IX. La Mer Rotige au temps de P Exode
à dessein déjà dans l'antiquité, et fut reconstruit dans la suite avec les mêmes éléments. On a lu sur plusieurs pierres les noms de Ramsès II et de Séti I.
« Des morceaux montrent des figures un peu plus grandes que nature, de rois et de divinités: ce sont Horus et Hathor, pour laquelle le temple semble avoir été élevé. J'ai recueilli, en outre, plusieurs fragments de bas-reliefs représentant des prisonniers asiatiques enchaînés, menés par des fonctionnaires égyptiens ; ces morceaux paraissent remonter à la XVIII* d\nastie. Les figures ont environ 0 m. 75 de hauteur. J'ai noté des traces évidentes de martelage sur plusieurs blocs. Sur d'autres, la pierre avait été
grattée profondément, puis nivelée au plâtre- Les cartouches et les parties des figures à conserver, touchés par le grattage, étaient refaits. Ces indices montrent clairement l'usurpation du monument par Ramsès II.
Des sculptures inachevées indiquent également <]ue la décoration du temple n'était pas terminée.
Tous ces blocs, environ deux cents, ont été emportés à Ismailia avec les stèles i') ! •
'• C'était une tour carrée garnie de créneaux, avec une seule porte à l'extérieur (") », du côté Est. Cette porte était fortifiée à la manière des temples égyptiens. L'intérieur était divisé en trois parties: deux salles de garde et le temjile proprement dit.
De la seconde chambre, un pylône donnait accès au temple qui était lui-même divisé par un portique à piliers carrés en pronaos et en sanctuaire où trônait l'image de la di\'inité. Un fragment de stèle au nom de Hathor, dame de la turquoise (ou dti pays de la turquoise)^ laisse supposer que le petit sanctuaire était dédié à cette déesse.
Dans les deux chambres on a trouvé sept grandes urnes enfoncées en terre jusqu'au goulot, pour la réserve d'eau évidemment. On y a lu deux fois le nom de Ramsès II et une fois celui de -Séti I.
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Fortin-temple d'Ahou H;isa.
(I) Clédat, loc. cit. p. 209. 210.
(-) Ibid. p. 210.