Habitat des Hébreu
c}uand le Destructeur passe, il respecte les portes marquées et ne frappe que les Eg}-ptiens (Ex. 12, 7-lô. 23-25). Le lendemain, ceu.x-ci pressent les Israélites de partir sans retard et leur abandonnent même leurs objets d'arirent et d'or (Ex. 12, 32-37).
Il est facile de remarquer (jue le mélange s'affirme surtout pour les derniers temps du séjour en Egypte, au moment de la plus grande expansion des Hébreu.K. Au reste, même en ces dernières années, un no^au de la descendance de Jacob était resté au berceau |)rimitif de la nation, dans cette belle propriété c|u'avait concédée Pharaon en terre de Gessen, ce cjui explique les deux alternatives constatées pour les fléaux. Il est donc hors de propos de parler de contradiction. 1 )es Hébreux, il \- en avait isolés en Gessen. il y en avait mêlés aux Egyptiens dans les \illes. C'est ce ([ue nous dit expressément le livre de l'Exode (1. 7): [~ « Les enfants d'Israël furent féconds et multiplièrent : ils devinrent nombreux et très puissants, et le pays en fut re7npli > .
Le mouvement d'expansion suivit vraisemblablement la branche pélusiaque du Nil, en la remontant, depuis Avarissur la mer, jusque peut-être vers Bubaste, en poussant une pointe à Tanis, une
des métropoles du Delta. Fig. 2S. Aux l)iirds du Nil.
Avaris, la ville des Hyk-
sos, ne pouvait qu'attirer les nouveaux venus d'Orient. Ils \ trovnaient des hommes de leur langue, des amis, des frères. A Migdol ( Teliel-Hêr), un peu au sud, à Taphnis ( Tell Defemieh), les Juifs reviendront plus tard, au temps des rois et des prophètes (Jer. 44, 1 ; 46, 14). I'>.échiel connaît Bubaste np3'0 fSO, 17) (').
Le Nil pélusiaque .sur les bords duquel les enfants de Jacob avaient vécu des jours heureux, resta dans les souvenirs du peuple. Il en retint le nom précis Silior "iWVt (]u'avaient si souvent prononcé les ancêtres. Car ainsi s'ap[)elait en égyptien ce bras célèbre du grand fleuve [iar-a, copte
(V C'est l'exacte transcription de l'égyptien Pi-ba{r)set qui fut une des appellations de la ville nommée plus généralement Pi-bastit, d'où Bubastis. Je cite ce nom uniquement comme point de repère pour fixer de manière approximative les limites possibles de l'habitat des Israélites. Au même passage, Ezéchiel cite encore On (Héliopolis), il est évident que les Hébreux ont pu s'avancer jusqu'à cette ville.