‹ Les Hémopéritoines génitaux non gravidiques L'Hémopéritoine expérimentalChapitre 45 sur 76 · DS · texte numérisé non relu

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bruit que devant l’anorexie, l’amaigrissement qu’elle présentait avec les signes d’un gros épanchement péritonéal, le médecin avait porté le diagnostic d’ascite tuberculeuse pour voir à son étonnement venir du sang pur à la ponction.

La perception d’une tumeur annexielle droite de la taille d’une orange fait penser PETERS à une grossesse extra-utérine et ce n’est qu'après l’ablation d’une tumeur à cellules de Krukenberg bilatérale que l’on s'explique l’hématémèse survenue 8 mois auparavant.

Diagnostic.

Ces cas cliniques passés en revue nous montrent les difficultés du diagnostic.

Jusqu'ici il n’a jamais été fait ni même discuté sans doute parce qu’on n’y a pas pensé.

Désormais nous croyons qu'il faut y songer devant une hémorragie interne survenant chez une fillette ou chez une femme ayant dépassé la ménopause comme la malade de Harte.

Chez la femme en activité génitale qui présente une hémorragie interne, on pense avant tout à la rupture de grossesse tubaire.

Mais quand on lit les observations d’hémorragie dans les tumeurs malignes de l’ovaire, on est frappé de voir que ce diagnostic a été porté devant la perception d’un gros épanchement abdominal et d’une tumeur pelvienne.

Or, si on peut percevoir la tumeur annexielle en cas de gestation ectopique rompue, ce n’est pas dans les cas d’inondation péritonéale et en tous cas la tumeur est toujours modérée.

Elle débordait au contraire l’ombilic chez la femme âgée de 44 ans dont le Douglas bombait opérée par Aufänger.

Elle apparaissait dans la partie inférieure du flanc droit chez la malade de Schuhmann.

Pensons donc à la tumeur maligne de l'ovaire quand en dehors de tout arrêt de règles, on voit survenir un syndrome d'hémorragie interne chez une malade porteuse d'une tumeur annexielle d’un certain volume.

Traitement.

La thérapeutique qui s’impose : c’est l’ablation de la tu-

meur qui saigne.

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