d'une question beaucoup plus sérieuse. i

DE HELLV.

Hélène ne m'aime plus ? y

Oh ! monsieur, vous insultez cette pauvre en-

Li:s HAirs FAITS \)K M. DK PONTIIAU 117

Tant ; il ii'ost pas sur terre dïinie eomparal)le ;i ('elh- d(^ la douce mignonne.

DE HELLY.

Je respire. . . Expliquez-vous.

Mademoiselle Hélène refuse de vous épouser.

DE HELLY.

Vous plaisantez ?

Je plaisante rarement.

Vous vous moquez de moi. Pour quelle raison Hélène me repousserait-elle ? Voyons, dites-le: elle ne m'aime plus ?

Au contraire. Faut-il vous le répéter ? Elle vous aime plus qu'elle ne vous a jamais aimé; seulement,., elle craint que la communion des âmes ne soit pas parfaite entre vous.

DE HELLY.

Que me chantez-vous là ?

Vous êtes de religions différentes. Le mariage est impossible.

DE HELr.Y, furieux.

Vous êtes un misérable, monsieur.

Je vous Drouverai le contraire dans un instant. Mais ne nous emportons pas, et soyons justes. J\ai eu le déplaisir de vous annoncer une ingrate

lis LES HAUTS FAITS DE M. DE PONTHAU

nouvelle; il me reste à vous proposer un moyen d'obtenir la main de mademoiselle Hélène.

DE HELLY.

Lequel?

DE PONTUAU.

Jetez votre froc aux orties et endossez le pourpoint des huguenots.

DE HELLY.

Voilà une plaisante proposition !

Je vous ai déjà dit que je plaisantais rarement.

DE HELLY^ ironiquement.

Me conseillez-vous d'abandonner ma religion •

Il vous en sera tenu compte là- haut.

DE HELLY.

Est-ce mademoiselle Hélène qui vous a chargé de m'inspirer une pareille énormité ?

Non^ monsieur. Acceptez-vous?

DE HELLY.

Faquin !

N'abusez pas de moi;, monsieur^ ne tentez pas le sort et ma colère une seconde fois.

DE HELLY.

Donc^ c'est vous qui épousez à ma place?

DE PONTHAU, nnpBu surpris.

Sur l'honneur , je n'y songeais pas; mais comme cela vaudiiait infiniment mieux, je m'engage à y

LKS HAUTS FAITS DE M. DE PONTHAU 119

rétlécliir. Monsieur, soyez certain que votre idée me plongera dans un cercle de réflexions intéressantes.

DE HELLY.

Vous êtes gentilhomme, vous ?

DE PONTHAU, fivvement.

C'est probable !

DE HELLY.

Vous en avez menti.

DE PONTHAU, très pâle et les lèvres serrées , Allons ! J'aurais voulu ne pas ensanglanter la maison de mon hôte ; mais, ma foi ! puisque vous me poussez à bout... [Il tire son épée.)

DE HELLY.

Je connais certain petit coin, au fond du parc, qui semble avoir été créépour les combats sérieux.

DE PONTHAU, remettant son épée an fourreau. A la ])onne heure, nous n'y serons point dérangés.

DE HELLY.

L'n duel à mort, n'est-ce pas ?

Parbleu !

(Ejitre f/ravernent le baron de Ghistelles.)

DE GHISTELLES

Ne vous éloignez pas, messieurs. (A de Helly.) Je sais tout.

En vérité, je vous le dis, je suis un serviteur de

Dieu. C'est Dieu qui m'a envoyé pour rompre une union déplorable.

DE GHISTELLES

Vous avez raison, ce mariage est impossible, DE PONTHAU, d de Ghistelles,

Frère, Phinées, fils d'Eléazar^ aperçut un jour un enfant d'Israël qui avait amené une Madianite dans l'assemblée du peuple. Il prit une javeline et les transperça tous les deux par le ventre. [Montrant de Helly.) J'ai voulu convertir cet infidèle; il a repoussé avec violence les paroles de paix que j'ai murmurées à son oreille; il m'a insulté, et comme Phinées, fils d'Eléazar, je vengerai l'affront imprimé à la face du Tout-Puissant. Frère, si votre fille avait consenti à épouser cet hérétique, elle aurait mérité la mort. Je vous le dis au nom du Seigneur.

DE HELLY.

Vous ne souriez pas aux discours d'un pareil fou?...

La parole de Dieu est éternelle.

DE HELi.Y, à de Ponthmi.

Monsieur, vous êtes un fier scélérat ! On ne porte pas la discorde dans une famille à laquelle on doit un accueil d'ami. 11 est infâme de glisser des scrupules religieux entre deux cœurs unis. Maudit soit l'instant ou vous ave/ passé le seuil decechnteau.

Li:s HAUTS i'AH>^Di:: M. \)v: i»oxrii.\r \i\

DR fiHISTELr.ES.

No renouvelez pas d'inutiles querelles.

DE HELLY.

Enfin! je ne comprends pas votre aveuglement. Vous me connaissez depuis longtemps ; je suis un honnête homme, j'adore Hélène et je vous chéris comme un père, vous le savez. Eh bien, au nom de tout cela, chassez cet homme que vous connaissez depuis un mois à peine et que vous pouvez juger par les résultats de ses discours et par la discorde qui règne. Ghassez-le, monsieur le baron, ou mieux, priez-le de s'éloigner; car s'il n'en était pas ainsi, c'est moi que vous chasseriez. Choisissez .

DE GHISTELLES

Monsieur !

DE HELLY.

Je suis calme et c'est ce qui me donne la fermeté de vous parler sans colère. J'attends mon arrêt.

DE GHISTELLES

Adieu î

Les ruines du château de MonUcry. — Une haute tour dresse sa silhouette noire devant Thorizon où le soleil monte avec destorrents de lumière.— Un sentier longe les ruines.

HARRABAS, H aîTivû, uTi bdfon à la main et une mandoline sur Pi'paide, — On l'entenul fredonner avant de le voir.

LVinfer doit se trouver au centre du soleil:

sinon je suis une brute. Damnés rayons^ si vous continuez à m'échauffer les oreilles, je vous bannis à tout jamais de mes vers. A quoi m'aurait donc servi de vous avoir tendu la main du bout de mon ramage poétique? Il est sept heures, et je suis cuit et recuit; mes haillons sentent le rôti. Ouf! [lise couche sur Vherhe.) Dans deux jours je verrai Paris. Là, au moins, on peut gagner sa vie honnêtement, le jour en demandant l'aumône et la nuit à grands coups d'estocade. Où donc va le monde ? Les forêts ne sont plus sûres maintenant. On risque d'y périr, tantôt de faitn, tantôt de mort violente. N'est-ce pas misérable? Néanmoins, il m'a fallu de graves réflexions et de lourds ennuis pour me décider à partir. L'avenir m'effrayait sans Lariflette, ce gredin! et sans Rose, ma femme... et la sienne (// reste sombre un instant, puisse met à sourire,) Chose incongrue ! Je me suis aperçu pour la première fois, il y a huit jours, que la pluie traversait le dôme des feuilles et me refroidissait. Résultat logique de mon veuvage! D'ailleurs, je suis persuadé que les oiseaux des bois, quand ils s'ennuient, vont de temps à autre faire un tour à la ville... Bone Deus! dans quelle catégorie d'oiseaux des bois puis-je me compter ? Suis-je un chat-huant? peut-être; suis-je un aigle? peutêtre; suis-je un gracieux rossignol? à coup sûr, car je chéris la nuit; car j'adore le sang; car j'aime à pousser des chansons dans les sonorités de la nature. (// chante.)

Liiis nAiTs l'Airs i)i: M. ni: tontiiau i-2;>

Veux-tu que ce jour soit un jour de leto ?

Impossible de me débarrasser de cet air ! Il est de moi. On dirait que les notes et les mots en sont congrùment pendus à ma cervelle. Quand je composai cette chanson, je venais d'accaparer une mule. Elle est morte de fatigue, la pauvre bête ! je l'avais adroitement dérobée à son maître, un de mes amis, devant une auberge. {Se levant brvsquement.) Tiens! si jViffrais une aubade à cette énorme tour? Personne n'y a sans doute jamais songé, même à l'époque de sa jeunesse fériée. Raison de plus, il faut qu'elle en goûte les joies et la quintessence, tandis que, vieille, elle se tient encore debout. (// prend sa mandoline et prélude par quelques notes.) Maudit air ! tu es toujours le premier qui te présentes à ma pensée... Il est vrai que Rose avait une prédilection pour toi. Je le lui chantai pour la première fois^ par une matinée comme celle qui m'inonde... Eh bien, puisque tu m'obsèdes sans cesse, que tes couplets s'envolent les uns après les autres, et que l'âme de Rose en tressaille d'aise! — Hum ! Hum ! je tousse. Avis aux échos et aux êtres privilégiés qui désirent m'entendre. (// s'escrime sur sa mandoline d chante.)

Veux-tu que ce jour soit un jour de fête ? Rose de ma vie, âme de ma chair, Ton amant est fou de joie , es-tu prête ? Mets ta jupe et prends ton sourire clair.

\n LES HAUTS FAITS DE M. DE PONTHAU

L'aurore déjà court sur la colline, Et s'ils dorment tard, les merles siffleurs Ne goûteront pas à l'eau cristalline Que le bleu matin verse dans les fleurs.

Voici qu'un rayon contre ta fenêtre, Page blond, s'arrête et frappe en vainqueur. Ouvre tes rideaux, il va t'apparaître Et pour ton réveil te donner mon cœur.

Je veux que mes yeux ivres de lumière.

Aillent dans tes yeux se diviniser.

Viens ! envolons-nous loin de ta chaumière, l

Mêlant au bruit d'aile un bruit de baiser. ]

Nos sens captivés par ce doux prélude Croiront que le jour s'est levé pour eux, Et que les oiseaux dans leur solitude.

Sautillent plus gais et plus amoureux.

Le grêle muguet rit dans l'herbe verte. Le soleil répand de l'or sur les blés. Et la nuit, laissant sa robe entr'ouverte, Les prés, ces voleurs! se sont étoiles.

(// s'en va, peu à peu sa voix se perd dans réloignemenl.)

Dis-moi le secret d'une chose étrange.

Quel est le lutin dont l'esprit joyeux A fondu l'azur de ses ailes d'ange, Dans le ciel, avec le blanc do tes yeux ?

LKS HAUTS FAITS Dl-; m. ni: POXTIIAr 1

Tu n'entends donc pas ma mule qui piafl'c? Ses grelots d'airain sonnent tous les tons. Attache, en venant, ta dernière agrafe, 0 ma Rose amie, en croupe ! Partons.

Une allée peu fréquentée dans un parc, le long d'un mur, au clair do la lune.

DE HELLY.

Les ùpées et les dagues sont de même longueur, monsieur; mesurez-les.

C'est inutile, puisque vous me le dites.

DE HELLY.

Alors, monsieur, commençons.

DE ponthal:.

Ni vous, ni moi, n'avons de temps à perdre. Débarrassons-nous donc de ces pourpoints gênants pour les épées. Les blessures seront plus profondes quand les épées n'auront à traverser que la chair.

{Ils se mettent nuH jmqiC à la ceinture.)

DE HELLY.

En garde !

N'avez- vous aucune recommandation à me communiquer en cas que je survive ?

DE HELLY.

Auciuje.

Moi, monsieur, j'ai une grâce à vous demander.

DE HELLY.

Parlez, monsieur.

Me Taccorderez-vous ?

Je m'y engage sur l'honneur !

Puisque nos corps se trouvent presque nus, je désirerais, si vous me tuez, que vous prissiez la peine de cacher ma nudité sous mes vêtements; sans quoi certains regards pourraient en être offensés*

DE HELLY.

I Soyez sans inquiétude, monsieur.

Merci d'avance! je suis à votre disposition.

{lisse battent.)

DE HELLY.

La clarté, quoique tamisée par le feuillage, doit vous gêner. Monsieur; voulez-vous changer d'endroit?

Votre loyauté me plaît, monsieur ; je refuse.

DE HELLY.

Je viens de vous trouer la peau.

(^royez-vous ?

Imp. Salmon

DK PONTHAU .le rcçrcltc de l'avoir rencontre eur la route du ciel

J.cj hmtls faits dt W de Ponthau, ( 3'' partie J

Dcrveaux Ed.'"

DE IlELLY, ÙlcsSC à S0)f fOf/r.

y en suis sur.

Monsieur, pendant que j'y pense : si je meurs, recommandez, s'il vous plaît, à un de vos amis, mon valet Jonathas, c'est un garçon dévoué!

DE HELLY, tombant suv Ics genoKX .

Ah ! bien touché, cette fois!... Vous tirez bien répée, monsieur. Je vous pardonne le mal dont vous êtes cause et la mort... [Un flot de sang lui <ort par hi bouche) Mon Dieu ! . . . Hélène ! [Il tombe.)

DE PONTHAU, l'êveui' ct se rhabillant.

11 m'avait insulté ! — C'était un beau jeune homme! Je regrette de l'avoir rencontré, barrière vivante, sur la route du ciel. J'ai presque un regret de l'avoir frappé. Hélas! s'il avait été protestant, je l'eusse voulu pour ami. L'enchaînement de nos destinées est parfois déplorable. Rendons-lui le service que j'avaris demandé. {Il recouvre le torse du comte de Helly avec les vêtements qui gisent près de lui.) C'est curieux ! vivant, je le haïssais ; mainlcuant que je le vois mort, toute ma haine, comme emportée par le vent, s'est envolée loin de lui.

(Exit de Ponthau.)

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