HEURE
courant de décharge (Maurice Virrarer, MouisseT et CHaLtrEeR). Plus tard, l’ascite réalisant une compression profonde, les hémorragies deviennent plus rares sauf dans les cas ou une ponction trop rapide réalise une brusque déplétion abdominale qui favorise la rupture.
Toutes ces explications sont problématiques ; on peut leur objecter
1) Les cas des varices œsophagiennes observées en dehors de toute cirrhose. Ils sont assez fréquents et nous aurons à y revenir. Dès 1890 Lerure publiait un cas de varices veineuses de l’œsophage dans l’alcoolisme chronique où l’autopsie avait montré une cirrhose splénique très marquée, mais un foie sain. L'observation est admirable de précision, et LETULLE remarque en particulier l'existence d’une thrombose ancienne de la veine grande mésaraique au niveau de sa terminaison. À propos de cette observation Leruze rappelle l’historique des varices æœsophagiennes et note que son cas n’est pas le prenuer dans lequel « on ait noté la disproportion existant entre l’état peu pathologique du foie et l’énorme distension des veines œsophagiennes ».
« La cirrhose hépatique la plus commune et la plus facilement appréciable des altérations matérielles qui précèdent l’ectasie des veines sous-muqueuses de l’appareil gastro-æsophagien n’est pas la lésion constante et nécessaire, elle n’est pas non plus la cause déterminante unique ».
« La pathogénie doit donc rechercher ailleurs, en