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plus générale et ne se déclanchent que sous l'influence d’un ensemble de facteurs déterminés réalisant temporairement des circonstances favorables telles qu'on les rencontre peut-être lors du molimen cataménial.
Aussi n’aborderons-nous leur étude qu’au chapitre suivant, consacré aux conditions cataméniales d’apparition de l’hémorragie méningée.
Ceci nous conduit à faire une allusion aux observations d’hémorragie méningée cataméniale, que l’on ne peut imputer à aucune étiologie apparente, et qui paraissent véritablement essentielles. Pour ces cas devant lesquels on ne peut faire état d’aucun terrain constitutionnel prédisposant, on verra s’il n’y a pas lieu, en considérant l’échéance menstruelle de l’accident hémorragique, de rechercher quels phénomènes passagers peuvent à eux seuls réaliser momentanément un concours de circonstances favorables aux hémorragies spontanées, dont 1l ne persiste plus dans l'intervalle dés règles aucun indice.
De ce qui précède nous voulons seulement retenir ces conclusions
l’état hémogénique, quand il existe, représente une dyscrasie hémorragipare suflisante sous certaines influences que nous préciserons plus tard, pour déterminer la production d’hémorragies spontanées.
Quand l’hémogénie vraie, telle que nous la concevons, fondée sur des tests et épreuves sanguines
DE
précis, ne peut pas être invoquée, on peut mettre en évidence d'autre diathèse, d'autre terrain constitutionnel ou acquis, tel qu’une hypertension artérielle ou des troubles vasculaires ou glandulaires d’origine infectieuse, hérédo-syphilitique, pex exemple. Ce sont autant de facteurs, favorables sans doute, à des phénomènes hémorragiques, mais insuffisants par eux-mêmes à déterminer la rupture vasculaire qui est la-condition de l’hémorragie spon-
tanée. Il faut donc qu’à ces processus permanents s'associent des circonstances ou des phénomènes oceasionnels. Or toutes les fois que ies conditions sont . remplies pour que se produise lhémorragie, se trouvent précisément réunis certains éléments essentiels da syndrome hémogénique, à savoir : la fragilité vasculaire (sans laquelle 1 n’y à pas de rupture vasculaire), et la rupture vasculaire spontanée (sans laquelle il n’y a pas d’hémorragie). Ceci reviendrait à dire que toute hémorragie spontanée et par conséquent les hémorragies méningées eatamémiales, implique nécessairement un état hémogénique au moins transitoire. C’est ee qui ressort d’une très intéressante communication de P. E. Wexrz à la Société Médicale des Hôpitaux (14 mars 1924) dans laquelle il apporte par des observations la preuve, que très souvent au cours des hémorragies ménimgées d’origine capillaire on retrouve chez le malade, sans que celui-ci soit de constitution hémogénique, l’un ou l’autre des troubles de la crase sanguine caräctéristique de hémorragie (temps de saignement troublé
dans sa durée ou dans son rythme, caillot modifié dans sa rétractilité. Le signe du lacet, seul, n’a pas été recherché) (1). Tous ces troubles sont frustes, souvent isolés, transitoires et parcellaires, se retrouvant en un point du corps et pas en un autre. Et ceci nous permet de souligner à nouveau l’importance des formes frustes, localisées et partielles de lhémogéme, formes souvent passagères, quasi paroxystiques, et d’insister à nouveau sur la nécessité pour établix la réalité ou la non-existence de ce syndrome, de procéder à des examens multiples dans le temps et dans l’espace. C’est ce qui n’a pas pu être fait systématiquement dans les premières observations que nous avons recueillies puisque la notion d’hémogénie était encore méconnue ; et cette lacune leur confère sur ce point d'ordre étiologique et pathogénique une moindre valeur. [1 n’est pas dit du reste que nous ne soyons pas parfois impuissants par nos procédés d'investigation actuels à extérioriser certaines formes discrètes ou parcellaires de dyscrasie hémogénique (2).
{i Nous même, dans le service de notre maître, le DT Grener, avons pu mettre en évidence ehez un garçon de 13 ans qui fit une hémorragie mémingée dont l’étiologie est demeurée obscure, lexistence d'un signe du lacet passager, puisqu'on ne devait plus le retrouver après quelques jours. Ce stigmate resta isolé, sans modification du temps de saignement, du temps de coagulation et des caractères du caillot. Ni dans les antécédents, ni par la suite on ne retrouva d’ailleurs aucun épisode hémorragipare.
(2) Voir note (1) page 77.