‹ Les hébreux en EgypteChapitre 84 sur 149 · DANCE RER À · texte numérisé non relu

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troisième mur coïncidaient à peu près ou suivaient des lignes parallèles.

Le premier rempart, le plus ancien, était moins étendu que les deux autres et entourait une place forte beaucoup plus petite. Il avait des bastions par endroits, en particulier aux angles. Au commencement des travaux, il était complètement enfoui sous des monceaux de sables et de décombres à une profondeur variant de trois à cinq mètres au-dessous des constructions de la XVIII et de la XIiX° dynastie. En creusant jusqu'aux fondations, à l'angle sud-ouest, on tomba sur un ouvrage d'un genre nouveau. D'abord une pile de briques ainsi disposées: cinq en bas, puis quatre, puis trois et deux au sommet. Rien sous ces briques, mais tout à côté, vers l'Est, parallèle au mur, parut une petite tombe voûtée contenant le corps d'un petit enfant, étendu en longueur, la tête à l'Orient. Les ossements tombèrent aussitôt en poussière. Il n'y avait aucun autre objet. D'après Flinders Petrie, cette tombe aurait eu un caractère rituel et annoncerait un sacrifice humain pour inaugurer la construction des murs.

Cette coutume n existait pas en Egypte. On n'en a trouvé aucune trace ailleurs. Par contre, elle était en vigueur en Syrie comme il ressort de l'exploration récente. Le sacrifice humain fut remplacé plus tard par une lampe quon éteignait en l'enfouissant.

Le mur ancien fut donc construit, non par des Égyptiens mais par des Orientaux. Petrie en conclut que cette localité était une place forte des Asiatiques qui occupèrent cette région frontière de l'Egypte. Cette occupation aurait eu lieu après la VI dynastie.

Le second rempart est de Ramsès III. Il fut bâti sans doute après la grande victoire de ce roi sur les peuples ligués des îles et des côtes de la Méditerranée, pour prévenir une invasion des Syriens. Il englobait la ville nouvelle qui débordait l’ancienne. Enfin, le troisième rempart est d'époque bien postérieure et marque un léger retrait de l’agglomération.

À l'intérieur de ces murs, Petrie trouva les fondations d'une grande maison qu'il attribue à la XVIII dynastie. Il y ramassa, en effet, des scarabées de cette époque, quelques-uns en particulier au nom d'Aménophis II et de Thoutmès III. Chose curieuse, il y avait là des urnes contenant de l'argent, mais cet argent avait été fondu, il ne portait absolument aucune trace d'empreinte.

À peu de distance de cette maison, en face de l’ancienne porte de la ville, la fouille amena à la lumière les débris du temple de Ramsès IT. Sur le pylone de gauche, on voit Ramsès IT dans l'attitude traditionnelle, frappant

… un Syrien devant le dieu Atoum. Un fragment au côté droit laisse deviner

ni:

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