LE PIGMENT PALUSTRE
Dans le paludisme chronique il se forme à côté de grandes quantités d’hémosidérine, un pigment spécial, le pigment palustre ou hémozoïne. Nous sommes d’avis qu’il ne faut pas nommer ce pigment «mélanine», ce qui conduit continuellement à des confusions déjà si fréquentes lorsqu'il est question de pigment. Ce pigment palustre n’a en effet rien de commun avec la mélanine de la peau, comme AscoLtr et BRowN l'ont démontré. Il se présente sous forme de grains brun-noirâtres biréfringents (LANGERON). D'après HUECK le pigment palustre est dissous par les acides en solution alcoolique chaude et par les bases ; il ne donne ni les réactions du fer, ni celles des graisses et des lipoïdes et ne réduit pas le nitrate d'argent ammoniacal.- Quant à l’action des décolorants, les indications des auteurs ne concordent pas: d’après LANGERON, le pigment palustre résiste à l’eau oxygénée et au permanganate de potasse, HUECK, par contre, prétend que le pigment se décolore sous l'influence de ces réactifs. Malheureusement, faute de matériel paludéen, nous n'avons pu nous former une opinion personnelle sur ce point.
Quant à la nature du pigment palustre, on admet généralement, depuis les recherches de CARBONE, Ascorr et