‹ Les Hémorragies Méningées CataménialesChapitre 11 sur 29 · NEC NE · texte numérisé non relu

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fragilité vasculaire procède d’une cause plus générale, peut-être une atteinte des glandes endocrines, imputable elle-même dans le cas particulier à une infection congénitale telle que la syphilis. Quant au facteur cataménial, il joue peut-être avant tout le rôle de circonstance favorisante dans le déterminisme de l’hémorragie spontanée : c’est l’époque peut-être où toutes les conditions vont se trouver requises pour que ces accidents hémorragiques se produisent.

En outre, l’une et l’autre de ces observations, font la preuve d’antécédents nerveux : Dans le 1€T cas, ces antécédents sont de longue date : ils remontent, on l’a vu, à la première enfance ; 1l y a eu hémiplégie infantile à 18 mois ; il y a eu un premier épisode méningé à 18 ans, et toutes les fois des convulsions ont marqué le tableau chinique ; de même au cours de PH. M. qui fait l’objet de l'observation, des convulsions ont été signalées. Dans le 2€ cas, ces antécédents sont plus récents et plus discrets : 1l s’agit d’une nature douée d’une émotivité excessive, et souffrant de céphalées depuis plusieurs mois. Ne peut-on pas voir dans ce fait l'illustration d’une notion nouvelle et n’existe-t-1l pas dans certains cas, une certaine susceptibilité nerveuse qui justifierait la localisation méningée de lhémorragie spon-

tanée ?

CHÈNE et BErper, dans un article paru en 1930, et ayant pour titre : Hémorragie méningée et menstruation, publient deux observations, très complè-

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tement étudiées, qui ne manquent pas non plus d’être instructives.

Ogs. IX. — « L’une est celle d’une femme de 38 ans qui a toujours vu des règles normales.

Le 24 octobre, le lendemain du jour où avait débuté une période menstruelle, elle est amenée à l’hôpital dans un état de collapsus : le début remontait à quelques heures et avait été brutal.

L'examen à son entrée signale seulement un cœur assourdi, une tension artérielle élevée à 15/11. Une légère albuminurie et une azotémie de 0,40 °/,.

Le 26 octobre elle se plaint d’une céphalée qui s’exacerbe. Elle vomit. Sa température monte à 3805.

La tension artérielle est de 17/12.

Il existe un syndrome méningé.

Et une ponction lombaire permet de retirer un liquide sanglant, sans lymphocytose, et qui devait rester stérile à l’ensemencement.

Jusqu'au 2 novembre la température s’éleva jusqu’à 400. Le pouls est ralenti et instable. Aux lèvres sort un bouquet d’herpès.

L’hémoculture ne pousse pas.

La tension artérielle se maintient à 17.

L’albuminurie persiste.

L'azotémie monte et atteint un taux de 0,75 °/,.

Dans le sang le B.-W. est négatif.

Enfin un temps de saignement est de 2 minutes. Un temps de coagulation mesuré sur lame, de 10 minutes.

Le 3 novembre la température redescend en lvsis.

La tension artérielle descend à 12/8.

L’azotémie s’abaisse à 0,55 /,.

Ainsi s'éteint la Îre phase de la maladie.

Mais le 11 novembre en même temps que la céphalée re-

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