LA BE
elle plus souvent qu’on ne l’admet en général, au moins à titre d'appoint, dans la pathogénie des hémorragies gastro-intestinales des cirrhotiques ».
D'ailleurs, les cas sur lesquels ils s’appuient concernent des hématémèses survenues à une période avancée de la cirrhose ce qui est rare. Rien ne justifie plus leur opinion quand lhémorragie survient au cours d’une cirrhose latente, qui ne donne aucun signe de défaillance hépatique. Et comment expliquer que ce soient les cirrhoses hypertrophiques de Hanor et GILBERT, où l’insuflisance hépatique est en général modérée, qui se compliquent des hémorragies gastro-intestinales les plus fréquentes et les plus graves.
Il reste de cette discussion qu’à l’origine des hématémèses des cirrhoses, on peut incriminer à coup sûr une fragilité capillaire localisée, parfois avec dilatation variqueuse des veines ; mais qu’on ne peut retenir pour expliquer ce fait ni la stase ni l’insuffisance hépatique.
Que les auteurs attribuent ces hémorragies gastrointestinales aux varices œsophagiennes rompues ou simplement à une congestion dans le domaine de la veine porte, à une altération humorale d’origine hépatique, ou à la fragilité locale des capillaires, on voit que dans tous les cas, le mécanisme seul de Fhémorragie est l’objet de la discussion. Mais l’organe auquel on l’attribue est, en quelque sorte, à priori, le foie.
SRE ro
C’est là ce qui fait l’obscurité du problème.
Il nous semble que l’on aurait dû se demander : 1° Quel est l’organe responsable des hémorragies ; 2° Par quel mécanisme.
Il faut donc reprendre la question à son origine.