‹ Les Hémopéritoines génitaux non gravidiques L'Hémopéritoine expérimentalChapitre 15 sur 76 · RES · texte numérisé non relu

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été l’objet de discussions que nous rappellerons car elles nous serviront dans notre étude pathogénique.

Classiquement, ce caillot est dû à la plaie vasculaire déterminée par la déhiscence du follicule.

MarC ROMIEU a pu sur un corps jaune jeune, observer la continuité de l’hématome central avec le contenu des capillaires de la membrane lutéinique.

Ainsi, l’hémorragie due à la rupture des néovaisseaux fragiles et végétants serait postérieure de plusieurs heures ou même de plusieurs jours à la déchirure du follicule.

La mort de l’ovule amène la régression du corps jaune menstruel.

Cette régression est marquée par une prolifération conjonctive et par l’accumulation d’enclaves lipoïdiques labiles et anisotropes dans la couche interne.

Mirer, WiczyNski, WATRIN, tiennent pour un signe de régression du corps jaune sa charge en cholestérine puis sa teneur croissante en graisses neutres, c’est-à-dire en gouttes stabiles, isotropes, colorées par le bleu de Nil en rose.

M. MouLoNGuETr n’a jamais retrouvé ces graisses neutres.

Le terme ultime de la régression du corps jaune est le corpus albicans ou le corpus fibrosum, sans intérêt pour notre étude.

Telles sont les données qui nous permettront de fixer l’âge d’un corps jaune, mais il ne pourra s’agir que d’approximation car il y a des stades de transition et les différentes phases peuvent chevaucher les unes sur les autres.

Bien plus, la transformation lutéinique du follicule peut commencer avant sa rupture comme STIEVE en a fourni une observation démonstrative.

D'autre part, le corps jaune au début ressemble beaucoup à une formation différente dont il nous faut parler maintenant et qui est le follicule atrétique.

L’atrésie est le résultat de la maturation incomplète d’un follicule ovarien, maturation dont l’origine comme l’arrêt ont un déterminisme inconnu.

Pour WATriIN, le follicule atrétique se distingue du corps jaune jeune par la situation d’une membrane collagène qui dans le corps jaune se trouve entre les cellules lutéiniques et les cellules thécales alors que dans le follicule atrétique elle se trouve en dedans des couches cellulaires.

Ce test est basé sur la théorie histogénétique du corps jaune

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de Meyer et Watrin qui admettent que la couche interne proient de la granulosa et la couche externe de la thèque interne.

Cette théorie vérifiée chez la souris par Sobotta était restée longtemps une hyopthèse chez la femme, discutée par Hegar qui admettait l’origine thécale de tout le corps jaune. Elle semble bien démontrée par les coupes de corps jaune très récents de Moulonguet.

Un point capital enfin pour notre travail est l'étude du corps jaune gravidique.

Il ne diffère pour la plupart des auteurs du corps jaune menstruel que par sa taille (KôLLIKER, WALDEYER, WATRIN, COTTE).

Pour Moulonguet il y a un certain nombre de caractères qui permettent de distinguer le corps jaune de la gestation en dehors de sa taille et de sa couleur vive, banane ou orange.

Tout d’abord les cellules internes présentent une cytolyse marquée généralement par l’imprécision de leurs limites et l'aspect vitreux de leur protoplasma mais qui peut aller jusqu’à la destruction complète d’un territoire glandulaire.

Surtout l’aspect et la nature des lipoides sont caractéristiques.

Lies lipoïdes de la couche externe ont disparu.

Les lipoïdes de la couche interne subsistent mais accumulés en flaques ou diffus dans le protoplasma, ils sont en majeure partie anisotropes et labiles.

Fait important pour l’étude qui nous occupe, c’est dans les tout premiers jours de la grossesse que se produisent les transformations des lipoïdes qui pour Moulonguet sont en rapport avec une excrétion glandulaire active.

On peut donc compter sur elles pour le diagnostic d’une grossesse très jeune.

Vers le deuxième, troisième mois, les lipoïdes disparaîtront et le corps jaune entrera en régression.

Le follicule normal, le follicule atrétique, le corps jaune à toutes ses périodes, peuvent subir la transformation kystique, mais les limites entre un élément normal et kystique sont difficiles à tracer et d’ailleurs sans intérêt.

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