‹ Les Hémopéritoines génitaux non gravidiques L'Hémopéritoine expérimentalChapitre 67 sur 76 · I. Diagnostic positif · texte numérisé non relu

I. Diagnostic positif

Le diagnostic d’hémopéritoine n’est guère possible qu’en présence de signes d’hémorragie interne associés aux signes de localisation abdominale qui sont : la douleur hypogastrique iliaque ou scapulaire, la sensibilité exquise du Douglas, la constatation par la percussion ou la palpation d’un épanchement libre ou enkysté.

Quant à la contracture, nos observations, nos expériences, démontrent une fois de plus qu’elle est un signe rare dans les hémopéritoines.

Les auteurs qui ont insisté sur ce symptôme à la Société de Chirurgie, ont toujours fait les réserves les plus formelles sur sa fréquence.

Ces réserves n’ont pas toujours été entendues et nous ne voulons pour preuve de la tendance à prendre l'exception pour la règle et la règle pour l'exception que le titre singulier donné par LECERCLE à l'observation qu’il communiquait à la Société de Chirurgie : « hémorragie sans contracture abdominale ».

LEecÈNE, M. ProusT, ont admirablement prévu la pente dangereuse qui entrainerait certains à garder la notion paresseuse d’une clinique abdominale se faisant sur un seul signe.

Signe Capital, la contracture abdominale n’est cependant pas « le super signe de foules les catastrophes abdominales », elle n’échappe pas à cette loi générale en médecine qu’un signe n’a de valeur que positif.

Comme l’a dit M. Monpor, il ne faut demander à ce symptôme que ce qu’il peut indiquer.

Si la contracture est en chirurgie abdominale une indication opératoire formelle, une hémorragie intrapéritonéale doit être diagnostiquée, en règle en son absence, parfois malgré sa présence.

L'anamnèse, l'exploration du Douglas, l’étude attentive prolongée des signes généraux, fourniront les seuls bases solides du diagnostic exact.

Page 1