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DIAGNOSTIC, PRONOSTIC, TRAITEMENT

Le diagnostic de l’hémiplégie homolatérale nous semble très difficile, sinon impossible, car il n'existe aucun signe clinique de valeur absolue qui nous permette de différencier une hémiplégie homolatérale d’une hémiplégie ordinaire. Mais en présence d’un malade atteint d'hémiplégie, sur quels symptômes pourrait-on cependant se baser, pour penser à cette forme clinique si rare? Les auteurs n’osent se prononcer à ce sujet.

Bonola déclare que ce serait le signe pupillaire (mydriase du côté de la lésion) et les symptômes de papillite unilatérale qui auraient le plus de valeur. Toutefois, il ne faut pas oublier que dans la majorité des cas observés, le diagnostic n’a été fait que sur la table d’autopsie.

Il faut faire exception cependant pour quelques-uns d’entre eux : cas de Hulcke (obs. VZ7) où le diagnostic fut établi après avoir pratiqué d'emblée du côté de l’hémiplégie une trépanation montrant en effet une lésion du cerveau de ce même côté et suivie de guérison; — cas où une trépanation faite du côté opposé à l’hémiplégie laissa voir un hémisphère sain et supposer une lésion du côté opposé (obs. III, IV, V, IX); cas de Bonola (obs. /7) qui fut diagnostiquée quelques jours après la trépanation, du fait de l’apparition d’une

hémiplégie du même côté; — enfin, cas de Hubert (obs. XVJI1) où l’hémiplégie survint également quelques jours après la trépanation et du même côté qu'elle, mais se termina par la guérison.

Quoi qu’il en soit, il serait très intéressant de pouvoir faire d’une façon précoce le diagnostic de l’hémiplégie homolatérale, car celui-ci pourrait avoir de grandes conséquences au point de vue chirurgical. En effet, dans les cas comme ceux des observations LIT, IV, V, IX où la trépanation pratiquée du côté opposé à l’hémiplégie ne fit découvrir aucune lésion, ne pourrait-on pas, dans ces cas-là, tenter une deuxième trépanation de l’autre côté?

L'autorité de Lederhose, qui regrettait de n'avoir pas agi de la sorte dans son cas, nous permet de répondre par l’affirmative ; et cela semble rationnel, vu l'issue à peu près toujours fatale de l'affection, qu'on intervienne ou qu'on n’intervienne pas. Il vaut donc mieux, semble-t-il, tenter la chance opératoire.

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