‹ Les Hébreux en EgyptChapitre 81 sur 150 · Territoire de Ramscs · texte numérisé non relu

Territoire de Ramscs

toponymes où entre d'une manière ou de l'autre le nom de Ramsès ('). Ce nom. auréolé de gloire par le grand roi bâtisseur, fut attaché à des monuments, à des temples de Thèbes, de Memphis et d'ailleurs {hat-Ramessé ou bien pi-Raniessc ; le préfixe per « maison » était déjà prononcé pi>i. à des propriétés sacrées relevant des temples {pi-Ramessé), à des postes militaires, à des villes {' at- Ra?iiessé une seule fois, généralement pi-Ramessc, deux fois Raniessc pa-c/hni, comme nous dirions « Ramsès-ville »). Les villes sont moins nombreuses qu'on ne suppose: une, la plus célèbre, vers l'embouchure de la branche pélusiaque, dont nous avons à parler; une autre à l'Ouest du Delta, au. \illage appelé encore Ramsîs par les indigènes, près des ruines de Naucratis (-) ; une station près de Kantara, sur la route d'Asie, la même, semble-t-il, qui précédemment était la demeure du lion ('); l'agglomération d'Abou-Simbel en Basse-Nubie ('), et peut-être celle de Derr (''), encore plus au Sud. Ajoutons une localité au nom de Ramsès III sur la lisière du désert lib\en (") et une autre, non identifiée, en Zabi (Phénicie) Ç). A une trentaine de kilomètres à l'Est de Port-Saïd, sur le bord de la mer. sont les buttes de Tell Farama. Du sable, des cailloux roulés, des j loteries en miettes, des murs éboulés, à peine }■ reconnaît-on une rume. Une désolation irrémédiable règne sur ce qui fut autrefois la célèbre Péluse, et, plus anciennement, la non moins fameuse résidence des Ramessides. Depuis que le bras du Nil qui envoyait ses eaux fertilisantes dans ces parages, a été coupé, le désert a repris son bien et dévoré les richesses apportées et accumulées par des milliers de générations. Peu de cités antiques ont été rasées à ce point. De tant de monuments, de palais et de temples, il ne reste que quelques pierres informes. Un poids au nom de Nectanébo, un fragment de sarcophage de la même époque, un débris d'un temple des Ramessides, c'est tout ce qui subsiste des spiendides constructions des Pharaons (*).

(') The Delta résidence of the Rainessides dans le Journal of egyptian archaeotogy, h (1918) 127-138. 179-200. 242-271. Cette étude trst un modèle de recherche topographique. Avec une admirable maîtrise, l'auteur a dépouillé tous les te.xtes et- relu tous les papyrus hiératiques de la XIX^' et de la XX"' dynastie, époque des Ramessides, sans négliger les documents postérieurs. Toutes les traductions antérieures sont soigneusement révisées et très souvent améliorées. Gardiner dresse d'abord le catalogue de toutes les localités ayant porté le nom de Ramsès. 11 s'attache ensuite aux nombreu.\ te.xtes qui décrivent la plus importante et la plus célèbre, la résidence royale de Pi-Raniessé dans le Delta oriental. Trenteneuf références sont citées et discutées. Je ne donne ici (lu'un très court résumé de cette admirable étude.

(^1 G.ARDINER, toc. taiid., A. B. C. D. p. 129-131.

(3) /btd.. H, p. 132.

■>) //>id., K, p. 133.

('■■) /did., M. p. 134.

i") /6id., F, p. 131.

{") /Recueil de travaux, XX.XV'll, 3.^-34. Les ruines de Péluse ont été décrites par Griffith dims Nebeslie/i and Dejenneli de Pétrie, p. 99-101 et par Clédat dans les Annales du Service des antiquités de l'Egypte, 13, p. 79-85. Voir Gardiner, Tlie Delta résidence, toc. land. p. 253.

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