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ETIOLOGIE
Fréquence des hémorragies ovariennes.
Elle est très diversement appréciée par les auteurs.
Novak en 1917 en trouvait 40 cas dans la littérature. L. Sr- MON en 1930 avait colligé deux cents cas pour en retenir cent authentiques; il apportait en outre 14 cas personnels.
Nous-mêmes avons retrouvé plus de trois cents observations et nous apportons 16 observations inédites, dont nous avons pu faire peronnellement le contrôle histologique avec laide de M. Moulonguet.
Âge
LupwiG Simon, sur 98 cas où l’âge était mentionné trouve que l’hémorragie s’est produite quatre fois au-dessous de 15 ans, dix-neuf fois de 15 à 20 ans, quarante fois de 20 à 30 ans, trente fois le 30 à 40 ans, cinq fois au-dessus de 40 ans.
EarL JOHNSON, sur 25 cas note 8 cas de 14 à 20 ans, 9 de 21 à 25 ans, 2 de 26 à 30 ans, 4 de 31 à 35 ans, 2 cas de 36 à 40 ans.
SUR 84 cas de la littérature des quinze dernières années où l’àge était précisé, nous avons relevé quatre cas au-dessous de quinze ans, treize cas de 18 à 20 ans, 20 cas de 20 à 25 ans, 17 cas de 25 à 30 ans, 16 cas de 50 à 35 ans, 10 cas de 35 à 40 ans et 4 cas au-dessus de 40 ans.
Les cas au-dessous de 15 ans sont ceux des malades de Maugé, de Rabinovitz, de Beck et de Wilson âgées de 14 ans chez qui l’hémorragie est survenue peu après linstauration des règles.
Les malades de nos observations avaient: trois fois audessous de 20 ans, huit fois de 20 à 30 ans, cinq fois de 30 à 40 ans.
L’affection survient donc très nettement avec un maximum de fréquence au cours de la période de plus grande activité du cycle génital.
RAA CEE
Cycle menstruel.
A priori, on peut penser qu’une affection étroitement liée à l'ovulation et aux phénomènes qui en résultent va présenter des rapports importants avec le cycle menstruel.
L'examen des faits montre qu’il er est bien ainsi encore que les précisions manquent dans bien des cas du fait même de la fréquence des irrégularités menstruelles chez les femmes faisant des hémorragies ovariennes.
L. SIMON, sur 12 cas personnels en a vu survenir deux dans la deuxième semaine de l’intermenstrum, trois fois dans la troisième semaine, sept dans la quatrième.
La table qu’il publie de 76 cas recueillis dans la littérature, montre deux périodes de fréquence maxima : l'une aux environs immédiats du quinzième jour de l’intermenstrum, l’autre précédent de peu l’apparition des règles.
KaBoTx, sur 26 cas en trouve 12 survenus 2 à 3 jours avant les règles, 8 survenus de 14 à 16 jours avant.
Rotx note la coïncidence avec la menstruation dans 20 observations sur 26.
Sur 36 cas où les précisions sont suffisantes, nous notons : 3 cas dans la première semaine de l’intermenstrum, 10 cas dans la deuxième semaine, dont huit survenus le quatorzième jour suivant la dernière menstruation, trois cas dans la troisième semaine. 20 cas dans la dernière semaine dont 7 précédant la menstruation où l’accompagnant immédiatement.
Confrontons ces relations des hémorragies ovariennes et de la menstruation avec les rapports chronologiques de l’ovulation et de la menstruation.
La date de la ponte ovulaire est malheureusement mal fixée, car on n’a eu pour l’établir que les constatations délicates des laparotomies.
FRAENKEL pense que la ponte a lieu 15 jours après le début des règles. ANCEL et VILLEMIN la placent plus tardivement : 10 à 12 jours avant les règles. Pour MEYER, elle a lieu au 8° jour après les règles, sauf empêchement mécanique la retardant. Pour Schickelé, la ponte se fait n’importe quel jour du mois mais le plus souvent dans la première semaine qui suit les règles.
WATRIN en se basant sur l’état histologique du follicule,
sur sa teneur en cholestérine, admet que la ponte se fait au 12 jour.
Ainsi les deux maxima de fréquence des hémorragies ovariennes correspondent l’un à la période qui suit la ponte, l'autre à la fin de la période d'état du corps jaune.
L’aménorrhée est notée très rarement, mais LÉVI a vu survenir après une aménorrhée de quatre mois une hémorragie en rapport avec un kyste de corps jaune de l'ovaire gauche.
Ceci ne saurait surprendre puisqu'on sait qu’actuellement la plupart des auteurs, repoussant la conception de FRAENKEL et VILLEMIN, admettent avec COTTE, HALBAN, SCHROEDER, que l'hormone de corps jaune inhibe la menstruation.
La persistance du corps jaune, fréquente chez les bovidés, bloque la muqueuse utérine au stade prémenstruel.
Passé génital.
Un des points les plus intéressants de l’histoire des hémorragies ovariennes est la relative fréquence avec laquelle elles surviennent chez des vierges.
L. SIMON relève la virginité dans 13 cas sur 98 consultés et dans deux cas personnels sur 14.
Nous l’avons trouvé mentionnée dans huit observations sur 84, soit dans près de 10 % des cas.
En dehors des cas où la virginité a pu être affirmée, les hémorragies ovariennes sont survenues assez souvent chez des nullipares mais plus souvent encore chez des femmes ayant eu un ou plusieurs enfants.