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Dans un autre Cas, le même auteur avait pensé à un kyste tordu de l’ovaire devant des douleurs très vives dans la fosse iliaque gauche avec vomissements durant depuis deux jours et constatation d’une masse très douloureuse dans le cul-de-sac vaginal gauche.
Plus dramatique encore avait été le tableau observé par BLocx qui, chez une femme de 35 ans, avait porté le diagnostic d’ulcus duodénal. Sa malade présentait des douleurs très vives dans la région sus-ombilicale et avait un ventre de bois. À l'intervention, il trouva une petite quantité de sang non fluide et un kyste chocolat rompu de l’ovaire gauche.
Dans un cas d’endométriome ovarien que nous avons opéré avec notre Maître, M. le Docteur WiILMOTH, nous avions fait le diagnostic clinique d’hématocèle sans en préciser la cause. En voici l'observation :
Madame T. entre à l’hôpital le 20 septembre 1933. Elle paraît souffrir vivement dans l’abdomen, mais son interrogatoire est absolument impossible du fait de son incompréhension de la langue française.
L’abdomen est souple et assez sensible. On sens dans le cul-de-sac postérieur une tuméfaction moilasse, douloureuse, qui repousse en avant le col utérin de consistance normale.
On décide d'intervenir le lendemain.
OPÉRATION (Dr. Wilmoth-Baumann). — Laparotomie médiane sousombilicale.
L’abord du petit bassin est barré par une barrière d’adhérences épiploïiques qu’il faut d’abord libérer.
Une grosse collection de sang noir se trouve enkystée dans le Douglas. Les annexes gauches sont perdues dans cette collection. L’utérus est fibromateux.
On pratique une hystérectomie supravaginale et on ferme en trois plans la paroi abdominale, croyant s’être trouvé en présence d’une hématocèle ancienne banale.
EXAMEN DES PIÈCES
La dissection de la pièce opératoire permet d'isoler la trompe gauche et de reconnaître qu’elle est sensiblement normale,
L’ovaire gauche, par contre, est transformé en un vaste kyste dont les parois se continuent avec les débris des membranes néoformées enkystant la collection du Douglas.
EXAMEN HISTOLOGIQUE (Dr. Moulonguet).
L'utérus ne présente aucune réaction déciduale, mais on y trouve des aspects d’endométriose caractéristique,
La trompe gauche présente également des figures d’endométriose (tubes avec chorion cytogène).
La paroi de la poche hématique coupée au voisinage de ce qu’on croit être sa fonction avec l’ovaire présente deux zones distinctes: uñe zone externe où on reconnaît le parenchyme ovarien et une zone interne où il n’y à que de rares tubes, mais où il y a des cellules ahsolument analogues à celles du chorion utérin.
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On retrouve dans cette observation les caractères anatomiques d’hématome juxta-ovarien que nous avons attribués aux endométriomes, la diffusion des lésions endométriables à tout le tractus génital qu’on y note n’est pas exceptionnelle.
Diagnostic.
Aussi bien dans ses formes aiguës que subaiguës, l’endométriose ovarienne hémorragique est très difficile à diagnostiquer.
Nous avons vu dans notre étude clinique que suivant les cas, ce sont les diagnostics de pachysalpingite, de rétroflexion utérine, d’appendicite aiguë, qui s'offrent en premier lieu.
La recrudescence menstruelle est de notion banale dans les affections pelviennes de la femme, mais elle affecte dans lendotriome une netteté, une constance qui lui donne une certaine valeur.
La constatation d’une masse incluse dans la cloison rectovaginale apparaissant bleutée à l’examen au speculum, devra toujours faire penser à l’endométriose.
Peut-être d’ailleurs des épreuves biologiques pourraient aider le diagnostic et nous nous proposons devant une suspicion de kyste endométrial de faire une injection de folliculine et de progestine à haute dose qui, selon toute vraisemblance, devrait amener un accroissement net des masses perçues en cas d’endométriose.
Traitement.
Les kystes endométriaux perforés doivent être enlevés, les lésions étant souvent bilatérales, l’hystérectomie subtotale devra être fréquemment pratiquée.
Il ne faut pas chercher à enlever à tout prix la totalité des lésions en cas de dissémination dans le pelvis : on s’exposerait à des lésions graves et inutiles des viscères importants. Ces lésions régresseront spontanément si la castration bilatérale a été pratiquée, la radiothérapie ovarienne en cas de castration unilatérale palliera facilement à leur développement.