‹ Les Hémorragies MéningéesChapitre 31 sur 34 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Nous serons volontairement trés bref. La ponction lombaire, dont nous avons pu juger l’énorme importance diagnostique, a un effet thérapeutique incontestable, puisque même, dans les cas malheureux, elle produit une sédation rapide des symptômes. Celle sédation est longue dans les formes bénignes,de courte durée dans les formes graves, et nous ne pouvons avoir de meilleur guide pour juger si nous devons ponctionner à nouveau.

Cette intervention elle-même n’a pas été sans critiques : on a prétendu qu'elle favorisait l’épanchement en empêchant la formation du caillot sanguin et on l’a rendue responsable des cas de mort signalés (une quarantaine environ dans la littérature médicale). Sicard affirme que ces accidents ne doivent jamais se produire si l’on observe une série de précautions qu'il indique, en particulier la position du malade en décubitus latéral.

Mais les nombreux cas de guérison dus à la ponction lombaire justifient suffisamment cette pratique pour qu'il soit inutile d’insister davantage. Il sera prudent toutefois de ne pas évacuer complètement

J. Aubert 7

la cavité des méninges afin de ne pas produire uné décompression trop marquée.

Nous disposons d’ailleurs d’un autre moyenthérapeutique : la trépanation, formellement indiquée dans les cas où après un traumatisme les signes de compression cérébrale apparaissent et s’accusent. Il s’agit là, ilest vrai, d’hémorragie sus-dure-mérienne. Pourtant si nous avons affaire à une hémorragie méningée paraissant bien localisée, fût-elle sous-arachnoïdienne,il ne sera pasillogique de discuter l’intervention chirurgicale ; on ne la repoussera d'emblée que si quelque signe permet d'affirmer une lésion cérébrale sous-jacente.

Page 1