PRR/ SAS
gauche du foie, elle est-recouverte par une capsule inégale et épaissie.
Sa teinte, sa consistance, sa tranche sont normales.
— Le foie est considérablement hypertrophié. Il pèse 1900 grammes.
De teinte jaune chamois, 1l est d’une consistance ferme.
Il ne crie pas sous‘le couteau.
La tranche de section présente une teinte jaune foncé assez uniforme.
— Les reins sont normaux.
— Le cœur et les poumons ne présentent rien de notable.
— Les ovaires sont tous deux scléro-kystiques.
Ogs. IT (Agrami). — Jlémorragie méningée survenue chez une femme jeune lors d'une époque menstruelle. Poussée d’hypertension artérielle paroxystique simultanée.
La malade était âgée de 33 ans.
Le 13 octobre 1933 elle est transportée à l'hôpital.
— Elle se plaint d’une céphalée atroce de siège surtout occipital. Elle est parfaitement lucide et consciente, et raconte parfaitement le mode de début des accidents actuels.
— Le lundi 9 octobre elle aurait fait un déjeuner un peu plus copieux que de coutume. Vers deux heures de l’aprèsmidi, brusquement, elle fut prise d’un vertige et ressentit une violente douleur à la nuque. Aussitôt elle fut frappée de surdité complète et de cécité. Mais à aucun moment elle ne perdit connaissance. Après une demi-heure, la surdité et la cécité s'étaient complètement dissipées ; tandis que la céphalée occipitale persista, tenace et vive. À la fin de l'après-midi, elle eut un vomissement suivi bientôt d’autres vomissements abondants, et d’une forte diarrhée.
Le lendemain, ces vomissements devaient se répéter sans effort à l’occasion de chaque tentative d'alimentation. En même temps elle se sentit envahie par une certaine rai-
André Amphoux. 4
deur marquée surtout à la nuque et au tronc. Enfin elle ajoute que le matin même du jour où se déroulèrent ces accidents, elle vit ses règles, apparues, du reste, à leur date normale.
— À l’examen la température est au voisinage de 380.
La contracture est des plus nettes :
— Raideur de la nuque assez marquée. Les mouvements de flexion et d’extension provoqués sont très limités.
— Le signe de Kernig recherché sur la malade couchée, est également manifeste et arrache un cri de douleur à la malade.
— Les réflexes tendineux, contrairement à toute attente, sont abolis aux membres inférieurs : les deux rotuliens comme les deux achilléens, ne répondent pas.
Aux membres supérieurs, les radiaux existent seuls, et sont du reste faibles.
Des deux côtés le réflexe cutané plantaire se fait normalement en flexion.
Les pupilles réagissent normalement à la lumière comme à la distance. Le fond d’œil n’a rien montré d’anormal. Pas non plus de paralysie de la musculature extrinsèque (ou intrinsèque).
— Une ponction lombaire est pratiquée sur la malade couchée
Elle ramène un liquide franchement hémorragique, également rouge dans les 3 tubes.
Sa tension s'élève à 35 au manomètre de Claude. Le laboratoire signale de très rares lymphocytes dans le eulot de centrifugation.
— L'examen du cœur a révélé un souffle systolique à la base, qui se propage le long du bord droit du sternum. Mais il varie suivant la position de la malade, et d’un moment à l’autre au cours de l'examen. Il n’est pas constant : il semble qu'il soit extra-cardiaque.
À la base on perçoit encore un clangor du 2€ bruit.