CAROL
1) l'existence de lésions du foie, isolées, sans lésions spléniques, où n’existe malgré la gravité de l'atteinte aueun syndrôme hémorragipare. ;
2) l'existence d’affections de la rate s’accompaonant d’un syndrome hémorragipare en tous points identique à celui des cirrhotiques, sans qu'al existe de lésions hépatiques et dont la guérison s’obtient, ce qui est concluant, par la splénectomue.
Lésions graves du foie sans hémorragies : «elles me sont pas à dire vrai très fréquentes, le couplage physiologique foie, rate, étant très étroit, et les désions des 2 organes le plus souvent associées cliniquement, et nous le verrons expérimentalement ; on a cependant pu observer des atrophies jaunes aiguës du foie sans syndrome hémorragique.
Dans une communication récente MM. Cnagror, Busson et J. MEnNEcIER, rapportaient des cas d’atrophie jaune aiguë du foie, par AropHan et rappelaient les épidémies d’ictères graves observées récemment en Angleterre, au Danemark, et en Europe centrale ; 1l y a parmi les observations des cas où cœxistaient l’atrophie jaune aiguë du foie et la splénomégalie. Or ce sont les seuls (obs. XXXVIIT- XXX VIII) où des hémorragies survimrent, ces observations sont d’ailleurs d'interprétation ‘délicate.
Dans les autres cas le foie sembla touché à l’exclus on de la rate, or 1l n y est pas signalé d’hémorragies.
Les hépatites ictérigènes de la lithiase offrent des exemples semblables : on y observe des lésions du
EM Étae
parenchyme hépatique qui « frappent par leur extension et leur intensité mattendues ». Si les cellules hépatiques sont gravement atteintes, les cellules de Kupprer semblent relativement épargnées !
La rate est indemne. Ainsi l’appareil réticuloendothélial est peu touché, mais le parenchyme hépatique très gravement atteint.
Si c’est lui dont les lésions entraînent un syndrome hémorragipare, les malades devraient abondamment saigner.
Or, dit Carozrr dans sa thèse « 1l n’en reste pas moins surprenant que d'aussi graves altérations fussent compatibles avec une intelligence intacte, une force conservée, une crase sanguine normale, jusqu’au jour de l'intervention. » |
Dans son observation I le temps de saignement est de 3 minutes, le temps de coagulation de 4".
Dans l’observation IT, le temps de saignement — 2’ le temps de coagulation = 4’. Il n’y avait pas d’hémorragies.
Ainsi la preuve est faite que lorsque la lésion du parenchyme hépatique ne s'accompagne pas d’une atteinte du système réticulo endothéhal, il n’y a pas de syndrome hémorragique.
Inversement, on rencontre couramment des affections qui épargnent à coup sûr le foie, et qui s’accompagnent cependant d’hémorragies identiques à celles observées chez les cirrhotiques avec les mêmes troubles de la crase sanguine.
Ces affections sont toutes plus ou moins splé-