OBSERVATION XIII : À
Mme Gu..., malade depuis octobre 1920, s’est soignée à la Fuyolle, puis est rentrée chez elle se croyant guérie. Elle rechute en 1926, entre à Bligny en septembre 1929. Son état général est bon, sa température se maintient à 37°6. Elle crache par jour les deux tiers d’un grand crachoir d'hôpital, son expectoration est fortement bacillifère. L'auscultation révèle des signes cavitaires du sommet droit, surtout nets en avant, quelques bruits suspects à gauche peut être transmis. Sur la radiographie apparaît une image cavilaire volumineuse sous la clavicule droite, Une lentative,de pneumothorax est faite en novembre sans résultat. On effectue une phrénicectomie droite le 23 novembre. Dès le 24 novembre la malade se met à cracher du sang. 12 crachats rouges par jour environ, La température monte à 38°. Chaque jour, jusqu’au 317 décembre, quelques crachats demeurent teintés. Les phénomènes hémoptoïques s’espacent ensuile pour cesser vers le 12 janvier, Hs ne se sont pas reproduits depuis. Ils n’ont eu aucun rapport avec les règles. Le 30 novembre on notait que le diaphragme avait fait une faible ascension de 5 à 6 cm. seulement, la respiration était très diminuée à la base droite. Les bruits hu-
mides persistaient au sommet droit,
OBSERVATION pre
M. Gx . était porteur d'un pneumothorax en cours depuis le 29 décembre rg»8. Le poumon était mal comprimé tenant à la paroi par deux ficelles, une à l'extrême sommet, l’autre à là partie externe du tiers supérieur du sommet. Une large caverne apparaissait à la partie supérieure du moignon entre les deux adhérences. | ; à :
Les insufflations se pratiquaient régulièrement tous les 10 jours. Les quantités d'air injectées étaient toujours les mê- ‘mes, 400 à 450 d'air pour arriver régulièrement en partant de — 4 — 5 aux! pressions de 0. Le malade avait engraissé de 3 kgs depuis le début de son pneumothorax. Il n’y avait plus de bacilles dans ses s crachals. Les signes stéthoscopiques avaient disparu. ;
Depuis juin, il maigrissait, il n'avait pas de fièvre, mais
il s’était mis à cracher davantage au début du mois de juillei. On a trouvé brusquement de nombreux: râles humides au sommet du née pulmonaire.
Le 9 juillet, M. G... a eraché un peu de sang. Les phénomènes se sont le progressivement amandés avec la reprise plus fréquente des insufflations. Le malade, 6 mois après, pouvait quitter le sanatorium. Aueun autre incident n'était
apparu.