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jusqu'au golfe arabique et à la Mer Rouge. Nécos, fils de Psammétique, com-.
mença à construire ce canal; Darius, roi de Perse, le continua, mais il le
laissa inachevé, car il avait appris que s'il perçait le détroit il ferait inonder toute l'Egypte. On lui avait, en eff:t, démontré que le niveau de la Mer Rouge est plus élevé que le sol d'Egypte. Plus tard, Ptolémée IT y mit la
dernière main, et fit construire une écluse dans l'endroit le plus favorable ;
on l’ouvre quand on veut traverser le canal, et on la ferme ensuite exactement. Ce canal est appelé ffuve Ptolémée. À son embouchure est située la ville d'Arsinoë. :
6. Pline, Æ1s. Nat, VI, 33 (édit. LiTTRÉ, Paris 1848, p. 267).
Le projet de conduire de là (de la Mer Rouge) un canal navigable jusqu'au Nil, à l'endroit où il descend dans le Delta nommé plus haut
(V.9}), dans l'intervalle de 62000 pas qui sépare le fleuve de la Mer Rouge;
ce projet, dis-je, a été conçu d’abord par Sésostris, roi d'Egypte, puis par -
Darius, roi de Perse; enfin par le second Ptolémée qui fit creuser un canal de 100 pieds de large, de 40 pieds de profondeur, 37500 pas de long, jusqu'aux Sources Amères; il ne le continua pas plus loin par la crainte de l’inondation, car on découvrit que le niveau de la Mer Rouge est de 3 coudées au-dessus du niveau du sol de l'Egypte. D’autres n'attribuent pas à cette crainte l'interruption du travail, mais ils disent que l’on eut peur que l'introduction de l’eau de mer ne gâtât l’eau du Nil, qui seule sert à la boisson.
NOTE
On voit combien l'information de ces auteurs était imprécise. Le canal fut mené à bon terme par Darius, ou tout au moins par son succes-
seur Xerxès. Au dire de Pline, avec Ptolémée Philadelphe, il s’arrêterait «
‘encore aux Lacs Amers! Au reste, nous savons, en effet, par la stèle de
Philadelphe découverte à Tell el-Maskhouta que ce roi fit travailler au ca:
nal (ligne 16, Naville, Sfore-city of Pithom, p. 29), mais aussi qu'il navigua sur ce canal jusqu'à la Mer Rouge (ligne 22).
D'autre part, Clédat a retrouvé, après Linant, les traces d'un canal tout à fait différent. Il partait d'un point de la branche pélusiaque qui n'est pas connu avec précision mais qui se trouvait sûrement entre Faqous ét Tell Defenneh. « Ce n’est qu'à une distance de 15 kilomètres environ, au
Sud, qu'il apparaît, au point où finissent les lagunes du lac Menzaleh et où
-commencent les dunes qui bordent de ce côté le plateau d'El-Guisr. De à
1IZ. Quelques textes sur la Mer Rouge et sur la région de l'isthme 193
là, il se dirige vers le Sud-Est, sur le lac Timsah, après avoir traversé le canal d'éau douce d’Ismaïliah à Port-Saïd, à moins d’un kilomètre Sud de l'écluse-pont de Chagarat-el-Abid. Pendant son trajet, le canal, assez tortueux mais parfaitement aligné, traverse le seuil d'El-Guisr. Ses traces comme le remarque Linant, < sont aussi distinctes que si son creusement avait eu lieu il y a peu de temps ». Cependant, il a échappé à l’observation des ingénieurs de l'Expédition Française. Après avoir traversé le lac, un chenal partant du pied de petites ruines situées dans la partie méridionale du lac, à droite du gebel Garrk (ou Mariam), le faisait communiquer au canal de Bubaste, près d'un poste militaire, probablement romain, dont les vestiges se voient à l'Ouest de bîr Abou-Ballah. L'euripe dont parlent Diodore de Sicile et Strabon était certainement construit à ce pointlà. Les historiens anciens comme les modernes ont généralement confondu ces deux canaux » (/Voées sur l'isthme de Suez dans le Bulletin de l'Inst. fr. d'arch. or. 17, p. 104).
« Ces deux canaux, partis en un point différent de la branche pélusiaque ou bubastique, aboutissaient au golfe de Suez, après réunion au lac Timsah » (ibid.).
Au jugement de Clédat, ce second canal qu'il appelle € canal du Nord au lac Timsah » est celui que fit creuser Ptolémée Philadelphe et qui porta son nom. Par un assez grand détour, il faisait communiquer la Méditerranée et la Mer Rouge. Quant à l'euripe qui devait être une sorte d'écluse, Strabon dit qu'il se trouvait au débouché dans la mer, mais, de même que Diodore de Sicile, il attribue en effet cet ouvrage aux Ptolémées.
D'après l'observation de M. Bourdon, le second canal trop élevé audessus de la mer, servait à l'irrigation, non à la navigation.
7. Magrizi. Descriphon de l'Egypte, traduction Bourtanr (Mémoires de la Mission Archéologique française au Caire, XVII, Paris 1895, p. 202).
Canal du Caire. Ce canal est situé en dehors du Caire, du côté ouest, entre cette ville et le Meqs. Au commencement de l’islamisme, on le nommait Canal de l'émir des croyants, et aujour’huï il est généralement connu sous le nom de Canal de Hakem où Canal de la Perle. C'est un vieux canal qui fut commencé par Toutis, fils de Malia, un des rois d'Egypte qui résidèrent dans la ville de Memphis. C’est de son temps qu'Ibrahim, le chéri de Dieu, vint en Egypte et ce fut ce Toutis qui ravit Sarah, femme du patriarche, à laquelle il donna pour servante Hagar, la mère d'Ismaïl; et quand Ibrahim eut renvoyé Hagar et son fils Ismaïl à la Mecque, celle-ci fit parvenir un message à Toutis pour l’informer de son abandon dans un lieu stérile et implorer son secours. Toutis fit alors creuser ce canal, grâce auquel il put envoyer jusqu'à Djedda du blé et d'autres choses à Hagar; il donna ainsi la vie au pays du Hedjaz.
Dans la suite, Andromanos, surnommé Elia, l’un des rois grecs qui régnèrent après Alexandre, fils de Philippe le Macédonien, reprit le tra-
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194 Appendices
vail de ce canal et les barques y circulèrent ; cela eut lieu 400 et quelques
années avant l’hégire du Prophète. Plus tard, Amrou ben El-As, ayant conquis l'Egypte, remit le canal en état; après 6 mois de travail, les barques purent y flotter et porter des provisions dans le Hedjaz; c'est alors qu'il prit le nom de Canal de l'émir des croyants, c'est-à-dire d'Omar ben. EI-Khattab, qui avait conseillé l’entreprise. Depuis lors les barques n'ont cessé d'y circuler, de Fostat Masr à Oolzoum, ville située sur la mer orientale à l'endroit nommé aujourd'hui Suez, et l'eau du Nil n'a cessé de se jeter dans la mer de Oolzoum qu'en l’année 150 (767-768), époque où le calife Abou Giafar El-Mansour fit combler le canal, et il n’en est plus resté que ce qu'on en voit encore aujourd hui.
8. Itinerarium Antonini Augusti Qi s. À. D.) ed. G. PARTHEY et M. Pin- DER, 1848. |
(P. 72) .Iter a Pelusio Meémphi CXXI s2c. |
Daphnô is: ui Li X VE (Te Dern Tacasafta 4 2% "XVII 17202000 Thou 2.74 08 XI: (Sa ee ml Scenas veteranorum XXVI (ZÆ7-WMunir) Heures ma XXII: (Elehopohs)
: Memphis his GX XTITI
(P. 75) Babylonia Hat rie 1r(Mieur ae) Heu amsn XIT (Heliopolis) Scenas veteranorum. XXII (Æ7-Munir) Vico ludaeorum . . XI (Ghétah) (*) TFhou 5... 0 XI (Sat 20 Hero. . . . . . XXIIIL (76/7 eZ Maskhomta) Serapiu …: + . . + XVII (Z£/Amôak où Far Clsmoe Mecs." E "(Sue
Iter a Serapiu Pelusio LX. :
Thaubasio (*) . . . VIII (Gebel Mariam) Silent se, OXXNITT (Tea pou San Magdolo.. ss 1h QOXTIT (Teen | Pélüsioruuh dar XIT (7e Farama).
9. S. Silviae Peregrinatio (A. D. 385). P. GEver, Zfinera Hierosolymitana (Corp. Script. Eccl. lat. XXXVIII, p. 46-50).
1. Sane licet terram Gesse iam nossem, id est qua primitus ad Egyptum fueram, tamen ut perviderem omnia loca, quae filii Israhel exéuntes de Ramesse tetigerant euntes, donec pervenirent usque ad marée rubrum,
(1) CLÉDAT, Bulletin de l’Inst. fr. 18 (1920), p.173. () Appelé aussi 7eZZ el-Jahoud.
(#) Fortasse legendum Thaubasto (note des éditeurs).
PP Te à
171. Quelques textes sur la Mer Rouge et sur la région de l’isthme 195
qui locus nunc de castro, quod ibi est, appellatur Clesma: desiderii ergo
fuit ut de Clesma ad terram Gesse exiremus, id est ad civitatem, quae appellatur Arabia, quae civitas in terra Gesse est: nam inde ipsum territorium sic appellatur, id est terra Arabiae, terra lesse, quae tamen terra Egypti pars est, sed melior satis quam omnis Egyptus est.
2. Sunt ergo a Clesma, id est a mare rubro, usque ad Arabiam civitatem mansiones quattuor per heremo, sic tamen per heremum, ut cata mansiones monasteria sint cum militibus et praepositis, qui nos deducebant semper de castro ad castrum. In eo ergoitinere sancti qui nobiscum erant, hoc est clerici vel monachi, ostendebant nobis singula loca, quae semper ego tuxta Scripturas requirebam; nam alia in sinistro, alia in dextro de itinere nobis erant, alia etiam longius de via, alia in proximo.
3. Nam mihi credat volo affectio vestra, quantum tamen pervidere potui, filios Israhel sic ambulasse, ut quantum irent dextra, tantum reverterentur sinistra, quantum denuo inante ibant, tantum denuo retro revertebantur, et sic fecerunt ipsum iter, donec pervenirent ad mare rubrum.
4. Nam et Epauleum ostensum est nobis, de contra tamen, et Magdalum fuimus. Nam castrum est ibi nunc habens praepositum cum milite, qui 1bi nunc praesidet pro disciplina romana, Nam et nos iuxta consuetu: dinem deduxerunt inde usque ad aliud castrum, et locus Belsefon ostensus est nobis, immo in eo loco fuimus. Nam ipse est campus supra mare rubrum, iuxta latus montis, quem superius dixi, ubi filii Israhel cum vidissent Egyptios post se venientes, exclamaverunt |
9. Oton etiam ostensum est nobis, quod est iuxta deserta loca. sicut
scriptum est, nec non etiam et:Socchoth. Socchoth autem est clivus modi-
cus in media valle, iuxta quem colliculum fixerunt castra filii Israhel: nam hic est locus, ubi accepta est lex paschae.
6. Pithona etiam civitas, quam aedificaverunt filii Israhel, ostensa est nobis in ipso itinere, in eo tamen loco ubi iam fines Egypti intravimus, relinquentes iam terras Saracenorum ; nam et ipsud nunc Pithona castrum est.
/. Heroum autem civitas, quae fuit illo tempore, id est ubi occurrit loseph patri suo lacob venienti, sicut scriptum est in libro Genesis, nunc est come sed grandis, quod nos dicimus vicus. Nam ipse vicus ecclesiam habet et martyria et monasteria plurima sanctorum monachorum, ad quae singula videnda necesse nos fuit ibi descendere iuxta consuetudinem, quam tenebamus.
8. Nam ipse vicus nunc appellatur Hero, quae tamen Hero a terre Jesse miliario am sexto decimo est, nam in finibus Egypti est : locus autem ipse satis gratus est, nam et pars quaedam fluminis Nili ibi currit.
9. Ac sic ergo exeuntes de Hero pervenimus ad civitatem, quae appellatur Arabia, quae est civitas in terra lesse. Unde scriptum est dixisse Pharaonem ad Ioseph : In meliori terra Egypti colloca patrem tuum et fratres in terra [essen,in terra Arabiae.
10. De Arabia autem civitate quattuor milia passus sunt Ramessen. Nos autem, ut veniremus ad mansionem Arabiae, per media Ramesse
196 Appendices |
transivimus, quae Ramessen civitas nunc campus est, ita ut nec unam habitationem habeat. Paret sane, quoniam et ingens fuit per girum et multas fabricas habuït:; ruinae enim ipsius, quemadmodum collapsae sunt, in hodie infinitae patent.
11. Nunc autem ibi nihil aliud est, nisi tantum unus lapis ingens the-. beus, in quo sunt duae statuae excisae, ingentes, quas dicunt esse sanctorum hominum, id est Moysi et Aaron; nam dicent, eo quod filit [srahel in honore ipsorum eas posuerint. |
(Description de ce qu'elle vit à Arabta).
Terre de Gessen.
12. Proficiscentes ergo inde totum per terram Gessen iter fecimus semper inter vineas, quae dant vinum, et vineas quae dant balsamum, et inter pomaria et agros cultissimos et hortos pulcherrimos iter habuimus totum super ripam fluminis Nili inter fundos frequentissimos, quae fuerant quon: dam villae filiorum Israhel. Et quid plura? pulchriorem territorium puto me nusquam vidisse, quam est terra [essen. Âc sic ergo de Arabia civitate iter facientes per biduo totum per terram Gessen pervenimus Tatnis in ea civitate ubi natus est sanctus Moyses. Haec est autem civitas lathnis, quae fuit quondam metropolis Pharaonis. Et licet ea loca, ut superius dixi, jam nossem, id est quando Alexandriam vel ad Thebaidem fueram, tamen quia ad plenum discere volebam loca, quae ambulaverunt filii Israhel proficiscentes ex Ramesse usque ad montem Dei sanctum Syna, ac sic necesse fuit etiam denuo ad terram Gessen reverti et inde Tathnis : proficiscentes ergo de Tathnis, ambulans per ïiter iam notum perveni Pelusio. Et inde proficiscens denuo faciens iter per singulas mansiones Egypti, per quas iter. habueramus, perveni ad fines Palestinae.
NOTE
L'itinéraire d'Ethérie se repère sans peine sur la carte. Elle suit la route romaine, Jalonnée de postes de garde, que nous indique Antonin, Clysma-Serapiu vers le nord, puis inflexion à l'ouest dans le Ouadi Toumilat, Hero-Thou, jonction avec la route qui venait de Babylone, coude vers le Nord-Est le long du bras bubastique du Nil, Tacasarta-Daphnae: Péluse. Tel est, sans aucun doute, le parcours de la noble pèlerine. Mais autre chose est de situer les localités qu'elle nomme. Elle est en pèlerinage, elle ne s'intéresse qu'aux noms bibliques, et elle se garde bien de nous donner des appellations modernes et profanes. Aussi, pour comprendre son récit est-il nécessaire de chercher où sont les lacunes et de les combler.
La géographie de son voyage peut, me semblet-il, se reconstituer ainsi :
CLESMA, CLysMa, sur la Mer Rouge, à Xom el-Oolzoum, un peu au Nord de Suez.
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I]1. Quelques textes sur la Mer Rouge et sur la région de l'isthme 197
BELSEFON (selon le texte), la plaine à l'Ouest, entre Clysma et le Gebel ‘Atläka (nam ipse est campus supra mare rubrum, iuxta latus montis).
EpPauLeuM, Epaulis des Septante, #ontré d'en face (de contra), quelque colline au Nord de Clysma, montrée par les guides.
MaGDaLUM, le premier relais avec un fr7éposé et un soldat, le migdol de 7'ell Abou-Fasa.
Le second relais (nam et nos iuxta consuetudinem deduxerunt inde usque ad aliud castrum) était à Serapiu, qui n'est pas nommé parce quil
n'est pas biblique (voir /#néraire d'Antonin).
Oron, Othom des Septante, Etham, 24 du chemin, (iuxta deserta loca), quelque colline montrée par les guides au seuil de Sérapeum.
SoccoTH, une petite colline (clivus modicus in media valle) au milieu de la vallée, donc déjà à l'entrée du Ouadi Toumilat, avant d'arriver à Tell el-Maskhouta, car elie met en trois endroits différents Soccoth, Pithona et Hero. Soccoth est donc une petite colline montrée par les guides.
PITHONA CIVITAS, troisième relais (nam et ipsud nunc Pithona castrum est), Tell el-Maskhouta, où d'après les fouilles de Naville était un poste romain.
FIERO, quatrième relais. Quelle ville appelle-t-elle de ce nom ? Hero, Héroonpolis, nous l'avons vu, était l’ancienne Thékou à 7 e/7 e/-Waskhouta. Elle a donc beau dire, 74m ipse vicus nunc appellatur Hero, nous donnant ainsi le nom actuel de l'endroit, je pense que ses souvenirs sont brouillés et qu’elle déplace de beaucoup à l'Ouest ce toponyme. Elle y est amenée par le besoin de le différencier d'avec Soccoth et Pithom. Et d'abord cé n'est pas 7/7 el Maskhouta, car elle y a déjà mis le troisième relais, Pithona, le premier qu'elle rencontra en s'engageant dans la vallée; en outre, il ny a là aucune trace des monuments carétiens, #7ar{yr1a, monastères, église, dont elle parle. La ville qu’elle décrit sous le nom de Hero est donc plus loin, à l'Ouest. À mon avis, ce n'est pas non plus 7/7 /Artabi. Outre que la distance est trop courte pour une étape romaine (13 à 14 kilomètres), Petrie qui, selon son habitude, a fouillé minutieusement tout le site, n'y a rien trouvé ni de romain ni de chrétien. Il semble qu'aux premiers siècles de notre ère cette localité était complètement abandonnée. En tout cas, il n'y avait aucune raison d'entretenir deux garnisons à des points si rapprochés.
Je pense qu'il s’agit d’une des villes qui sont à l'extrémité occidentale du Ouadi Foumilat, très probablement Thou de l’/#néraire d'Antonin, le relais obligatoire, à la jonction des deux routes. Où était Thou? À Sat el-Henneh? À Abou Hammad? Plus vraisemblablement au premier. Peu importe ici. |
Les détails donnés par Ethérie nous amènent à cette conclusion. Elle dit: Quac tamen Hero a terra Lesse miliario tam sexlo decimo est, nam 1n finibus Egyrpti est; locus autem ipse satis gratus est, nam el pars quaedam flumainis Nil 10 currit. Ce bras du Nil est la branche bubastique ou mieux un de ses dérivés de l'Est coulant à peu près parallèlement vers
198 | Appendices
le Nord-Est. Ce n’est, certes, pas le canal de la Mer Rouge. Elle l'avait longé durant tout son voyage depuis Clysma, elle aurait mauvaise grâce. à le mentionner seulement maïntenant comme cause d'agrément à Flero. Il en était de même à Pithonmr La ville est 77, fous) Eoyptodansles,
confins de l'Égypte, céla veut dire, apparemment, sur les limites des terres cultivées, non loin du désert. Car, dejà à Pithona elle était entrée in fines Egipti, laissant le pays des Sarrasins.
Mais, surtout, c'est une grande bourgade, zunc est come sed na quod
nos dicimus vicus. Nam 1pSe vicus ecclesiam habet el martyria et monasteria
plurima. Rien de semblable dans le Ouadi Toumilat. Saft el-Flenneh était une grande ville et Petrie y a retrouvé les traces d'une importante occupation romaine (//yksos aud Jsraelite cities, 35-47, nombreuses tombes, poteries, d'époque romaine). On n’y a rien relevé, il est vrai, de spécih-
quement chrétien, mais il ne semble pas que tout le tell ancien ait été
fouillé par Naville, ni tous les cimetières par Petrie.
La ville d'Ethérie est à 16 milles de la terre de Gessen. Or, il est manifeste que, pour elle, la terre de Gessen est plus au Nord, le long du Nil
pélusiaque, et c'est ce riche pays qu'elle va décrire avec enthousiasme. RAMESSEN, un vaste champ de ruines, sans aucune habitation, r#17ae..
hodie tnfinitac patent, ce n'est donc pas le petit tell d’Artabi dans le Ouaai Toumilat. Il n'y à pour moi aucun doute qu'il s’agit des ruines très éten-.
dues, comme on sait, de Tell Basta, l’ancienne Bubaste, aux portes du Zagazig actuel. Ce sont les seules de toute la région qui répondent bien à sa description. Elles étaient sur sa route quand elle sortit de Phou (Saft) et se dirigea vers l'Ouest pour rejoindre la chaussée qui longeait le Nil. Elle indique quatre milles entre Arabia et Ramessen. Je crois quil y à ici une confusion (ou peut-être un lapsus de copiste), et qu'au lieu d'Arabia il faut lire Hero. Les quatre milles sont alors la distance entre Saft el-Henneh (Hero pour elle) et Tell Basta. Et cette correction est inspirée par le texte lui-même. Si l’on maintient Arabia, il semble que Ramessen est quatre milles au-delà de cette ville, et pourtant elle traverse KRamessen pour arriver à Arabia, per media Ramesse transivimus. L'introduction ma: lencontreuse d'Arabia en cet endroit s'explique par le fait qu'elle à déjà parlé de l’arrivée à Arabia et que le mot termine le paragraphe précédent. Et pourtant le récit est naturel. Elle annonce le voyage accompli jusqu à la ville biblique, puis elle revient en arrière pour décrire ce qu'elle a vu en chemin. Quant à la dyade que lui montrèrent les guides en osant prétendre que c'était Moïse et Aaron, elle représentait, sans doute, Ramsès Il à côté d'une divinité, comme celles qui ont été retrouvées ailleurs, en particulier à Tell Artabi.
J'avais écrit les lignes qui précèdent, quand j'ai eu l’occasion de visi.
ter 7e/! Basta. Je tiens pour certain que ce sont les ruines que la pèlerine appelle Ramessen. Venant de Saft, elle traversa ces ruines dans leur
largeur, et par le milieu. Or, il est bien vrai qu'à droite et à gauche, elles.
s'étendent à perte de vue (infinitae patent). À la lisière Ouest, elle arriva
I11. Quelques textes sur la Mer Rouge et sur la région de l’isthme 199
au temple alors renversé. Elle passa près du groupe en granit qui représente Osiris et Ramsès IL Le bloc est énorme, 3 m. de haut sur 2 de large. Il est encore debout. C’est assurément cette dyade que vit Ethérie. Elle l'appelle /apes 2ngens lhebeus, c'est-à-dire apporté de Thèbes. On savait donc que ces blocs de granit venaient de la Haute Egypte. Au temps d'Ethérie, cette dyade était debout. Qui l'aurait relévée depuis? Une autre, plus petite, est étendue a terre.
De là, la route s'infléchissait vers le Nord, rejoignait la chaussée au bord du Nil pélusiaque, et se dirigeait vers Faqous.
ARABIA, la ville qu'elle appelle de ce nom et où elle fut reçue avec tant de charité par l’évêque et toute la communauté chrétienne, est assurément Phacusa (Fäqous) qui était en effet un siège épiscopal. Et l’on s'explique facilement pourquoi elle l'appelle ainsi. Elle aura demandé aux guides si complaisants où étaient Arabia et Gessen qu'elle trouvait dans l'Ecriture Sainte, et on lui aura répondu que c'était là. En réalité, Phacusa était la métropole de la province d'Arabia. Et pour elle, terre d'Arabia ou terre de Gessen c’est la même chose. À partir de Phacusa jusqu'à Péluse, elle est en plein pays de Gessen, et c'est un paradis terrestre, {ofum per teyram Gessen 1ler fecimus semper inter vineas quae dant vinum, el vtneas quae dant balsamum, et inter pomaria el agros cultissimos et hortos pulcherrimos. C'est à travers cette région enchantée, en suivant la chaussée sur le bord du fleuve, qu'elle arrive à Tatnis.
ParNIS ou Tathnis, Taphnis (Jer. 2, 16; 43, 7-9; 44, 1; 46, 14; Ezech.
30, 18), Daphnae, 7/7 Defenneh.
Enfin Perusium, Péluse au 7 e// Farama.