OBSERVATION XV
M. F.., 19 ans, étudiant en droit, entré à Bligny le 5 septembre 1922. Malade après une hémoptysie survenue au moment de Pâques r9r7. IL a eu g hémoptysies depuis avec fièvre et s’est soigné en maints ‘endroits.
On constate à son entrée que le sommet droit est us par une tuberculose ulcéro-caséeuse. Le poumon gauche n’est pas intact, on entend quelques crépitations dans la partie
moyenne et dans l’aisselle. IL est parsemé de taches floues à
la radioscopie. Le malade n’avait pas de fièvre, il crachaït 20
fois par jour environ et on trouvait dans ses crachats des B. K.
Le 10 octobre il est pris à Blignyÿ d'hémoptysies qui recommencent le 0 novembre avec réaction thermique violente et point de côté à droite, Le 30 décembre, les crachats sanglants deviennent excessivement abondants. Un pneumothorax est créé à droite le 4 janvier, Piqué au-dessus du mamelon, un peu en dehors, 250 de gaz (P. 1. — 4 P. T. — 1/2). La bulle gazeuse est à à peine visible à la base abaissant l’hémidiaphragme où une bride adhérentielle est nettement visible. 2° insufflation le 6 janvier, 75 cm8 d’O. et 5o d’air passent difficilement, sans que l’on puisse obtenir de pression exacte. On pi-
que alors en arrière vers la pointe de l’omoplate. 456 d'air pas-
sent (P. I — 7, P. T. — )).
Le:13 janvier, on ne peut passer ‘en arrière, on pique sur la ligne axillaire basse (air 325 A4P: 1048 PAT: + 7} Le pneu mothorax depuis est toujours resté incomplet. Le poumon adhérait au sommet et à la base. Les insufflations laissaient des pressions fortement positives. Les B,. K. persistaient abondants dans les crachats. On notail une déviation médiastinale assez accentuée. On fut obligé de diminuer les insufflations à cause des constatations gauches.
Le malade a craché souvent du sang. ij
.Le 5 mars 1923, sans réaction thermique.
Le 13 septembre 1923, sans réaction thermique.
Du >; au 18 février, crachats répétés avec fièvre.
En même temps, les signes anormaux devenaient plus précis et plus étendus à lauscultation, Un souffle cavitaire était nettement perceptible. Le moignon pulmonaire se creusait de plusieurs nouvelles cavités.
Le malade avait quitté Bligny le 9 avril 1924. Le 14 juillet 1925, revenu en visite au sanatorium, il a été pris d’une hé: moptysie qui a nécessité son hospitalisation immédiate. *
Les hémoptysies n’ont pas cessé depuis. La cavité pleurale
était comblée de liquide, on n’a pu augmenter le collapsus, on a obtenu + 26 de pression sans résultat.
Mort le 7 septembre 1925.
Liquide jaune sale; r litre et demi environ dans l’hémithorax droit, plèvre épaisse, véritable parchemin de un demi centimètre d'épaisseur. Le décollement du sommet du moignon pulmonaire est très laborieux à cause de la pachypleurite
et de la symphyse,.
A OBSERYATION XVI
M. ES: Pneumothorax ut gauche créé à l'hôpital St- Joseph, le 7 7 juin 1928, dans le service de M. Genevrier. Entré à Bligny . 5 septembre: ;
Aucun épisode anormal n’était encore survenu au cours de l'entretien du pneumothorax. L'état général était bon. Pas de B. K. dans les crachats, pas de fièvre. Respiration supplémentaire à droite, d'apparence normale. Murmure vésiculaire. diminué à gauche sans être supprimé, avec persistance de crépitations himides disséminées sans signes de foyer. Poumon gauche bien comprimé, mais déviation médiaslinale, On espace les insufflalions, puis on les pratique tous les 15 jours, maintenant le collapsus existant qui semblait suffisant.
Le »2 octobre et sans aucun rapport avec les insufflations précédentes à Foccasion d'un effort montant rapidement un escalier, quelques crachats rouges lui montent à la gorge. Il remplit un demi erachoiïir de sang. L'hémoptysie n’est pas suivie de fièvre. Les insufflations n’ont pas été poussées en raison- de la déviation médiastinäle accentuée à cette époque.
Une crise liquidienne est bientôt survenue, puis la fièvre est restée à 3g°-40°. Après quelque temps, lorsque le liquide eut diminué, on tenta inutilement d’accentuer le collapsus. L’évo-
lution se continua dans le moignou. Le malade est encore alité.