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ront cette exagération présideront à son déclenchement dans un follicule à un stade quelconque.
Dans un certain nombre de cas une dyscrasie sanguine peut être avec certitude invoquée.
Une malade de SCHICKELÉ avait une splénomégalie avec polyglobulie. HorRNUNG cite le cas d’une femme opérée par Mazs et Boss qui avait une leucémie. FERBRUGGE intervint sur une malade nettement hémophile dont le temps de saignement était de trois heures et qui portait la marque de sa dyscrasie sous forme de pétéchies. SANTY, LÜTTGE pouvaient invoquer chez leurs malades l’hémogénie car elles étaient sujettes aux hémorragies.
Ces cas sont relativement rares où l’affection sanguine est évidente. BONNEAU qui insiste sur la fréquence de la ponte ovulaire hémorragique nie ses rapports avec l’hémophilie. A cela rien d'étonnant puisque l’hémophilie est très rare chez la femme. Par contre, il y a chez elle une affection très fréquente qui est l’hémogénie caractérisée par un temps de saignement prolongé avec irrétractilité du caillot et une fragilité capillaire dont témoigne le signe du lacet. |
Certaines malades en ont présenté les stigmates.
Lors même que les stigmates généraux de l’hémogénie manquent, on ne peut absolument éliminer l’hémogénie. Iscx- WALL a insisté en effet sur la fréquence des hémogénies locales caractérisées par une fragilité capillaire limitée à un appareil très spécial.
Il n’est pas douteux qu’une telle fragilité puisse être invoquée chez des malades qui font des hémorragies ovariennes à rechute.
Rappelons enfin que notre maître, M. le Professeur GRÉGOIRE, avec M. P.-E. WErr, a eu l’occasion de noter que les grandes inondations péritonéales par rupture de grossesse tubaire se voyaient assez souvent chez des malades présentant des troubles sanguins.
La fragilité sanguine congénitale n’est sans doute d’ailleurs qu’une lésion prédisposante facilitant l'effet d’autres troubles ovariens et les constatations histologiques amènent à chercher avant tout la cause essentielle des hémorragies ovariennes dans des modifications circulatoires.
Celles-ci peuvent être passives : la stase dans la circulation
pelvienne qu’entraîne une rétroversion fixée, un fibrome utérin, jouent parfois un rôle.
L'hyperémie, la vasodilatation, la néoformation capillaire que montrent les examens histologiques, indiquent qu’elles seront beaucoup plus souvent actives.
Cette hyperémie peut être d'origine infectieuse et nous avons insisté dans notre chapitre anatomique sur les marques d’inflammation qu’on retrouve sur l'ovaire.
Dans un de nos cas l'infection avait succédé à des manœuvres septiques sur l’utérus, dans un autre la malade avait présenté peu avant son hémorragie une angine.
Des signes d’appendicite sont notés dans beaucoup d'observations : sans doute la fréquence absolue des lésions chroniques appendiculaires n’autorise pas à invoquer devant elles plus qu’une coïncidence, mais quand on trouve des lésions aiguës leur déterminisme paraît beaucoup plus certain. Pourquoi dans de tels cas incriminer les efforts provoqués par les vomissements plutôt que le rôle beaucoup plus probable d’une métastase infectieuse discrète dans l’ovaire.
L'observation de Mac KNicxT paraît bien probante. Les accidents chez sa malade âgée de 28 ans ont évolué en effet en deux temps très nets. Le matin elle ressent des douleurs très vives dans le quadrant inférieur droit de l’abdomen qui s’accompagnent de vomissements. Le soir elle présente une douleur en coup de poignard irradiant à l’épaule droite et des signes d’hémorragie interne qui font porter le diagnostic de rupture de grossesse tubaire. A l'intervention, Mac KniGnr trouve un demi litre de sang, un corps jaune rompu et un appendice très enflammé.
Dans d’autres cas l’hyperémie sera d’origine toxique : on a signalé des hémorragies ovariennes après intoxication par le phosphore, absorption de certains médicaments abortifs.
C’est sans doute à l’hyperémie gravidique qu’étaient dues la rupture de corps jaune de l’ovaire gauche de la malade de GREENHILL qui présentait une grossesse tubaire droite, les hémorragies ovariennes des malades d'OASTLER et de BurG, de DoLynsky et BENZION, qui présentaient une grossesse intrautérine.
Mais bien souvent ni les données cliniques, ni les consta-