‹ Les Hémoptysies dans la Collapsothérapie PulmonaireChapitre 11 sur 32 · MERE > SR · texte numérisé non relu

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M. H..., observ. |. Le sommet gauche est retenu

à la paroi externe par deux brides nettement visibles à la radioscopie. Une caverne est apparente entre ces deux adhérences.

M. Pres observ. IV. Le poumon droit est adhérent à la base et bridé par trois ficelles à son 1/3 externe. Il existe une caverne entre ces deux adhérences.

M. B..., observ. V. Le sommet gauche est accolé à la paroï externe par une large adhérence. Il tient de plus au sommet par une ficelle très nette. Une caverne est nettement visible dans la zone adhérentielle.

M. M..., observ. VI. Localisation apicale gauche sans excavation, 2 brides adhérentielles dans la mêr. me région sur la paroi externe.

M. B..., obsérv. VIT, adhérence pariétale sous-claviculaire, caverne à à la racine de l’adhérence.

MEL. han VIII, double adhérence pariétale avec caverne entre les deux.

Mme 4... obs. IX, poumon à peine décollé à la base, on diffuses du poumon.

M. CG... obs. X. Sommet entièrement adhérent. Bulle d’air seulement visible à la base. Renseignement radiologique imprécis, caverne peu douteuse au sommet.

nn nee

M. S..., observ. XI. Poumon adhérent au sommet et à la base, adhérence moyenne. ‘Renseignements radiologiques imprécis,; caverne certaine.

. Nous ne pouvons apporter de conclusions qu'à propos des cas, observés.

On ne peut oublier l’organisation vasculaire toute spéciale du tissu qui environne un foyer tuberculeux. Piguet et Giraud l'avaient déjà mentionnée comme cause favorisante des hémoptysies « de compression ». Nous ne saurions mieux faire que de répéter avec eux l'expression de Bard, « Il existe, dit Bard, autour des lésions. fibreuses et ulcéro-fibreuses un véritable tissu aréolaire riche en vaisseaux de nouvelle formation. M. Pierre Weil à son tour, dans sa thèse, ajoutent Piguet et Giraud, a montré qu'autour des cavernes en voie de guérison il existe des vaissaux changés en véritables lacs sanguins et à parois extrêmement friables et Besançon et: De Jong ont insisté eux aussi sur ce développement anormal des vaisseaux au voisinage des lésions cicatricielles. x

Il semble bien que les tiraillements causés par la collapsothérapie soient le plus souvent à ‘l’origine du saignement.

Les hyperpressions intrapleurales sont évidemment les premières à incriminer, Mais la simple rétraction pulmonaire doit suffire à à provoquer ces hémoptysies et ceci explique pourquoi elles peuvent se produire en pressions fortement négatives. Ce sont là les raisons les plus courantes de ces hémorragies.

Mais tous les mouvements du parenchyme pulmonaire sont susceptibles parfois d'exercer leur action sur des lésions que maintient béantes la traction exercée par les adhérences. Nous Croyons avec Izar que les rapides décompressions du poumon sont à l’origine de quelques-unes de ces hémoptysies. C'est ce qui arriva sans doute dans l'observ. IX. Le poumon se comprimait mal et se décomprimait vite. Les insufflations fréquentes amenaient un va-et-vient du poumon. La suite de l'histoire du malade fut confirmative, puisqu'il a suffi” d’un épanchement abondant pour tarir les hémoptysies, en même temps que le moignon pulmônaire se trouvait de ce fait immobilisé. Enfin, nous voulons citer les circonstances où se produisit la dernière hémoptysie de l'observation X. Ce fut après une ponction la décompression pulmonaire manifeste au manomètre qui la provoqua.

Nous avons recherché chez nos malades les manifestations de ces tiraillements adhérentiels et il ne nous a pas éfé difficile de les découvrir.

Chez quelques-uns d'entre eux nous avons remarqué l'existence de symptômes fonctionnels. Ce fut de la douleur provoquée par les insufflations et qui ne cessaient pas, de la dyspnée parfois.

Les 9 pneumothorax ont été producteurs de liquide en plus ou moins grande quantité sélon peutêtre l'intensité de la distension.

Enfin, dans deux de nos observations, nous avons pu constater très nettement à la suite de ces hémop-

tysies dans un cas une rupture d’adhérence contrôlée radioscopiquement (observ. VIII) et dans l’autre (observ. VIT) une perforation suivie de pyopneumothorax et de mort rapide.

Parmi ces traumatismes la rupture de l’adhérence est le plus violent que peut causer la collapsothérapie. C’est aussi parfois le moins grave à moins qu'il soit suivi de perforation car le moignon libéré subit dé lui-même sa rétraction, De nouvelles insufflations retrouvent leur efficacité normale et favorisent cette rétraction. C’est ainsi que le pneumothorax vient à bout parfois de lui-même des accidents qu'il a causés.

Les brides qui ne lâchent pas sont au contraire souvent l'origine des hémoptysies à répétition. Les crachements de sang se reproduisent avec une fixité déconcertante chaque fois que se renouvelle la cause de la distension.

Nous pensons que ce sont le plus souvent des ruptures vasculaires qui les provoquent. Mais il pourrait peut-être se faire, dans ce cas, que la distension des vaisseaux amène en partie de la stase dans les territoires qui en dépendent. C’est ainsi que nous voulons concevoir la stase.

Nous n’avons jamais observé d' hémoptysies de stase franche. Nous ne pouvons pourtant pas nier la possibilité de leur existence. Elle serait vraisemblable s'il existait des hémoptysies rapides au . cours d’un collapsus pulmonaire complet.

En tous cas elles ne démentiraient en rien la des-

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