‹ Les héliozoaires d'eau douceChapitre 15 sur 32 · Actinophrys sol, var. fitsca · texte numérisé non relu

Actinophrys sol, var. fitsca

La vésicule contractile est grande, parfaitement normale; quant aux vacuoles qui dans V Actinophrys typique se montrent partout si nombreuses, elles sont ici presque tou-

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jours absentes, ou bien en nombre extrêmement réduit, ou bien encore le plasma tout entier se voit pénétré de vacuoles très petites, sans qu'il y ait guère de difltërence dans leur volume à mesure qu'on se rapproche de l'extérieur. Cependant disons tout de suite que. si la plupart du temps le plasma parait dépourvu de vacuoles, une forte compression, en faisant apparaître les détails jusque là cachés, en met toujours en évidence, en nombre considérable, mais fort petites.

Le noyau, très beau, est en tout semblable à celui de VActinophrys type, et grâce à sa taille plus forte, se prête mieux encore à une étude minutieuse (fig. 4, 5).

Mais ce qu'il y a de plus intéressant dans la variété qui nous occupe, ce sont les pseudopodes, qui se distinguent alors par quatre caractères différents: par leur nombre considérable, par leur longueur, par leur finesse, et par les grains qu'ils portent.

Bien que dans \\\rÂirwphrys en général le nombre des pseudopodes soit extrêmement variable, et plus fort dans les gros individus que dans les petits, on peut dire qu'ici ces filaments hérissent l'animal d'une armature tout particulièrement serrée. De plus, les pseudopodes sont ici très allongés, restant rarement en longueur au-dessous du double du diamètre du corps, et arrivant fréquemment au triple; cependant pareille extension des organes locomoteurs ne se montre guère que sur des individus que rien ne tourmente, et par contre, sur des exemplaires inquiétés, ces pseudopodes se rétractent d'une longueur considérable, parfois même presque jusqu'à l'ectoplasme où on ne les voit faire saillie que comme des lambeaux tout couverts de granulations, en même temps qu'il s'est opéré dans la masse même du corps un retrait qui la ride de sillons radiaires et d'indentations sur ses bords. En troisième lieu le pseudopode dans cette variété est d'une finesse relative tout à fait remarquable; il parait réduit à son fil axial, à peine revêtu d'une couche mince de plasma ou vernis hyalin. C'est enfin à la surface de ce vernis que sont agglutinés les grains caractéristiques (fig. 2); mais ici nous n'avons plus des granulations d'une ténuité extraordinaire, mais des grains brillants, verdàtres ou jaunâtres, lisses, globuleux, de 1 u. de diamètre en général. Ces grains, bien plus petits cependant que ceux qui fourmillent dans l'intérieur du corps, identiques par contre à ceux que l'on retrouve par myriades dans les couches supei-ficielles du plasma dont ils saupoudrent la surface, revêtent les pseudopodes de notre héliozoaire en nombre considérable, disséminés çàet là sur toute sa longueur, parfois en courts chapelets de perles se touchant les unes les autres sur un

seul rang, parfois disposés sur deux rangs, ou par petits groupes ou paquets isolés, séparés par des intervalles qu'occupe le mince pseudopode à nu. Ces grains glissent lentement le long du pseudopode, au hasard des courants qui se produisent dans le vernis de revêtement, et (juand le pseudopode pour une raison ou une autre vient ;i se rétracter, toute cette masse de grains se tasse en une agglomération comi)acte. Ij'Adinoplirys alors se voit couverte d'aspérités et prend l'apparence d'un hérisson.

Les caractères qui difféi'enciei'aient cette variété de l'espèce tyjie seraient donc les suivants : Taille plus volumineuse, teinte un peu jaunâtre, l)lasma toujours rempli de granulations, vacuolisation imlle ou faible, pseudopodes plus nombreux, plus longs, plus minces et à fortes granulations. Après avoir voué beaucoup de temps à l'étude de cet héliozoaire, j'en suis arrivé à la conclusion que les caractères qui viennent d'être cités étaient constants et faisaient de cet animal un être parfaitement distinct de VActinophriis sol typique. Cependant, il faut le dire, la conviction ne s'est pas faite entière ; il m'est arrivé de renco}itrer des

2. Détail d'un pseudopode. - 8. Vésicule ii^^ividus dont il était impossible de dire s'ils ap-

contractile se refermant sur le corps, avec lambeaux caractéristifiues. — 4. Noj-au.

partenaient à la forme tj'pe ou à la variété, et, si

avec suc nucléaire se rétractant en étoile- j-ai (.,-i, devoir décrire ici Séparément cette der-

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