‹ Les Hémopéritoines génitaux non gravidiques L'Hémopéritoine expérimentalChapitre 20 sur 76 · OA OS · texte numérisé non relu

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PATHOGENIE

La pathogénie des hémorragies intrapéritonéales d’origine ovarienne reste entourée de beaucoup d’obscurité.

Un traumatisme peut dans un certain nombre de cas être incriminé.

C’est ainsi qu’une de nos opérées a présenté les signes inquiétants qui ont amené une intervention d’urgence après un toucher un peu appuyé. Même accident était survenu à JAYLE, à CROUSSE et à THies. C’est sans doute aux manipulations opératoires qu'est dû l’éclatement du corps jaune qui obligea FERGUSON à réintervenir l’après-midi chez une malade qu’il avait hystérectomisée le matin en conservant trompes et ovaires.

La malade d’ATAJANZ fit son hémorragie après des manœuvres abortives, celle de HORMUNG après une tentative laborieuse de réduction de rétroflexion.

Dans un certain nombre de cas l’hémorragie est survenue après un effort, soit effort pour soulever un lourd fardeau comme pour la malade de PRIMROSE, soit effort de défécation.

Un coit violent ou le coït interrompu sont des causes assez souvent invoquées. L’hémorragie de la malade de KLEIN se produisit immédiatement après un coîït et elle trouvait sa source dans un ovaire prolabé dans le Douglas, celle de Luccioni après un coit « particulièrement mouvementé ».

Sans doute est-ce là un facteur assez facile à incriminer chez la femme, aussi ne faut-il le faire que lorsqu'il est immédiatement antécédent.

Le traumatisme ne nous paraît d’ailleurs être qu’une cause occasionnelle permettant à une hémorragie primitivement intraovarienne de reprendre et de se frayer une voie dans la cavité péritonéale.

Eussent-elles été examinées gynécologiquement ces malades qui ont fait leur hémorragie après un toucher, si elles n’avaient

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