CONCLUSIONS
II. — Elle peut exceptionnellement avoir une cause anatomique et trouve alors son explication dans une anomalie congénitale de l’entrecroisement des faisceaux pyramidaux au niveau du bulbe (cas authentiques de Bidon rapporté par Charcot et Pitres — de E. Dupré et P. Camus — de Zenner). C'est l'hémiplégie vraiment homolatérale.
IT. — Indépendamment des trois cas précédents, les autres cas observés à la suite de traumatismes ou fractures du crâne, de tumeurs cérébrales et méningées, d'abcès cérébraux, d’hémorragies cérébrales, d’hémorragies méningées et d'hémiplégie infantile, peuvent être expliqués par différentes hypothèses : compression de l’hémisphère sain par l'hémisphère lésé (Cruveilher), hydropisie ventriculaire de l'hémisphère ne portant pas la lésion {Vulpian), troubles cireulatoires dans l'hémisphère sain, consécutifs à l’œdème (Jacobsohn), action irritante exercée par l’hémisphère lésé sur l’autre (Brown-Séquard), compression du faisceau pyramidal opposé à la lésion contre le rebord du trou occipital (P. Marie), prédominance de l’action du cerveau sur les muscles homolatéraux (Lederhose), lésions du cervelet (Pineles), sans citer l'opinion trop vague qui parle de phénomène d’inhibition à distance.
Toutefois la recherche de la non décussation des pyramides n’a pas été faite dans la plupart de ces cas-