PRONOSTIC
Les hémorragies ovariennes guérissent en général avec simplicité après intervention.
Notons cependant qu’il est impossible cliniquement d’apprécier l’importance de l’hémorragie : certains épanchements très abondants ont été opérés avec un diagnostic d’appendicite.
Inversement, on peut observer un tableau d’anémie très grave et ne trouver à l’intervention que quelques cuillerées de sang dans la cavité péritonéale.
Plusieurs cas de mort sont signalés dans la littérature : ceux anciens de Scanzoni, Peuch, Trousseau et ceux plus récents de Vallist, Penny, Orth, Smith, Lurje, Bockor.
La mort qui est survenue dans un de nos cas ne peut être attribuée à l’hémorragie peu importante, elle était due à la toxi-infection causale.
La récidive de l’hémorragie a été observée par plusieurs auteurs.
Citons à ce propos l’observation très curieuse de ORTH : il opère une femme de 36 ans pour une appendicite aiguë suppurée. Quatre jours après surviennent les règles et le cinquième jour apparaissent des signes d’hémorragie interne. Orth opère, trouve un litre et demi de sang et enlève l’ovaire droit qui présente une rupture de corps jaune. L'état général se remonte, puis le lendemain s’effondre à nouveau. Orth intervient une troisième fois et trouve une rupture folliculaire gauche, enlève les annexes gauches mais ne peut sauver sa malade qui meurt trois jours après.