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Actinosphxrium Eichhorni

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buées sur deux rangs, avec cloisons inégales, diagonales, etc. ; très rarement, sur de gros individus, on trouve dans certaines régions de la ceinture jusqu'à trois vacuoles les unes au-dessus des autres.

Cette couche corticale ou ectoplasme repose alors sur un feuillet mince (fig. 2) grisâtre, dépourvu de vacuoles- et rempli par contre de granulations extrêmement petites, et qui se présente à l'œil comme un ruban étroit, ou ])lutôt comme une mince bande circulaire courant sous l'ectoplasme. Ce ruban parait être fait d'un plasuui compact, tenace, et qui pourrait bien, comme Leidy le suppose, jouer un rôle important en fournissant aux pseudopodes une partie de la matière qui entoure le til axial. Peut-être aussi ce plasma tenace serait-il d'une grande importance en retenant solidement à leur place les bases destils axiaux, qui y sont plongés sans aller beaucoup plus loin dans l'intérieur de l'animal.

Le feuillet spécial dont il vient d'être parlé sépare alors très nettement l'ectoplasme de l'endoplasme, et ce dernier se voit entièrement composé de vacuoles, beaucoup plus petites que celles de l'ectoplasme, fortement comprimées les unes contre les autres, et donnant à toute la masse, juscpi'au centre du corps, une structure réticulée.

A part les noyaux, les proies de toute nature, les résidus de la digestion, l'endoplasme ne renferme, connne éléments figurés, que des grains incolores, très petits, et analogues à ceux de Y Actinophrys sol.

Nous venons de décrire ainsi trois couches: l'ectoplasme à grandes vacuoles, le feuillet grisâtre, et l'endoplasme à petites vacuoles. Il faut remarquer à ce sujet que Greeff (34), qui semble avoir été le premier à distinguer ce feuillet intermédiaire, qu'il compare à une membrane résistante entourant tout le corps interne et que Ton pourrait homologuer à la capsule centrale des radiolaires, cite encore une 4% ou plutôt disons une 1"' couche, une nappe extraordinairement mince d'un plasma hyalin et granulé, mobile, qui entourerait le corps entier, se répandant partout à la surface, et se continuerait dans la gaine des pseudopodes. Bien que cette opinion ait plutôt la valeur d'une supposition, et que cette couche ne soit pas visible en réalité, je serais cependant porté à appuyer les idées de Greeff, et à admettre l'existence d'un plasma spécial, ou vernis recouvrant partout d'une couche extrêmement délicate les vacuoles de l'ectoplasme, pour grimper le long des pseudopodes, et s'y répandre en courants très lents qui entraînent avec eux les granulations caractéristiques.

Ajoutons que ce vernis est certainement d'une nature particulièrement visqueuse, tant sur le pseudopode qu'à la surface de l'ectoplasme; cette viscosité est facile à constater lors de la capture des petits organismes, mais elle semble pouvoir disparaître momentanément, à la volonté de l'animal (par exemple lorsciue ce dernier se dégage des débris (lui l'entouraient sans en garder collé le moindre fragment) : c'est ainsi que si l'on touche un Adwosphœniim, en expérience dans un verre de montre, avec la pointe d'une aiguille, il faut beaucoup de précautions pour qu'il n'y reste pas attaché. Chose curieuse, ces propriétés agglutinantes peuvent en quelque mesure subsister même après la mort : des Actinosphœrium pris au moyen d'une pipette et ([u'on laisse tomber dans un verre de montre rempli d'alcool absolu, se collent immédiatement au fond, et il est fort difficile de les détacher sans les défigurer complètement.

A propos du plasma je voudrais encore mentionner dans V Actinosijliœrium un produit d'une autre nature, et qui ne semble pas, à ma connaissance du moins, avoir été observé jusqu'ici. C'est une matière en apparence glaireuse, filante, et qui, lorsqu'on écrase un individu pour le fragmenter, tandis que tout ce qui est plasma actif se rétracte et se condense en sphérules et en petits individus, reste là inerte, en longues traînées réticulées, nuageuses, comparables à un mucus d'escargot. Je n'ai pas pu me rendre conq)te de la signification de cette substance particulière, qui ne manque jamais; peut-être n'est-ce là i|u'un produit de rebut, ou peut-être un mucilage destiné à fournir l'animal de matière visqueuse, ou bien même serait-ce la substance qui formait le feuillet grisâtre dont il a été question tout à l'heure, et où sont implantés les fils axiaux?

L'ectoplasme dans \\i(iinos'phœrmm porte toujours plusieurs vésicules contractiles; souvent on n'en voit qu'une, se détachant sur l'un des bords, mais en réalité il en existe d'autres, deux, trois, quatre, et bien plus encore, que l'on voit de face ou qui restent cachées par l'épaisseur de l'animal. Ces vésicules, fort grandes, sont identiques à celles de VAd'mophiiis sol, mais font à l'extérieur une saillie relativement moins forte. Elles sont paresseuses, comme l'animal lui-même, qui étalant ses pseudopodes reste la plupart du tenqis parfaitement iiiniKtbile. attendant tranquillenient les proies (|ui viendront se jeter dans ses filets. Les vésicules contractiles, au contraire des vacuoles ordinaires déformées et rendues polygonales par leur i)ression réciproque, sont i)arfaitement arrondies, et comme douées d'une lurgescence plus considérable, qui leur permet de refouler leurs» voisines sans

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être comprimées elles-mêmes; par ci par là également, on trouve quelques vacuoles rondes, qui semblent être dans le même cas, et refoulent leurs voisines sans déformation pour elles-mêmes, mais qui n'ont pas pourtant la signification de vésicules contractiles.

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2. Détail d'un pseuilojKide et des vacuoles ; on voit sous les grandes vacuoles la liaiide de plasma gris ; en lias un noyau. — 3. Fragment d'un pseudopode, avec fil axial, canal interne et plasma de surface avec grains. — 4. Pseudopode détaché du corps ; le plasma s'accumule à l'extrémité liasale et y pousse des prolongements. — 5. Noyau isolé, entouré de plasma hyalin avec quelques petits grains. — 6. Animal commençant à s'enkyster, vu de côté. — 7. Division commençante dans un kj'ste en formation.

Les pseudopodes sont dans V Actlnospliœmim absolument semblables à ceux (lue nous avons décrits dans r^c^m(y7/</v/s, mais beaucoup plus forts; le fil axial, de «. (),6G en épaisseur, s'y voit fort bien, même la plupart du temps sans compression. Il est recouvert d'un plasma poussiéreux très délicat, sur lequel des petits grains plus on moins nombreux se déplacent lentement ; ces petits grains, il faut le remarquer, se trouvent toujours à la surface du plasma pseudopodique, et ne pénètrent jamais profondément dans son intérieur. Le fil axial passe entre les alvéoles de l'ectoplasme, arrive jusqu'à la nappe cendrée qui sépare ce dernier de l'endoplasnie, parfois traverse cette nappe mais sans aller jamais sensiblement au delà, et, se termine brusquement par une troncature mousse et arrondie, très diflicile à voir (fig. 2). Schulze (1)6) a cru s'être assuré dans ces fiils axiaux de

l'J() LES HELIUZOAIKKS 1) KAli DOUCE

l'existence d'une extrémité faronnée en coin, avec facettes, mais pour moi il est bien évident (ju'il y a là une erreur. Au chapitre I de cet ou\ra!^e (pag. 46) il a été rendu compte des observations relatives au fil axial, aussi ne reviendrai-je pas pour le moment sur ce sujet, et je me bornerai à quelques mots encore sur le pseudopode dans sa généralité.

La longueur des pseudopodes est ici moindre, relativement au diamètre du corps, ([ue dans YActinophrys; la plupart du temps elle reste intérieure à ce diamètre, mais cependant elle peut arriver à l'atteindre et à le dépasser sur des individus en pleine eau et qui pendant longtemps n'ont pas été dérangés. Le nombre des pseudopodes est toujours très considérable, et se chiffre par centaines, saiif pour les très jeunes individus, où ils sont généralement peu nombreux et par contre fort longs. Lorsque VArfhiosphfcrhwk est obligé de se frayer un chemin à travers des débris, de remonter par exemple à la surface du détritus sous lequel il était enseveli, il est capable, si j'en puis juger d'après (juelques individus dont la nudité ne pouvait s'expliquer que de cette manière, de rentrer tous ses pseudopodes et de se faire jour à l'extérieur en rampant lentement, comme une amibe, et en s' allongeant ou se déformant counne elle.

Les noyaux (tig. 5), toujours disposés en une couche spéciale sous la mince nappe de plasma qui sépare ectoplasme et endoplasme, et formant alors à eux tous une sorte de sphère creuse et discontinue, restent la plupart du temps invisibles, grâce tant aux vacuoles (]ui les cachent qu'à la délicatesse du plasma qui les forme. Dans l'état normal de l'individu, ces noyaux, par le fait de la compression des vacuoles, revêtent parfois la forme polygonale, mais isolés ils reprennent immédiatement celle d'une sphère parfaite. Leur nombre est fort variable, plus considérable dans les gros individus que dans les petits, où il peut même descendre (individus tout jeunes ou produits de fragmentation) à l'unité; en général les auteurs citent, suivant les cas, 10 à 12 noyaux (Kolliker), ou bien 40 et au delà (Max Schultze), 100 (Leidy) et jusqu'à 150 (Greeff); mais en réalité ce nombre peut être beaucoup plus considérable encore, et si les observateurs ont été en général si modestes dans leurs évaluations c'est que dans un examen sur le vivant (même après compression) on ne voit jamais qu'une partie des noyaux. Si par contre on examine des préparations microscopiques colorées, on est étonné du chiffre qui peut être atteint ; sur une préparation, par exemple, dans laciuelle chaque noyau se voit bien net, avec nucléoles caractéristiques, et concernant un animal de 300 y. de diamètre, j'en compte 232, et

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d'autres préparations (représentant il est vrai des individus se rapportant à la \ar. iiutj/is) en montrent un nombre bien plus considérable, jusqu'à 300 et plus.

I^e diamètre des noyaux est également quelque peu variable, le plus souvent de 13 à 15 y., mais il peut aller jusqu'à 18 y. dans les gros individus. Il faut remarquer en effet que non seulement le nombre, mais encore le volume des noyaux est, d'une manière générale, en rapport avec le volume de l'animal, et que les gros individus possèdent de gros noyaux, ce qui semblerait montrer que le micléus grandit avec le temps. Cette règle n'est ]iourtant pas absolue, et quelquefois les grands Actinosjihmium montrent des petits noyaux, alors particulièrement nombreux, comme s'il y avait eu division: parfois même, chose curieuse, on constate un mélange de gros noyaux et de petits, sans transitions bien nettes, et comme s'il y avait là deux sortes d'éléments distincts, ou comme s'il s'était passé des phénomènes de division nucléaire n'ayant concerné qu'une partie seulement des noyaux.

Quant à sa structure, le noyau représente une capsule régulière, pourvue d'une membrane claire et bien nette, et reuqilie d'un plasma délicat, mat, poussiéreux, dans lequel, rapprochés plus ou uujins du centre, sont noyés des fragments plus gros, irréguliers, fortement colorables, et qui représentent les nucléoles (voir chap. I, pag. 42). Dans les animaux malades, ces nucléoles s'arrondissent et leurs contours se dessinent plus franchement ; c'est ainsi que dans un certain nombre d' Actinosphœrium privés depuis 1 5 jours de nourriture, tous les noyaux examinés se montraient sous la forme d'une masse grisâtre, dépourvue en apparence de membrane, laquelle semblait s'être résorbée, et renferuiaient 1, 2, 3, 4 nucléoles ronds, très nets sur leurs bords, chacun avec une petite vacuole ou lumière centrale.

Avant de quitter le plasma, il nous faut dire quelques mots de l'alimentation. VAdinospJiœrium est vorace; onmivore connue tous les héliozoaires, et parfois bourré de petites algues, de diatomées, de péridiniacées, etc., il semble avoir un faible particulier pour la nourriture animale, rotifères et crustacés de taille relativement considérable ; toutes ces proies, enfermées dans de grandes vacuoles digestives, passent peu à peu au brun et au jaune, en même temps que la vacuole se remplit de petits grains jaunes, résidu de nourriture. Souvent ces grains, ainsi que les éléments inattaquables par les sucs digestifs, carapaces de crustacés, de rotifères, etc., sont expulsés en paquets, mais d'auti-es lois tout

cela se rasseiiihk' au centre de liiidividii en une large tache, qui. l()rs((ue la nourriture a été animale (crustacés) prend souvent une teinte rosée. Dans un certain nombre d'iiulividus qui avaient longtemps jeûné, la tache centrale résultait d'une accumulation de gi'ains jaunâtres, non plus renfermés dans une vacuole, mais empâtés dans une houle protoplasroique, hien ne'tte, de ôO y, de diamètre, et com])osée elle-même de couches concentriques, ou strates se recouvrant les unes les autres. On aurait dit que l'animal avait rassemblé ses grains d'excrétion dans une houle glaireuse, d'abord petite, â la(|ue!le il ajoutait de temps en temps une nouvelle couche et de nouveaux grains.

(iREEFF (o4) a fait sur VActinoi<ph<vy'nim EicJilionu des expériences très instructives concernant l'écrasement et la reconstitution de l'animal au moyen des fragments ainsi produits. Les essais auxquels je me suis livré de mon C{)té et â plusieurs reprises, m'ont également fourni des résultats intéressants, confirmant et com])létant ceux de Greekf, aussi ne sera-t-il pas inutile de les reproduire brièvement :

Si l'on comprime lentement un gros Adhiosphccrimn, et que, hien avant que l'on soit arrivé â un aplatissement suffisant pour dénaturer l'animal, on doinie un coup fort et brusque sur le couvre-objet, l'animal se désagrège instantanément en un grand nombre de fragments informes, qui s'éparpillent de tous les cotés. Mais à peiiu' qu(d(iues secondes se sont-elles écoulées qu'(m voit tous ces fragments, même les plus petits, se ramasser sur eux-mêmes, s'arrondir, entier les vacuoles (ju'ils ])euvent encore porter, et pousser des prolongements qui bientôt deviendront pseudopodes, de sorte (pie. (pichpies minutes seulement après la désagrégation, chaque fragment même très petit et ne possédant qu'une ou deux des anciennes vacuoles se voit connue une petite Actinophrys : il est â remarquer alors que ce ne sont pas seulement les fragments pourvus de noyaux (|ui se sont ainsi transformés, mais que les parcelles non nucléées ne se conduisent, pour un temps au moins, nullement d'une manière différente des autres. De plus jjarmi les vacuoles que jieuvent porter ces petits individus, l'une ou l'autre iinit i)ar jouer le rôle d'une vésicule contractile. Quant aux pseudopodes, outre ceux qui sont de nouvelle formation, on eu remarque de plus grands et plus forts, munis d'un lil axial bien net, souvent même de deux fils axiaux que l'on voit accolés l'un à l'autre vers leurs extrémités mais divergents par leurs bases ; ce sont là sans doute alors des pseudopodes arrachés du parent.

A peine reconstitués, ces petits individus étalent toujours plus au loin leurs pseudo-

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podes, d'ailleurs peu nombreux, dont quelques-uns, ou un seul même, se développeront d'une manière particulièrement forte, et se mettent pour ainsi dire à tâtor le terrain, nuiis d'abord à l'aventure et sans direction précise. Si alors deux pseudopodes appartenant à deux individus diiférents arrivent en contact par leurs extrémités, ces extrémités ■ se soudent, et les deux pseudopodes ne font plus qu'un pont qui devient toujours plus court et plus large, en même temps que les deux jeunes animaux se rapprocbcnt: dans l'intérieur de ce pont on voit fréquemment encore un fil axial, qui s'amincit toujours plus et se résorbe, et enfin les deux fragments, arrivés en contact par leur plasma, se fusionnent en un seul qui de suite s'arrondit en Actinophrys. De cette manière tous ou presque tous les fragments finissent généralement par se reti'ouver, et après un temps très court VActiiwsphcerunii primitif est absolument reconstitué; c'est ainsi, par exemple, qu'ayant disloqué un individu en 20 fragments environ, répartis sur un espace de 1600 y. de diamètre, après 1 heure on ne voj'ait plus que 4 fragments, dont 2. très gros, et sous la forme d'un Adinosphœrmm parfait, étaient en train de se fusionner, réunis déjà par un large pont. Plusieurs fois également, ayant écrasé ?>()\\'&\&\&me\\e \n\<^Yn% Actinosphœrium, et transporté tous les fragments dans un verre de montre, j'ai retrouvé quelques heures plus tard V Adinosphœrium entièrement reconstitué, et dans un état de santé parfaite '. Il faut observer cependant (pie la reconstitution n'est jamais absolument intégrale, par le fait que ceux des noyaux, très nombreux, qui, isolés au moment de la désagrégation, n'ont pas eu la chance de garder avec eux une certaine portion du cytoplasme, demeurent inertes et ne sont pas repris par les petits individus.

Tels sont, brièvement décrits, les phénomènes auxquels on peut assister lors de la fragmentation de l'individu. Sans m'y arrêter plus longtemps, je voudrais cependant mentionner encore le fait suivant, qui me parait présenter un intérêt tout particulier: Lors- ([ue deux petits AdinospJuerium cherchant à reconstituer le parent déploient leurs bras à l'aventure, on peut observer parfois d'une manière très nette que des pseudopodes, appartenant à des animaux distincts, arrivés à proximité l'un de l'autre, mais encore séparés

' On peut faim sou.s ee rapport i\cs oxpt''rieiipes réellement eurieuses ; exhilier par exemple un verre de montre où l'on ne voit (|ue de l'eau et des poussières, puis le lendemain y faire constater la présence d'une belle sphère d'un blane de neige, avec son soleil de pseudopodes, cela semble |ires(|ue tenir de la mayie.

par un iiitcrvalk' très appréciable (iiioiipie jamais bien tort (10, 1'). -K) a), se gonilent et élargissent leur extrémité en spatule, grâce à un apport de plasma venant du coips, connue s"il y avait de la part de chaque individu une attraction véritable, s'exerçant sur l'autre à distance.

Lespliénonii'nes de reproduction et en particulier Tenkystement si remarquable dans \'A(t'ni()^ph(cnniii. ont été décrits au chap. I. (pag. 7'J), et je n'y reviendrai pas. Je ne ferai pour la même raison que mentionner l'attaque de petits flagellâtes {Chiamijddiiioi/as) qui recouvrent parfois l'ectoplasma d'une ceinture verte (pag. 64), et je me bornerai à oljserver que V Âctinosphœrium Eichhonil est une espèce rebelle à la symbiose, diflérente en cela de la variété particulière dont il sera plus loin question sous le nom de var. viride -, et qui au contraire y est tout particulièrement sujette.

Jj^AcH'nosphœnmn Eichhorrù n'est pas rare, sans pourtant se trouver aussi fréquemment que V Adinophrys sol; je l'ai récolté à Bernex, à Rouelbeau, à la Pointe à la Bise, à Troinex, à Pinchat, et à 30-40 mètres de profondeur dans le lac aux environs de Genève.

Actinosphœrium Eichhonii var. iiiaj/is vai'. nov.

Dans un petit étang de l'Avenue d'Aire pullule à certaines époques un Adinosphœy'uim que l'on ne i)eut guère se refuser à considérer comme une variété particulière.

Un premier caractère distinctif est la taille: tandis que dans V Admosphccrium typique le diamètre du corps n'arrive en moyenne ([u'à 300 y. à peine, et que ce chiffre n'est dépassé que dans des cas exceptionnels, ici il en est tout autrement : sur 60 individus pris au hasard, examinés libres et sans aucune compression, ce diamètre était de 570 u, et si de ces 60 exemplaires on en retranchait les plus petits, (pii pouvaient être considérés connne des jeunes, le chiffre moyen des adultes arrivait à 650 y.: les gros indi-

- \.'Aiiiiiiix]iliiviiiiiii \iTt ildiit (iiit iiiirlr iiiicli|ii('s iiiileurs ri'|iirsi.'iitc iirobublenient cette variété |iHrliciilirrt'.

ACTINOSPH.ïRIUM EIGHHORNI

vidus atteignaient facilement 780 y.. Ainsi, d'une manière générale, le diamètre est dans cette variété double de celui du type, c'est-à-dire (lue son volume égalera près de S fois celui de ce dernier.

Tout, en même temps, est dans cette variété en rapport avec la taille plus grande, et il y a même ici une exagération dans les proportions relatives. C'est ainsi ipie les pseudopodes, tout particulièrement nombreux, raides, très larges et vigoureux, atteignent une longueur facilement supérieure au diamètre de l'animal; le fil axial, bien net, d'un blanc mat, qui dans le type n'arrive guère au delà de 0,66 y. en largeur, atteint ici 2 y., et se prête par là d'une manière particulièrement favorable à l'étude. Les vésicules contractiles, dont un jour j'ai vu 14 à la fois, mesurent jus(ju'à 110 y en diamètre. Les noyaux, au nombre de plusieurs centaines, ont en moyenne de 16 à 17 a, et arrivent à 20 y dans les gros individus; leur structure est du reste absolument identique à celle du tj'pe, mais j'ai remarqué que les nucléoles y étaient plus gros et plus nets, caractère ([ui d'ailleurs n'a guère d'importance, très variable qu'il est dans le type également. Les petits grains incolores caractéristiques sont par conti'e ici la plupart du temps d'une grande ténuité, surtout ceux que l'on voit se mouvoir lentement à la surface des pseudopodes.

Ce premier caractère concernant la taille n'a pas en lui-même une valeur très grande; mais il en existe un second, d'une importance beaucoup plus sérieuse: tandis que dans VActinosphœrium type l'ectoplasme est composé de très grosses vacuoles, qui généralement forment une seule couche, rarement deux, ou très exceptionnellement trois dans certaines régions seulement de cet ectoplasme, ici nous avons tonjo/n-s. dans les petits

Actinosphxrium Eiehhorni var. majus.

individus comme dans les grands, une ceinture de vacuoles relativement très petites, et qui forment un réseau serré de mailles disposées sur 4, 5 et même 6 rangs de profondeur.

Malgré cette structure particulière de l'ectoplasme, où les vacuoles ne se distinguent guère de celles ([ui constituent en majeure partie les couches profondes du corps, cet ectoplasme est très nettement tranché, grâce au feuillet caractéristique grisâtre qui sépare l'ectoplasme de l'endoplasme et se présente comme un ainieau hien distinct. Ici du reste, comme dans le type, la largeur de la ceinture vacuolisée est de environ '/^ du diamètre de l'animal tout entier.

Ces deux caractères, de taille et de vacuolisation, me paraissent suflisamment précis pour indiquer une forme autonome, au moins une variété toujours distincte du type. On pourrait penser, il est vrai, que ces nombreuses couches vacuolisées sont en définitive le résultat d'un agrandissement de la taille de l'individu, car dans V AcUnosphœrium type on constate que les gros exemplaires ont une tendance à diminuer le volume de leurs vacuoles pour en augmenter le nombre; mais ici cette explication ne serait pas exacte, car dans cette petite mare de l'Avenue d'Aire, où les Ad'mosphœr'mm appartenant à cette variété étaient seuls représentés et pullulaient à tel point que dans les bocaux on les voyait reposer partout sur le fond comme des Hocons de neige, les individus jeunes, de faible taille, étaient nombreux aussi, et leur ectoplasme montrait la structure caractéristique de cette variété (les très petits cependant possédaient, comme toujours aussi dans V Actinospliœrium typicpie, des vacuoles relativement plus grandes, mais bien distinctes encore de ce que l'on voit dans l'espèce tj'pe). De plus, ayant mis, à plusieurs reprises, dans des verres de montre, des exemplaires d'AcUnosphcBrinm type côte à côte avec d'autres de la variété majiis, jamais ces deux formes n'ont consenti à se fusionner l'une avec l'autre.

V ActinospJuerium Ekliliorm var. majiis s'est rencontré, connue il a été dit plus haut, en (luantités immenses à l'Avenue d'Aïre, puis, beaucoup plus rare alors, au marais de Rouelbeau, et dans un fossé à Troinex.

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Adinosphœrium Eichliunù var. riride Penard 1902 (80).

Si la variété qui vient d'être décrite se fait remarquer par sa taille particulièrement volumineuse, ici c'est tout l'opposé; nous avons affaire à un héliozoaire dont le diamètre moyen varie chez l'adulte entre 125 et 150 y., et dont les gros individus seulement arrivent au chiffre de 200 u..

Un caractère également propre à cette variété réside dans la présence presque constante, normale, d'algues symbiotiques à l'intérieur du plasma. Ces algues, qui le plus souvent ne représentent pas ici la CIdorella v/iJf/aris habituelle, mais se rapportent à une autre Palmellacée que j'ai cru devoir identifier à la Sphœrocystis Schrôteri Chodat (voir chap. I, symbiose, pag. (12), remplissent tout l'intérieur de leur hôte, respectant cependant plus ou moins la ceinture ectoplasmique, qui en général en est dépourvue ou n'en montre que fort peu. Ces algues, ovoïdes, ont une tendance également à prendre dans le plasma une disposition particulière, leur grand axe étant parallèle aux rayons de la sphère représentée par l'animal, mais il n'y a pas là de règle très fixe. Il n'est pas sans intérêt de remarquer à ce sujet (juc, au contraire de V Actinosphœrium typique habituellement très vorace, notre variété verte paraît faire une consommation très restreinte de proies soit végétales, soit animales; de plus, les vésicules contractiles, normales d'ailleurs mais en nombre réduit (on n'en voit le plus souvent qu'une seule à la fois) sont particulièrement paresseuses ; il semble, en somme, ici comme dans tant d'autres protozoaires, que la symbiose permette à l'individu de faire une économie tant dans son alimentation que dans sa consommation directe d'oxygène.

Cependant, si la symbiose peut ici être considérée connue normale, physiologique, elle n'est pas absolument nécessaire; parmi les individus verts, on en rencontre quelquesuns d'incolores ; dans une certaine localité, un fossé à Pinchat, cette variété « viride » se montrait en grand nombre, mais dépourvue d'algues vertes; de plus, dans une récolte faite le 12 janvier et mise en bocal, et où le 60 "/o des individus étaient verts, peu à peu

les animaux perdirent leurs chlorelle.s (les digérant peut-être y), et le ■22 janvier on en

trouvait à i)eine un de vert sur 20 individus.

Ce ne sont donc ni la taille ni la couleur verte qui seules caractérisent V Adinospliœ-

riiiin var. viriilc: il existe encore d'autres traits distinctifs. mais parfois ])eu évidents, et qui,

il faut l'avouer, \ \\\ \ / ^ dans bien des

cas ne permettent pas d'arriver à une sécurité absolue quant à la signification de l'animal en tant que type ou variété. Le premier de ces caractères concerne la forme

Aclinusphierium Eichhorni var. viride. — 1. Aspect habituel, sous un faibli' «rrossisscment. — 2. Etalement en patelle, avec vélum déployé. — 3. .\utre individu, vu de côté, étalé eu patelle; il reste quelques pseudopodes nonnaux.

et la disposition des vacuoles de l'ectoplasme: ces vacuoles, disposées sur une seule couche, sont en effet distribuées ici d'une manière beaucoup plus régulière que dans l'espèce type, et, fortement serrées les unes contre les autres, donnent lieu à une structure en palissade, coupant la ceinture ectoplasmique de lignes radiaires l)ien nettes (lui correspondent aux jjarois longitudinales des vacuoles. Cette ceinture ectoplasmique est également tout particulièrement bien délimitée de l'endoplasme, par un feuillet très net de plasma bleuâtre.

Un second caractère réside dans la présence de petits grains, toujours en nombre innnense, et (pii se trouvent partout dans le corps; ils forment à la surface des vacuoles de l'ectoplasme un revêtement parfois très serré, et lui donnent un aspect rugueux ou chagriné, en même temps que grâce à eux les contoui's de l'animal se dessinent fortement avec de petites ondulations dues à la turgescence des cellules; et si on élève de plus en plus l'objectif ces ondulations se voient comme des couronnes concentriques qui deviennent toujours plus petites. De plus, l'ectoplasme est d'une manière générale légèrement

actinosi'Ha;rium eichhorni 135

rosé ou violacé, apparence due également aux petits grains, qui. si un à un ils paraissent incolores, pourraient bien, vus en masse, se montrer revêtus de cette teinte rosée, dittérents en cela des grains d'excrétion habituels plutôt jaunâtres.

Les pseudopodes sont parfaitement conformes à ceux du type, inférieurs en général en longueur au diamètre de Faniiiial. Les noyaux ne présentent non plus rien de particulier; généralen)ent peu nombreux, de '20 à 100, ils revêtent le type général, atteignent de 12 à 15 y., et montrent dans la règle des nucléoles relativement gros. Au contraire de ce qui se ])asse dans V Act'mosphœrium Eichhorni tjinque, il est très difticile, en désagrégeant les individus, d'isoler les noyaux, qui, au lieu de se voir alors disséminés de tous les côtés, restent solidement retenus par le plasma, qui serait donc ici particulièrement tenace. Ce caractère, de peu d'importance si l'on veut, se montre constant et par là n'est pas négligeable.

Il me faut maintenant consacrer quelques lignes à un phénomène qui n'est pas absolument spécial à cette variété, car je l'ai vu se produire, mais une seule fois, dans VÂdinosphœrium Eichhorni typique, mais que j'ai pu observer assez fréquemment dans la var. ■viride, et qui semblé représenter une habitude particulière; je veux parler de l'aplatissement en patelle (fig. 2, 3).

Dans des circonstances encore inexpliquées, l'animal, en bonne santé d'ailleurs, retire ses pseudopodes et les remplace par une bande large et mince de plasma parfaitement hyalin, mucilagineux, non vacuolisé, qui se répand tout autour du corps et s'étale sur le sol; c'est un véritable vélum, dont le bord, toujours un peu ondulé, court tout autour de l'ectoplasme, éloigné de ce dernier ])ar une distance deux à trois fois égale à la largeur de l'ectoplasme lui-même. Dans le mucilage, ou plutôt dans le plasma hyalin dont est formé ce vélum, sont toujours noyés un certain nombre des petits grains caractéristiques de l'ectoplasme; ils y forment alors des traînées, souvent vaguement radiaires, et répandues surtout au bord du vélum. Ce dernier se voit souvent aussi traversé de quelques stries radiaires, reste des pseudopodes primitifs; enfin, parfois aussi, un certain nombre de pseudopodes véritables, partant de la sphère verte centrale, pointent en plein liquide. En examinant alors un de ces individus d'en haut, on a, au centre l'endoplasme vert, arrondi en dôme, puis plus en dehors l'ectoplasme à vacuoles quelque peu déformées, mais encore franchement délimité, et enfin tout à l'extérieur le vélum; de côté, c'est une patelle, avec dôme bombé et vélum aplati.

loG LES HÉLIOZOAIRES D'EAU DOUCE

Mais 1111 individu tidiivé rtaii.s cet état ne roste jamais longtemps tel ; à peine la forte lumière est-elle arrivée (|ue ranimai retire à lui son vehim. non tout d'une masse, mais en le décliiquetant en lanières. (|ui ])eu à peu se rétractent, en même temps qu'on voit pousser des pseudopodes; souvent c'est à l'intérieur même des lanières (ju'apparait un til axial, et finalement les lambeaux eux-mêmes se voient convertis en véritables pseudopodes, parfaitement normaux. Toute cette opération dure fort peu : il ne faut que quelques minutes pour la rétraction (Ui vélum, mais un temps plus long (10 à 15 min.) se passe avant que l'animal soit devenu un Adiitasplurri/iin parfaitement normal avec jjseudopodes régulièrement déployés.

Quelle est la signification de cette apparence patelliforme? J"ai pensé quelquefois qu'il y avait là une phase précurseur de l'enkystement; mais il faut remarquer (jue cette variété verte est tout particulièrement réfractaire à ce dernier phénomène; jamais je ne l'ai vue enkystée dans la nature, et jamais par des cultures je n'ai pu obtenir de kystes. Peut-être ce vélum pourrait-il fonctionner comme un filet de chasse ou une trappe agglutinante?

h' Actmospliœrium Eichhoriii var. riride n'est pas très rare; je l'ai trouvé surtout à Bernex, où il se montre en toute saison abondant, puis à Rouelbeau. à Lossy, et en plus petit nombre à Pinchat, dans un fossé; dans cette dernière localité, il était dépourvu de chlorelles.

Plusieurs auteurs ont ])arlé incidemment d^Âdinosphœrium verts ; Schaudinn indique cette espèce comme renfermant parfois des algues commensales, et Butschli cite une variété verte « qui doit sa couleur à la présence de nombreux grains de clilorophylle»: Archer et Leidy ont également vu (juehpie chose de semblable. Il est probable que ces observateurs ont eu sous les yeux la forme (jui vient d'être décrite, et qui me semble bien pouvoir être considérée comme une variété nettement tranchée. Les caractères qui distingueraient alors cette variété seraient les suivants :

a) Taille faible.

h) Teinte du plasma rendue légèrement rosée par des mn'iades de grains.

c) Ectoplasme à alvéoles régulières, en palissade.

d) Symbiose normale.

Ajoutons qu'à Bernex V Adinospluerium type et sa variété viride se trouvaient, dans

ACTmOSPH^:RIUM ARACHNOIDEUM 137

certaines l'égions du marais, mêlés les uns aux autres sans jamais se rapprocher ni se conjuguer, tout en gardant chacun leurs caractères précis, et que tous les essais que j'ai faits « in vitro » pour obliger les animaux à se fusionner n'ont donné que des résultats négatifs.

Actinosphœriiim arachnoideiim spec. nova.

Biagnose. Ectoplasme à vacuoles rondes, sans disposition régulière; pas de séparation distincte en ectoplasme et endoplasme ; noj' aux peu nombreux ; pseudopodes de deux sortes, les uns droits, normaux, extrêmement longs, les autres mous, filiformes, amiboïdes et anastomosables.

Taille moyenne 70 à 80 a.

Le genre Actinosphœritim se distingue en général par un ectoplasme complètement vacuolisé, nettement tranché de l'endoplasme, et par la présence de plusieurs noyaiix; V Adinophrys, par contre, n'a qu'un noyau, et les deux couches du plasma se fondent peu à peu l'une dans l'autre. L'organisme qui va nous occuper tient de ces deux genres à la fois; il est polynucléé, et l'ectoplasme se montre peu distinct de l'endoplasme. En apparence, c'est une Adinophrys: d'après ses noyaux, c'est un Adinosphœrkim, et c'est dans ce dernier genre que je crois devoir le faire rentrer.

V Adinosphcerium arachnoideum se présente sous la forme d'une sphère de 70 à 80 u de diamètre, grisâtre, le plus souvent ponctuée d'une infinité de grains extrêmement petits. A sa surface, et parfois saillantes, se trouvent de grosses vacuoles, très nombreuses mais pas assez pour donner lieu à une structure alvéolaire, et gardant alors leur forme ronde. On remarque également dans cette région, qu'on peut considérer comme l'ectoplasme, une vésicule contractile de fort volume, et largement saillante; souvent il y en a deux ou trois, ou bien même quelques-unes des vacuoles ordinaires paraissent fonctionner à l'occasion comme contractiles.

Ces grandes vacuoles recouvrent un endoplasme grisâtre, renfermant des graïuilations brillantes pareilles à celles de V Adinophrys, et qui à part cela semble homogène ; mais une compression ménagée y montre toujours un nombre considérable de petites vais

cuoles. A rintériciir de cet oncloplasinc. et groupés dans une région centrale, se trouvent les noyaux, au nombre de 4, f), 0, 7, rarement plus, mais (pii peuvent atteindre au chiffre de 12. Ces no3-aux. globuleux, de 7 à 8 y. chacun, sont de structure analogue à ceux de l'Actinosphccri/(in Ehhhonti.^xec meiiil)rane lisse. suc luicléaire poussiéreux. et nucléoles noj'és dans la masse générale; mais ici ces nucléoles sont relativement ]dus gros et moins nombreux. 2 à 4 seulement.

Mais ce (|u'il y a de plus caractéristique dans cette espèce, ce sont les pseudopodes. Généralement très nombreux, plus (pie dans Y Actinophriis. ils sont d'une longueur extraordinaire, de 4 fois le diamètre du corps ; dans un individu, par exemple, oii le corps était de 75 u, plusieurs des pseudopodes en atteignaient chacun 2ôO y. : un autre de 88 y. avait des pseudopodes de 300 y.. Ces pseudopodes sont également de deux sortes : les uns droits, munis d'un fil axial extrêmement fin, couverts de granulations (lui se meuvent avec une lenteur désespérante ; ils peuvent à l'occasion se couder sur eux-mêmes, lentement, ou éjjrouver à leur extrémité des mouvements de mutation lents ; les autres, dépourvus suivant toute apparence de fil axial, ne sont que des filaments minces, très longs, mous, qui se déploient en ondulant fortement, connne des prolongements amiboïdes, parfois se ramifiant, s'anastomosant les uns dans les autres quand ils se rencontrent, et finissant par former des réseaux très lâches, changeant continuellement mais très lentement de contours ; on pourrait les considérer comme un appareil destiné à capturer de petites proies.

Telle est la brève description que je puis donner de VActinosphmium arachnaidenm, organisme intéressant et qui demanderait à être mieux connu. En ettét, cette espèce ne s'est montrée qu'au marais de Bernex, du 19 décembre 1!)02 au 24 janvier 1903, et toujours sous la forme d'individus isolés, dont je n'ai pas vu plus de (i en tout. Depuis ce temps, il ne m'a pas été possible d'en rencontrer un seul individu. Bien que cet organisme lorsqu'on le rencontre présente une physionomie toute spéciale, qui empêche de le confondre avec tout autre héliozoaire, on pourrait se demander si les individus examinés ne représentaient pas des jeunes Actinosphœrium Eichhomi, anormaux, déformés, etc. Ces jeunes animaux présentent en ettet, j'ai pu m'en assurer, parfois des caractères très particuliers, et quelques-uns de leurs ])seudopodes peuvent errer à l'aventure ; mais cependant l'apparence est tout autre et il n'y a guère lieu de douter que V Actinosphœrium arachnoideum représente une espèce bien autonome.

Aciinosplheriiim arachnoideum.

Ordre CiiLA:\iYnoriiORA Ak( iiEit 1876.

Eiivelojjpe molle, mucilagineuse ; pas de squelette.

Genre Astrodisculus Greeef 186'».

Corps sphérique, peu changeant. Ectoplasme et endoplasme sans délimitation nette. Pseudopodes très fins, sans granulations.

Astrodisculus radians Greefî" (35).

Synonymes ? Astrodisculus minutus jiart. Greeff (35). ':' Astrodisculus flavescetis part. Greeff (35). ? Astrodisculus flwvo-capsulatus part. Greei'I' (35). '} Astrodisculus ruher part. Greeff (35). Heliosphœrium «,ç^er Frenzel (32).

HeUophrys varians West (102).

Diar/nose. Corps sphérique, entouré d'une enveloppe mucilagineuse épaisse, lisse, simple ; une vésicule contractile, et un noyau excentrique ; pseudopodes non graïuilés, non variqueux.

Taille moyenne 25 à 30 y. y comi)ris Teiiveloppe.

Jj Astrodisculus radians est un héliozoaire de faible taille, à corps toujours sphérique et non déformahle, et revêtu dune enveloppe en apparence mucilagineuse, et lisse à sa

ASTKODISCULUS KADIANS

surface. Cette enveloppe, dont l'épaisseur est (luelipie peu vai'iable mais toujours forte, et égale le plus souvent le tiers ou la moitié du diamètre du corps, est parfaitement transparente, et souvent ne devient visible (jue grâce aux particules minimes, microbes ou autres, qui sont éventuellement collées à sa surface.

Elle est fréquemment aussi pénétrée, tout entière ou plus souvent dans ses couches externes seulement, de poussières ou paillettes très fines, ou aussi de petits grains brillants, ronds ou allongés, qui bien souvent semblent représenter des microbes.

Le corps proprement dit.

dun contour bien uni. montre un ectoplasme plus ou moins rempli de corpuscules \erdàtres, jaunâtres, brunâtres, endettés en fragments souvent

Astrodisculus radians.

très petits, et qui représentent les proies englouties, puis de grains brillants d'excrétion, généralement peu nombreux. On remarque aussi une vésicule contractile, qui peut arriver à un fort volume et faire saillie dans le mucilage, mais sans réagir sur les contours de l'enveloppe. Parfois il y a plusieurs vésicules, ainsi que des vacuoles disséminées çà et là.

Il existe un endoplasme, excentrique, que dans des cas exceptionnels on peut voir se détacher nettement sur le reste du corps, et qui apparaît très franc au passage d'un courant de glycérine carminée ; mais dans la règle cet endoplasme ne se fait remarquer que par la teinte plus claire du plasma tout autour du noyau, sans délimitation nette. Le noyau, excentrique, est assez gros, sphérique, à membrane très fine, et possède un nucléole central arrondi, entouré dune marge assez forte de suc nucléaire.

Les pseudopodes sont relativement courts, pas très nombreux, droits, non ramifiés.

extrênienieiit fins et pàk's, de sorte ([ue la plupart du temps on ne les voit ([u'avec difficulté. Dans leur passage à travers l'enveloppe, ils dessinent dans le mucilage de fines stries radiaires, et souvent ces stries s'arrêtent à la surface de la gelée, le pseudopode ne se prolongeant pas au dehors. Ces pseudopodes sont dépourvus de granulations, ou plutôt faudrait-il dire que les granulations sont d'une ténuité si extraordinaire qu'on ne peut conclure de leur existence que par l'apparence inate du pseudopode, rap])elant en cela ceux des Etiglypha parmi les rhizopodes.

La taille est toujours faible, de 25 à 80 a en général, y compris l'enveloppe mucilagineuse, de 13 à 17 y., parfois un peu plus, pour le corps proprement dit.

J'ai trouvé Y Astrodisculus radians à Troinex, à Rouelbeau et à Mategnin.

Greeï'F (35) a créé toute une série de noms, Astrodisculus flavescens, minutus, fJavo-capsulatus, ruber, pour des organismes qui, d'après les figures de l'auteur, semblent bien représenter des formes nettement distinctes, mais qui ne concernent probablement en définitive qu'une seule et unique espèce, laquelle alors sera pour nous V Astrodisculus radians. Il faut observer en effet, d'une part (pie les diagnoses de Greeff ne sont pas très précises et que ses figures restent peu compréhensibles, d'autre part (jue V Astrodisculus radians, suivant la nourriture capturée et la phase de la digestion, suivant l'épaisseur de son enveloppe et le degré de visibilité des stries qui la traversent, les poussières ou les microbes qui l'envahissent, la formation éventuelle de globules graisseux, etc., se présente sous des aspects divers, et qui parfois ne laissent pas que d'être assez embarrassants.

Hertwig et Lesser (52) assimilent toutes ces espèces à leur Hyalolampe exigua {Fompholyxoplmjs exigua, Archer), un héliozoaire en réalité tout différent.

Astrodisculus zonatus s;i)ec. nova.

D/ag)i()se. Corps sphérique, entouré d'une enveloppe mucilagineuse lisse, double; noj'au central; une vésicule contractile; pseudopodes non granulés, non variqueux. Taille moyenne 40 à 45 y., y compris l'enveloppe.

ASTRODISCULUS ZONATUS

Comme dans Tespèce précédente, le corps, parfaitement spliériqiie, est entouré d'une enveloppe mucilagineuse, si claire que dans bien des cas on ne la voit pas, ou plutôt qu'on ne la \oit qu'à un grossissement faible, lequel permet d'user d'un diaphragme plus étroit, et fait apparaître les contours avec plus de netteté. Mais ici cette enveloppe est double, et consiste pour ainsi dire en deux coquilles concentriciues. séparées à la vue l'une de l'autre par une ligne circulaire ti'ès franche, et qui se trouve dans la règle à une distance du corps moindre que la demi-largeur totale du mucilage, de sorte que l'enveloppe interne est un peu moins forte que l'externe. La première se distingue également par une nuance moins claire, une apparence plus mate, due à d'innombrables poussières, infiniment petites, qui y sont nojées et se montrent particulièrement abondantes vers la périphérie ; puis brusquement vient l'enveloppe externe, très claire mais avec quelques poussières aussi. Dans certains cas, comme du reste dans les Astrodisculus en général, cette enveloppe mucilagineuse se voit toute pénétrée de granulations, parfois arrangées vaguement en chapelets radiaires, en même temps que la différenciation en deux zones s'oblitère; d'autres fois le mucilage est déchiqueté de lobes et de creux vaguement radiaires, et enfin peut se désagréger complètement. Il m'a semblé (pie cette désagrégation, d'ailleurs rare dans cette espèce, pourrait l)ieii être due à l'attaque des microbes, quoique les poussières ou

Astrodisculus zonatiis. — En bas, caiiture d'une petite proie, et pseudopodes adveiitifs; à droite le noyau.

144 LES IIÉLIOZOAIRES d'EAU DOUCE

paillettes tiiies (lui leiiiiilisseiit à ce iiiomeiit la gelée soient l)ieii. pour la plupart au moins, des i)ro(luits de désagrégation du mucilage lui-même.

A l'intérieur de cett.e double envelojjpe se montre le corps spliéri(pie, lisse, et (|ui bien (pie nu en apparence nfa paru (piebpiefois recouvert d'une tine pellicule ou membrane de nature protoplasmique. L'ectoplasme, abondant, est presque toujours rempli de particules vertes, jaunes, rouges, ou proies capturées et à différentes phases de la digestion; on y trouve également des grains brillants incolores, d'autres jaunâtres, et ([uelquefois des corps jaunes et rouges de nature huileuse. La vésicule contractile, bien nette, est généralement uiiiciue, et peut devenir fort grande; après la systole, il se forme souvent plusieurs vacuoles. (|ui en s(> fondant les unes dans les autres rejiroduiront la vésicule contractile unique.

L'endoplasme, mal délimité, ne se voit que comme un espace central plus clair, fait d'un ])lasma dépourvu de particules étrangères, et qui entoure un noyau central ou (pie bien souvent on pourrait appeler sub-central, sphérique, assez volumineux, à nucléole rond et nettement tranché, à suc nucléaire abondant et à membrane très fine. Ce noyau ne se voit du reste que rarement, caché par les éléments de toute sorte que renferme l'ectoplasme ; mais une compression ménagée le met facilement eu évidence.

Malgré des essais répétés et bien réussis sur le vivant et avec le carmin, il ne m'a jamais été possible de constater l'existence d'un grain central.

Les pseudopodes sont très fins, droits, mats, non granulés, difficiles à voir, et en somme identiques à ceux de l'espèce précédente, mais plus nombreux. La marche peut être assez rai)ide, l'animal roulant en même temps lentement sur lui-même. Les pseudopodes peuvent à l'occasion se rétracter complètement, et ([uand ils l'epoussent, on les voit d'abord assez larges, pour s'allonger en devenant toujours plus fins. Parfois aussi, mais rarement, on peut constater la présence, parmi les pseudopodes ordinaires, de prolongements plus forts, rappelant les pseudopodes des Eufflypha. Enfin, pour la capture des proies, il se forme un bras particulièrement épais, que l'on voit traverser l'enveloppe nmcilagineuse pour se mouler autour de la jiarcelle convoitée (qui généralement venait alors de s'abattre sur la surface légèrement glutineuse de l'enveloppe) et la ramener à l'intérieur du corps (voir la figure).

L'AsfnxfiscHhis ^oiiaf/is est ])lus grand que l'espèce précédente; dans l'adulte, le

ASTRODISCULUS ARANEIFORMIS

corps central mesure en moyenne 25 a, et peut arriver à ol y.; si l'on y comprend l'enveloppe, ce chiffre est presque doublé, de 40 à 45 w. en moyenne.

J'ai trouvé cette espèce au marais de Lossy, à Bernex, et à la Pointe à la Bise sur les rivages du lac.

Le trait le plus distinctif de cet organisme réside dans l'existence, constante et caractéristique, de cette double enveloppe, que je ne trouve mentionnée par aucun auteur. Il n'est pas impossible que Greeff l'ait observée (Astrodisculus ruber 'f?), mais en tout cas la description de Greeff est trop écourtée et trop peu précise pour que nous puissions en tirer des conclusions quelconques.

Astrodisculus araneiformis Schewiakoff (91)

Biagnose. Corps sphérique, recouvert ou non d'une enveloppe gélatineuse.

Endoplasme peu distinct. Noyau central, vésiculeux, à gros nucléole. VésiciUe contractile bien marquée. Pseudopodes fins, droits, renflés de distance en distance de varicosités protoplasmiques.

Diamètre 1 5 ij. ; longueur des pseudopodes 30 il 40 u.

Astrodisculus araneiformis.

SCHEWIAKOFK a décrit sous ce nom, malheureusement sans ijfrands détails, un liéliozoaire de petite taille (12 u) qu'il a trouvé dans un étang du Jardin botanique de Melbourne. Le caractère principal, ou plutôt le seul caractère, qui puisse faire reconnaître cette espèce, réside dans la présence de renflements variqueux (pii de distance en distance se font remarquer sur les pseudopodes.

A la Pointe à la Bise, sur les rivages du lac, j'ai trouvé le 12 septembre de Tannée dernière, un liéliozoaire, que les varicosités caractéristiques, ainsi que la taille, le noyau central, la vésicule contractile, i)ermettaient d'identifier à l'espèce créée par Schewia- KOFF. Le seul individu examiné en différait cependant par l'absence d'enveloppe nnicilagineuse (absence éventuellement possible dans ce gem-e). et en même temps par la présence d'un endoplasme clair, très indistinct mais réel cependant. Ce n'est pourtant, je dois le dire, ([ue sous toutes réserves que je crois devoir assimiler cet individu, représenté par la figure ci-jointe, à \'A!<trodii^c/di(s de Schewiakoff.

Astrodisculus laciniatus spec. nova.

Diagnose. Corps sphérique, entouré d'une large enveloppe mucilagineuse hérissée sur toute sa périphérie de prolongements étroits et pointus: pseudopodes extrêmement nombreux, fins, perlés; noyau excentrique: 1 vésicule contractile.

Taille moyenne 42 y. y compris l'enveloppe.

Dans cette espèce, le corps, parfaitement sphérique en principe mais susceptible d'assez fortes déformations qui lui permettent de se fixer au sol en s'y étalant quelque peu, est entouré d'une envebtppe épaisse, mucilagineuse. et d'une nature particulière. Cette enveloppe en ertet, très claire d'abord, est pénétrée dans ses couches externes de myriades de poussières fines qui donnent à 'cette zone spéciale un aspect grisâtre; de plus, la surface de la couche mucilagineuse se voit non pas lisse, mais tout entière dila-

ASTRODISCULUS LACINIATUS

cérée en une infinité de lambeaux, coniques-allongés, tous de longueur à peu près égale, et qui hérissent l'animal d'une armature serrée, mais protoplasmique et non chitineuse comme dans les Heterophrys.

A part cette structure toute spéciale de l'enveloppe, VAstrodisculus lar'nitatiis se distingue nettement des autres espèces du genre par ses pseudopodes, qui sont ici tout ])articulièrement serrés, en nombre double ou triple de ce que l'on est habitué à voir chez les autres liéliozoaires. A leur base ces pseudopodes se renflent quelque peu, mais diminuent brusquement d'épaisseur, et, tout près les uns des autres, traversent l'enveloppe hyaline de stries radiaires, très nettes, pour se développer à l'extérieur en une infinité de filaments

Astrodisculus laciniafu^.

rigides, très droits, minces, non l'amifiés, et couverts chacun de distance en distance de petites perles brillantes.

L'ectoplasme, grisâtre, renferme des proies (diatomées), puis un nombre considérable de grains brillants, hyalins ou plutôt à reflets d'aigue-marine, qui par leur grande abondance donnent à l'animal un aspect granulé. On remarque aussi une vésicule contractile de fort volume, faisant largement saillie sur l'intérieur de l'enveloppe mucilagineuse. La partie centrale du corps est occupée par un endoplasme clair, dépourvu de grains, et

qui renferme, dans une i)osition excentrique, un gros noyau du ty[w Acantlwcystis. c'està-dire dont la nuisse presque totale consiste en un nucléole bleuâtre et pâle, séparé de la membrane nucléaire très mince par uti intervalle presque nul. h'Astrodisculus laciniatus possède un grain central, nettement visible après compression, avec les stries rayonnantes caractéristiques.

La taille est relativement forte, de 30 ij. pour le corps proprement dit, et de 42 [j. y compris l'enveloppe mucilagineuse.

Cet héliozoaire, dont la structure toute particulière fait une espèce bien nette, ne s'est malheureusement montré que deux fois, le 6 et le 7 Juin 1003, dans une récolte provenant du lac de Genève (Cologny) à 20 mètres de profondeur; les deux individus rencontrés, parfaitement identiques jusque dans leurs moindres détails, et de taille à peu près égale, ont suffi pour la description du type, mais il aurait été désirable d'en trouver d'autres, cette espèce se prêtant tout particulièrement à des expériences intéressantes. Peut-être, il faut le dire, avons-nous là tout autre chose qu'un Astrodisculus, et cet organisme, malgré l'absence d'éléments squelettiques solides, se rapjirocherait-il de près des Heterophrijs.

Ordre Chalarothoraca Hertwk; et Lesser 1874.

Squelette discontinu, formé d'éléments solides reliés par une matière protoplasmique plus ou moins apparente, parfois presque absente.

Genre Hderophrijs Archer is(ii).

Enveloppe proto])lasmique ou mucilagineuse épaisse, finement graimlée, dans laquelle sont noyés des spicules chitineux et très fins, qui se déployent à Textérieur en filaments radiaires. Endoplasme excentrique. Un noyau, excentrique, et un grain central.

HEÏEROPHRYS MYKIOPODA 149

Heteropliri/s myriopoda Archer (1).

Synonymes : Hetemphrys marina Hertwig ET Lesser (52). '^? Acanthocystis tenuispina Zacharias (107).

Diafjnase. Enveloppe nuicilagineuse très forte, dans laquelle sont noyés des spicules filamenteux, chitinoïdes, dont les plus longs s'échappent au dehors sous la forme de filaments radiaires. Endoplasme et noyau excentriques. En général pas de vésicule contractile. Pseudopodes très longs et très forts, peu granulés ; plasma normalement coloré en vert par une algue symbiotique.

Taille moyenne 70 y. y compris l'enveloppe mucilagineuse.

h' Heterophrys myriopoda est un héliozoaire d'assez forte taille, dont le corps proprement dit, sphérique mais quelque peu déformable, et presque toujours coloré en vert par la chlorophylle, est revêtu d'une enveloppe mucilagineuse légèrement jaunâtre. Cette enveloppe, toujours forte, se montre plus ou moins remplie de poussières très fines, accumulées surtout dans les régions périphériques, mais qui parfois peuvent manquer absolument dans le voisinage du corjjs lui-même. Ces poussières se voient fréquemment mêlées de grains plus nets, quoique très petits encore, ronds ou allongés, ou même vermiformes, et qui semblent représenter des microbes.

En outre, l'enveloppe mucilagineuse, examinée à un fort grossissement, semble montrer des dessins extrêmement délicats, inexplicables par la supposition de i)oussières ou de grains, et qui indiqueraient plutôt l'existence d'un réseau très fin noyé dans l'épaisseur de la gelée.

Cette enveloppe est également remarquable par l'existence de spicules radiaires se présentant à la vue comme des filaments très fins, à peine distincts un à un. longs de 12 à 13 a en moyenne, disposés en nombre infini les uns à côté des autres, et rayonnant dans toutes les directions.

Mais ce premier examen sur le vivant ne nous donne pas encore une idée juste de la

structure dv ï vu\\'h)\)\w : pour l;i uiii'ux ciiuiiJrciKhT. il nous faut examiner le S(|uelette à sec, et cela soit dans son intégrité, soit désagrégé. Nous pourrons alors nous convaincre (pi'il existe un feutrage de particules filamenteuses, fourchues, ou en forme de triangle

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