‹ Les Hémorragies Méningées CataménialesChapitre 9 sur 29 · COS · texte numérisé non relu

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hémorragie méningée bénigne précédée pendant 5 à 6 jours de céphalée ; hémorragie méningée dont l’étiologie est demeurée complètement obscure. Hémorragie méningée spontanée, dirait-on aujourd’hui; or, nous verrons que le plus souvent, les H. M. qui nous intéressent sont précisément spontanées en apparence ; hémorragie ménimgée curable enfin : c’est là un caractère fréquemment observé dans les H. M. des sujets jeunes à quelque étiologie

qu'elles ressortissent.

La seconde observation a été rapporté en 1904 à la Société Médicale des hôpitaux par LeTuLze et Lemierre. Elle diffère de la précédente par son

issue fatale.

Ogs. II. — « Une jeune fille de 20 ans, sans aucun antécédent (syphilitique ou infectieux) sans aucun prodrome fait une hémorragie méningée, marquée par un 1etus brutal

et du coma ; Le jour même étaient apparues les règles.

Aucune étiologie ne peut être invoquée.

Après 9 Jours de maladie, la malade meurt.

L’autopsie signale seulement un caillot récent sur un

corps jaune de l'ovaire droit. »

lei encore nous ne pouvons faire plus que de souligner la coexistence entre le déclanchement de l’hémorragie méningée et l'apparition d’une époque menstruelle. Ici encore l’accident méningé survient en pleine santé chez une femme jeune, et l’étiologie de l’hémorragie reste absolument méconnue. Au

PR ue

contraire de lObs. E le début semble avoir été brutal et s'être accompagné de coma; d'autre part, la malade a succombé ; et ceci nous laisse entrevoir que ces hémorragies méningées chez les sujets jeunes ne sont pas toutes a priori bénignes et curables. Il faut en rapprocher cette autre histoire rapportée à la Société Médicale des Hôpitaux, en 1908, par Jules RENAULT, et observée par Ch. BERNARD :

O8s. IT. — « Fn pleine période menstruelle, une femme en parfaite santé apparente éprouve un malaise subit avec céphalée très vive et tombe dans le coma. Elle meurt après 4 jours et à l’autopsie on trouve une hémorragie sousarachnoïdienne pure, ayant distendu les méninges, mais laissé intacts le cerveau et la moelle. »

L'auteur et le rapporteur, frappés sans doute par la caractère catamémial, et par l’absence de facteur étiologique avéré, indiquent l'intérêt qu'il y aurait à préciser le rôle éventuel joué par les règles, et invoquent à l’origine de l’hémorragie méningée des troubles cireulatoires d’ordre congestif ou pléthorique, liés au flux menstruel et à la congestion du petit bassin, mais ils ne fournissent aucune précision

sur le mécanisme de ces phénomènes tel qu'ils le conçoivent.

Deux autres observations datent de 1910. Elles furent rapportées par Forrer et CHevrez dans un travail important qu'il consacrèrent à l’étude des hémorragies méningées sous-arachnoïdiennes spontanées chez des sujets jeunes.

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