LENS TES
Hystérectomie subtotale secondairement totalisée. Un drain et deux mèches dans le vagin. Cloisonnement colo vésical.
Fermeture de la paroi en trois plans.
Guérison.
EXAMEN HISTOLOGIQUE
Les parois limitant les collections hématiques sont faites uniquement de fibrine organisée.
Les trompes présentent les caractéristiques de l’endométriose tubes avec chorion cytogène.
Les ovaires sont normaux.
HEMORRAGIES INTRAPERITONEALES DANS LES SALPINGITES
De l'étude que nous avons faite des observations d’hémorragies intrapéritonéales survenues au cours de l’évolution des salpingites, il ressort que les cas publiés appartiennent à deux catégories bien différentes par le mécanisme qui a présidé aux accidents et par les manifestations cliniques de ceux-ci.
Suivant leur mécanisme, nous diviserons donc ces hémorragies en :
— hémorragies par salpingite ulcéreuse aiguës.
— hémorragies par salpingite chronique.
Hémorragies par salpingite aiguë.
Ces hémorragies sont très rares mais ce sont les seules qui réalisent un type pur d’hémorragie intrapéritonéale.
La salpingite reconnaît une étiologie variable : tuberculeuse, syphilitique ou non spécifique.
1° Salpingite tuberculeuse ulcéreuse et perforante.
La tuberculose perforante des viscères en péritoine libre paraît devoir prendre droit de cité en pathologie.
Nous-même avons avec notre maître, M. le Docteur Wrc- MOoTH fait une étude de la perforation de l’intestin tuberculeux en péritoine libre. Récemment à la Société de Chirurgie, notre maître, M. Prousr faisait un rapport sur une observation de rupture de vessie tuberculeuse.
Cette forme de tuberculose qui évolue rapidement vers la perforation avant que la séreuse péritonéale ait eu le temps de réagir en créant une barrière protectrice nous paraît très
spéciale.
CT
FREUND avait déjà signalé l’hématosalpinx lié à une tuberculose mais nous ne connaissons que trois cas de salpingite tuberculeuse ayant déterminé une hémorragie libre intrapéritonéale.
Citons d’abord le cas de DucuncG où l'erreur de diagnostic avec la grossesse extra utérine aurait eu des conséquences morales pénibles puisqu'il concernait une jeune religieuse.
Intervenant chez elle pour un syndrome d’hémorragie interne il fait les constatations suivantes :
Sang rouge dans la cavité péritonéale.
La trompe droite seule malade présentait à sa partie moyenne un renflement sphérique gros comme une noix d’où jaillit le sang par une rupture de un centimètre environ.
Les bords de cette déchirure étaient épais, fongueux. On avait l'impression de voir l'œuf faire saillie par la déchirure folliculaire.
L'examen histologique démontra avec précision qu’il s’agissait d’un tuberculome bien enkysté avec début de ramollissement et ouverture récente dans le péritoine.
L'évolution ultérieure confirma le diagnostic car la malade fut ultérieurement soignée pour De tuberculeuse fistulisée à la peau.
ULLMANN chez une jeune femme de 26 ans prise de douleur brutale et syncopale trouva deux litres de sang dans la cavité péritonéale provenant de la rupture de la trompe gauche et l'examen histologique lui montra des follicules tuberculeux au niveau des bords de la rupture.
MEYER et LAsH ne pouvaient faire, en dépit d’antécédents tuberculeux, que le diagnostic de rupture de grossesse tubaire chez leur malade qui, après une aménorrhée de un mois et deux crises douloureuses iliaques gauches, présenta une douleur subite atroce à l’hypogastre.
Ils trouvèrent à l’intervention 300 à 350 ce. de sang liquide et des caillots.
Les deux trompes présentaient des lésions macroscopiques de tuberculose, l’une d’elles était rompue au niveau de sa portion ampullaire et était le siège d’un foyer hématique qui avait disséqué également le ligament large.
2 Selpingite sybhilitique ulcéreuse.
La syphilis des annexes est très mal connue et on n’en possède qu'une douzaine d'observations qui ont permis de lui reconnaître deux formes : catarrhale et sclérogommeuse.
Deux cas d’hémorragie par syphilis salpingienne ont été publiés.
BERNADO AMarTo Lucio a publié le premier cas en 1922.
Intervenant pour hémorragie interne, il constate que le sang vient d’une ulcération cratériforme de la taille d’une pièce de cinquante centimes.
L'examen microscopique montre des lésions spécifiques caractérisées par une inflammation chronique de la trompe et des formations sclérogommeuses associées à des ulcérations.
L'observation communiquée par BurrTy à la Société des Chirurgiens de Paris en 1932 est toute différente, car il n’y à pas eu perforation tubaire, mais seulement hémorragie intratubaire avec reflux tubo-abdominal bilatéral.
Il s’agissait d’une malade traitée pour des accidents de syphilis tertiaire qui, brusquement, présenta des symptômes qui firent porter le diagnostic d’appendicite aiguë : température à 37°8, pouls à 90, douleurs et contracture dans la fosse iliaque droite.
BurTy fait l’incision de Jalaguier et est frappé par la teinte foncée qui transparaît sous le péritoine et à l'ouverture de celui-ci le sang gicle. Il fait alors une laparotomie médiane et après avoir évacué trois quarts de litre de sang fait les constatations suivantes :
Utérus petit, presque infantile et luxé en arrière.
La trompe droite, grosse comme le petit doigt, apparaît infiltrée, rouge violacée, mais sans trace de rupture et de son pavillon suinte sans arrêt du sang à raison d’une goutte toutes les deux secondes environ.
L’ovaire est gros comme une noix, polykystique et ne présente lui aussi aucune trace de rupture. Les annexes gauches sont semblables à celles de droite, mais ont été certainement le siège d’accidents inflammatoires anciens, ainsi qu'en témoigne l’existence de quelques adhérences avec PS iliaque. Comme à droite, la trompe gauche saigne sans arrêt.
Hystérectomie subtotale et ablation d’un gros appendice infiltré à contenu mucopurulent.
Lis NO
L'auteur sachant que son opérée était l’objet d’un traitement spécifique suivi, n’a pas hésité à faire le diagnostic de salpingorragie syphilitique tout en regrettant de n’avoir pas fait l’examen histologique.
Cette absence d'examen nous paraît enlever beaucoup de sa valeur à cette observation où la description macroscopique des lésions est également insuffisante et où nous regrettons par ailleurs de ne pas voir signaler la date des dernières règles.
La présence d’un appendice mucopurulent nous paraît enfin digne de retenir l’attention, car au chapitre des hémorragies ovariennes nous avons eu l’occasion d’insister sur l’association des hémorragies génitales à une appendicite évolutive et il ne nous paraît pas impossible qu’il se soit agit, dans le cas de Burty d’une salpingite aiguë hémorragique de cause semblable.
#, Salpingite aiguë non spécifique,
Nous ne connaissons que trois cas d’hémorragie intrapéritonéale par salpingite aiguë : un cas de Boppe et Renaud, un cas de Dreyfus Le Foyer et un cas que nous avons observé dans le Service de notre maître, M. le Docteur Mocqouor.
Voici tout d’abord l’observation de BoppE et RENAUD :
La trompe droite est petite sans perforation, non distendue, mais elle présente un aspect singulier. Les franges ‘tubaires sont énormes, rouges, œdématiées. La trompe est diffluente, verdâtre; à l’ouverture une sérosité brunâtre s'écoule. La muqueuse semble avoir disparu, exfoliée. L’annexe donne absolument l’impression d’une trompe « pourrie> en voie de putréfaction. La trompe gauche examinée plus soigneusement, présente absolument le même aspect. Le péritoine du ligament large est œdémateux, le tissu cellulaire du ligament large est infiltré par une sorte d’œdème mou gélatineux.
L’utérus petit est absolument vide, L’ostium uterinum de chaque côté est large, facilement cathétérisable par un fin stylet. Les ovaires sont normaux. UE,
Examen histologique. — Les fragments examinés montrent une paroi conjonctive sillonnée par des fibres musculaires dont tous les éléments sont dissociés par une large infiltration de liquide, d’œdème et de sang. Les cellules conjonctives sous forme de cellules étoilées ou fusiformes, y sont en voie de réaction inflammatoire manifeste. Il n’y a pas de muqueuse reconnaissable sauf au niveau des franges dont l’épithélium intact repose sur une charpente œdématiée et très congestionnée, mais non atteinte par l’infiltration hémorragique. De toutes parts se voient des amas de sang coagulé, mêlés à des cellules conjonctives et par endroïts semés de traînées de cellules dont il est difficile de préciser l’origine, mais dans lesquelles il est impossible de reconnaître des cellules de villosités placentaires.
La malade a avoué d’autre part que se croyant enceinte en raison