‹ Les Hémorragies MéningéesChapitre 10 sur 34 · I, — HÉMORRAGIE MÉNINGÉE DU NOUVEAU*NÉ · texte numérisé non relu

I, — HÉMORRAGIE MÉNINGÉE DU NOUVEAU*NÉ

… En réalité, l’hémorragie méningée du nouveau-né

ne présente pas d'histoire clinique bien intéressante,

Il s’agit d’un enfant qui, à la suite d’un accouchement J, Aubert 3

difficile ayant nécessité une application de forceps, naît en état de mort apparente.

Quelquefois la mort est tardive; dans ce cas la cyanose persiste jusqu'à la fin et les signes d’asphyxie diminuent. L'enfant est dans le coma, ilne crie pas, pourtant on pourrait déceler à un examen attentif des symptômes d'ordre méningé. Il existe parfois de la raideur de la nuque, des convulsions. On peut isoler des paralysies, une hémiplégie ou une simple parésie des muscles du cou. "+ |

I existe de l'exagération des réflexes, le signe de Bahinati a élé noté,

Tous ces symptômes ont une grande valeur PATES oetihe: étant donnée la fréquence de l’hémorragie ménirgée dans ces conditions. D'ailleurs, cette forme dun nouveau-né est des plus graves puisque, si elle n’entraîne pas la mort, elle laisse du moins teujeurs une trace indélébile de son passage sous forme de séquelles telles que la maladie de Little, la diplégié infantile,:ou tout au moins un amoindrissement mental très aceusé. Aussi Meara, dans son étude sur kes états simulant la méningite (1910), insiste-t-il sur la nécessité de tenter une intervention qui, si elle amène fréquemment la mort, laisse au moins quelques chances de remédier à l’état si lamentable que présente un enfant en cas de survie.

D'ailleurs la ponction lombaire doit être pratiquée, puisque Dutreix (1905) en montrant sa valeur diagnostique rapporte quelques cas de guérison.

EE Ce 11. — HÉMORRAGIES MÉNINGÉES DE L’ADULTE

À. — Hémorragie méningée chirurgicale

L’hémorragie méningée chirurgicale, bien connue depuis le mémoire de Gérard Marchand, présente un intérêt plus considérable, car il s’agit de la différencier, quand elle existe, du syndrome traumatique au milieu duquel elle se constitue. L'intervention chirurgicale, si efficace en effet, aura d’autant plus de chances de réussir qu’elle sera plus précoce. a

D'ailleurs, cette modalité clinique correspond par exception à une forme anatomique déterminée, puisqu'il s’agit presque toujours d’ hémorragie süsdure-mérienne.Ses conditions étiologiques expliquent d’ailleurs son aspect clinique. NA

Le malade subit un traumatisme et il se présente en état de shock, pâle, les muqueuses décolorées, la respiration stertoreuse. La perte de connaissance souvent complète ne fait que traduire l'intensité du trauma sans préciser la nature des lésions. a

Pourtant, sous l'influence des toniques le blessé reprend connaissance, il peut parfois se lever et il semble qu’il ne s’agisse là que d’une simple commotion cérébrale. Mais dans cette phase qui correspond à l'intervalle lucide de ‘J.-L. Faure, dénommé Frei-intervalle par les auteurs allemands, l’épanchement se constitue peu à peu, et quand il a acquis un certain volume, brusquement apparaissent des

phénomènes de compression. Une hémiplégie se constitue soudain, accompagnée de convulsions, et bientôt le malade entre de nouveau dans le coma, dont il ne sort plus désormais. La mort survient en effet d'une façon plus ou moins rapide suivant le siège et le volume de l’épanchement.

Tele est, dans son ensemble, l’évolution de cette forme. A ta seconde période, la succession des accidenis est tellement typique que le diagnostic s'impose. Mais au début, alors que le malade est encore en état de shock, il faut savoir dépister les symptômes d'irritation méningée qui peu à peu s’accusent en même temps que l'épanchement se constitue.

À cet égard le ralentissement du pouls est un bon signe, et bien que le pouls soit d'ordinaire ralenti dans l’état de shock, ici ce phénomène est très accusé, et le pouls présente ce caractère particulier de rester indifférent aux toniques.

Griessinger a insisté sur l'élargissement de la

pupille du côté de la lésion ; enfin Forgue a noté la stase papillaire qui va en s’accusant du côté de l’'épanchement.

. Il peut encore exister un certain degré de parésie d’un côté en même temps qu’on constate une diminution des réflexes. Mais tous ces symptômes sont très incertains, et c’est surtout l’évolution qui dicte l'opportunité de l'intervention chirurgicale.

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