Anneau perlé caractéristi(iue
3. Spicules plus fins et plus courts: réseau plus serré et ])lus régulier.
Ainsi quil a été dit plus haut, je suis arrivé à la convictiDU (|ue ces caractères sont constants, et que les transitions (\\ie Ton croit parfois avoir sous les yeux entre cette variété et le type ne sont i)as réelles: mais malgré tout il me reste un doute, et. plutôt que variété il se pourrait encore qu'il n'y eût là qu'une forme : en tout cas, forme ou variété, YHeterophrys myriopoda-liolochhra montre des caractères (lui font d'elle quelque chose de spécial.
Hderophrys Fod-ei Archer 1869.
Synonymes : Sphœrastrum conglobatum Archer (2), non Greeff (35). Sphœrastnmi Fockei Archer spec. in West (102). Heteroplirys spinifera Hert\mg et Lesser (52). Heterophrys fenella Penard (79).
Diarmose. Corps sphérique, mais souvent déformé dans son contour ; enveloppe uuicilagineuse épaisse, traversée de spicules chitinoïdes qui rayonnent au dehors en filaments longs et très fins; endoplasme et noyau excentriques; plusieurs vésicules contractiles, grandes, saillantes et actives ; pseudopodes très nombreux, granulés, très longs. Algues vertes absentes ou peu nombreuses (pas de symbiose normale). Taille moyenne 36 a, y compris l'enveloppe mucilagineuse.
Cette espèce, de taille bien inférieure à la précédente, est également poui-vue d'une enveloppe mucilagineuse variable en épaisseur mais généralement forte, et presque toujours remplie, soit dans sa totalité, soit plus souvent dans ses couches externes seulement.
LES lIKLIO/OAlUKiS I) EAU DOUCE
(le iii\ riîuk's de ixiiissières (lui semblent provenir d'une niodilication de la gelée. Cette eiivelojjpe est traversée de spicules analogues à ceux de l'espèce précédente ', mais si iins (lu'on n"en voit jamais sur le vivant (iu"uiu' indication, sous la forme de stries qui se confondent avec la masse des pseudopodes; examinées à sec, ces aiguilles se montrent relativement plus longues, et plus délicates en même temps, (jue dans V Heterophrys nnjriopoda.
L'ectoplasme, d'un gris bleuâtre, et (pii \\v renferme (ju'uii nombre de zoocblorelles
l)eu considél'able. dont la signification peut être celle de ])roies capturées plutôt que d'algues symbioti ques, est la plupart du temps fortement déformé dans son contour, tant par ces algues quand il y en a, ou par les grains ou boulettes incolores de toute sorte, que par les vésicules con-
Heterophnj.s Fuckei.
tractiles, qui font une saillie considérable. Ces vésicules en eftét. et c'est là un trait caractéristique, sont toujours en nombre supérieur à l'unité, rarement 2, plus souvent 3,
' liii'ii (|ir;i\HMl ('Xiiniiiu'' CCS iii^iiillçs il sec, je ii'iii pas |iu me rendre un c(iiii|ilc cxiict de l;i liiiisse (ilirciisc (Imms lai|iicllc idics mhiI iiii|iNiidi'(^s.
lIETEIiOriIKYS FOCKEI l'iO
4, 5 vt luéme G. et de plus, elles attei.niieiit un volume tout i)aitiruliéreuieiit fort: ])aitnis on les voit presque tout entières saillantes dans le mucilage, et fonctionnant en même temps avec une activité toute exceptionnelle.
L'endoplasme, presque central, grisâtre et clair, occupe dans le corps un espace considérable, et se détache nettement à la vue, avec des contours inégaux dus à ce ipie les globules verts ou autres renfermés dans l'ectoplasme trop étroit peuvent faire saillie dans son intérieur. Dans une position très excentrique se trouve le noyau grisâtre, bien net. dont le nucléole forme presque toute la masse, et souvent conique ou divisé en lobes pyramidaux avec pointe dirigée vers l'intérieur de l'animal. Au centre de l'endoplasme se voit le grain central, ([ui m'a paru très gros relativement à la faible taille de l'individu.
Les pseudopodes sont extrêmement nombreux, bien plus (pie dans l'espèce précédente, bien plus fins aussi, très longs et dans la règle couverts de granulations ou perles qui de distance en distance les piquent de points brillants. (»)uelquefois cependant ces perles disparaissent, et le pseudopode revêt le type de celui de VHeterophrys mijriopoda.
La taille moyenne est de 22 y. sans l'enveloppe mucilagineuse, et de 36 u. avec cette dernière.
J'ai trouvé VHeterophrys Fockei à Bernex, à Rouelbeau, à l'étang de Saconnex (Asile des Vieillards), à Lossy et à la Pointe à la Bise sur les rivages du lac.
Les caractères principaux qui distinguent cette espèce de la précédente, avec l'état jeune de laquelle on pourrait à première vue la confondre, sont les suivants :
a) Spicules très longs et très fins, invisibles en général un à un.
l) Pseudopodes beaucoup plus nombreux, et perlés.
c) Plusieurs vésicules contractiles, très fortes et très actives.
iJ) Taille beaucoup plus faible.
VHeterophrys Fockei 9, donné lieu à plus d'un malentendu. Archer (1), en décrivant le premier cet organisme en 18()!), d'une manière malheureusement trop concise, mais avec une exactitude en somme suffisante, a cru en même temps pouvoir l'assimiler à un héliozoaire colonial décrit en 18GS par FoCKE (29) sous la dénomination de « radio- « laire d'eau douce sans coquille n" 1 » ; mais d'après la description très insuffisante de FocKE, cet héliozoaire ne serait probablement pas autre chose que la Raphidiophrys elegmis. Plus tard Greeff (35). en 1873. décrivit un Sphœrastrwn conylobatnm. héliozo-
iiire colonial aussi, ([uc iiiallunueusoiiu'iit les indications beaucoup trop peu précises de l'auteur, accompagnées d'une figure défectueuse, ne nous permettent guère d'identifier à aucun autre, mais que Leidy (()'2). aux vues duquel je m'associe pleinement, assimile à la Bapliidioplirifs elegansde Hertwk; et Lesser. En 1877 Archer (2), identifiaiit leS2)h(erastrum concjlobatiim de Greeff au « Badiolaire » de FoCKE qu'il avait lui-même bien à tort identifié à son Heterophfys Fockei, se vit i)ar là conduit à rendre tous ces noms synonj'mes ; Schaudinn enfin s'en rapportant sans doute à Archer, lit de l'espèce de Greeff un Sphœrastrum Fockei. Ce dernier d'après moi, n'a donc en somme pas d'existence réelle, mais il n'en a pas moins passé dans la littérature, et se voit mentionné par France (31), Penard (S9j, Schaudinn (89), qui tous n'avaient probablement eu sous les yeux que V Heterophrys Fockei réel, tel (pi'ARCHER l'avait décrit en premier lieu.
L'Heterophrys spi-nifera de Hertwig et Lesser 1874 (52), décrit avec exactitude, mais où les spicules sont indiqués sans doute à tort comme siliceux, est, par contre, pour moi bien certainement identique à VUetcrapliriia Fockei de Archer; il est probable cependant que Hertwig et Lesser ont dans leur descrijjtion inclus de jeunes individus (!l Heterophrys myriopoda, assez semblables d'ajjparence à V Heterophrys Fockei, et qui montrent des vésicules contractiles. Moi-même en 1890 (79) j'avais décrit une Heterophrys tenella, qui n'est également pas autre chose que V Heterophrys Fockei de Archer.
Heterophrys radiata West 1901.
Diagnose. Corps petit, sphérique, d'un gris foncé ; protoplasme tout rempli de granules de taille variable. Noyau simple, excentrique. Pas de vacuoles observées. Enveloppe gélatineuse tout à fait incolore, presque aussi épaisse que le diamètre du coi'ps, avec une surface externe finement fimbriée. Pseudopodes nombreux, longs et délicats, avec nombreux grains disséminés. Diam. 21 y., avec l'envelopiie 53 y..
Localité : Epping forest.
IIETEROPlIIiYS GLABRESCENS
l(il
Telle est la diagiiose (|iie West (102) donne de ce petit orgaiiisuie. (|iii me parait
bien représenter une espèce distincte, (luoique un peu tro]) brièvement décrite. West ajoute : < La zone ex- « terne (pii envelojipe « le corps est très « large, parfaitement « incolore, et sa sur- « face montre une « fimbriation extrême - « ment délicate, bien « plus (|ut' la frange « de structure corres- « pondante dans Hefe- « rophrys spinifera « Hertwig et Lesser « ou Heterophrys mi/-
Heterophrys radtata.
« riopoda Archer. »
Aucun des animaux examinés ne l'evêtait de couleur verte.
Heteropliii/s filuJirescciifi spcc nova.
Diaf/nose. Enveloppe mucilagineuse représentée par de vagues traînées superficielles plus souvent tout à fait absentes à la vue ; corps sphérique, liérissé d'aiguilles chitinoïdes radiaires très fines et très longues, invisibles sur le vivant. Endoplasme et noyau excentriques. Pseudojjodes extrêmement longs, rétractiles, perlés.
Taille moyenne 1 1 à 1 ô y..