‹ Les hérétique d'Italie (volume 2)Chapitre 11 sur 22 · II · texte numérisé non relu

II

poursuites de MgrDellaCasa contre Vergerio.

i disertare Leida 1 A 8 det HUE o SORTE

ei eroine ete., tout en avertissant Vi otre Seigneurie ré- Bissini e que Je ‘stu pini detti que 46 Gala MAL ne pas à Rome, »

dans SRI mai, au cardi-

‘€ Je ferai tout mon possible pout envoyer par le prochain cour- SE AGENT Capo d'Istria; en eme Lu pour mettre fin # ‘ses angoisses, i il n'y avait pas de

(ft moyen que de venir ome. Je l’ai donc rassuré, en lui

il [érangement d'un voyage

e En nt dans de ce devoir, ete. »

e pape; lui aussi, insistait pour avoir sous les yeux le ci perso, male MerDella Cara sui CAR

asp énemalens ii: qui ren-

PIERRE-PAUL VERGERIO. 405

Papadopoli de grand savant, par Vergerio « du plus inepte suppòt des papes. »

Et le 5 janvier 1549, Mgr Della Casa écrivait :

« Ce matin, on a expédié à Grisoni les lettres ducales pour qu’il envoie ici les procès intentés à sa requête : je lui ai fait écrire à part de déterminer ce recteur, avec lequel il me semble que Sa Seigneurie est en parfait accord, à écrire à la Signoria, et à faire un bon et fidèle rapport comme il peut et doit le faire, en vérité; et alors on obtiendra facilementl’intervention du bras séculier pour Pola et les autres villes... Il m'est impossible de mettre la main sur ce bienheureux évèque Vergerio, qui est ici, mais incognito. J'ai néanmoins, en causant avec l’ambassadeur de France qui d'ordinaire me le recommande très-souvent, manœuvré avec dextérité, pour qu’il me l’amenàt un jour chez moi ; il me l’a bien promis, mais il m’a dit qu’il avaitappris que l’évêque était malade dela goutte. Lorsque je l’aurai prié et supplié de s’en venir à Rome, je serais d’avis, au cas où il ne voudrait pas y venir, de m’entendre avec la Signoria pour l'arrêter; car je doute fort que, si je lui présente le monitoire, il y fasse droit. Il est vrai qu’au cas même où la Signoria me le consignerait, je n’espère pas obtenir la permission de l'envoyer hors de sa juridiction épiscopale. »

Grisoni dans les deux diocèses de Capo d'Istria et de Pola avait usé de moyens très-rigoureux, faisant fouiller les maisons pour y découvrir des livres défendus ‘, faisant chasser les personnes suspectes, et menaçant d’envoyer au bûcher quiconque ne s’accuserait pas ou ne consignerait pas les bibles en langue vulgaire. Préchant un jour à Capo d’Istria, il disait : « Vous voyez les calamités « qui vous affligent depuis quelques années: vos mois-

(1) « Il me semble qu’on m’a fait une grave injure, lorsque le légat Della Casa envoya à Capo d'Istria, au grand scandale de tout le peuple, les sbires pour faire des perquisitions dans toute ma maison. Je possédais de ces livres (défendus), et ce légat envoya faire tout ce bruit précisément à l’époque où j'étais au concile de Trente. » (Les huit défenses de Vergerio.)

PIERRE-PAUL VERGERIO. 407

« n'a préché, ni enseigné aucune hérésie, mais il a admi- | «nistré son diocèse avec autant de charité et aussi fruc- « tueusement qu'il est possible à un pasteur dele faire ; = c'est ce qu'ontattesté plus de quatre-vingts témoins en- «tendus. Pour ce qui est de sa vie, ses adversaires eux- «mêmes (dont ie nombre est d’ailleurs très-restreint ) «confessent qu'elle est simpliciter et omnino irreprehensi- | x bilis juzta illud Pauli, oportet episcopum irreprehensibilem «ame: » et il concluait, qu'on avait fait grand tort au pauvre évêque, tandis que lui, inquisiteur et théologien, 1 volontiers déclaré absous du haut de la chaire et aurait décerné le titre de bon, d'excellent paseur : il répétait enfin que non omnis sermo facit hominem

ticum (18 novembre 1546).

est en s'appuyant sur ces témoignages et sur d’autres

jectures que Renaud Carli, il y a de cela un siècle, entre-

de défendre la réputation de son compatriote, parde cette hypothèse que Vergerio ne se serait jamais è des dogmes enseignés par l'Église, jusqu'à l'époque il aurait été contraint à fuir par suits des rigueurs Rome. Les nouveaux documents que nous produisons { ici, et en outre l'examen des cenvres de Vergerio, repoussent cettz excuse.

Son frère Jean-Baptiste, évêque de Pola, mourut à cette | époque, et un anonyme envoya au cardinal Farnèse une 1 avec une apostille que nous repreduisons ci-des- . sous en Caractères italiques.

|| — Cette lettre a été écrite par Mgr Pierre-Paul Vergerio | évêque de Capo d'Istria, bien qu'un autre en paraisse l'auteur : | C'est d'elle qu'est tirée la doctrine, ut in margine. js

« Au comte Bisaro de Vicence.

«Monsieur le comte. Si je pouvais être utile à Votre Seigneurie

Sa défense.

PIERRE-PAUL VERGERIO. 609

portant, retranchant les superfluités', et les pratiques absurdes et impies. Il a fait à différentes fois de magnifiques confessions, et entre autres celle-ci : peu avant de mourir, il appela l’évêque son frère, monseigneur François Grisoni son gendre, et madame Cécile de Vittori sa sœur, et il leur dit : « Il y a peu de temps que, « entre nous qui sommes ici présents, nous célébrions les noces « de ma filleule, et, grâces soient rendues à Dieu, j’en suis fort « satisfait. Maintenant, entre ces mêmes personnes qui sont ici « rassemblées par la volonté de Dieu, nous avons à conclure des « noces spirituelles, je veux dire celles de mon âme avec Jésus- « Christ crucifié, et je prie cet époux chéri de la prendre de « suite. » Etil ajouta : « Voilà ce qui va s’accomplir : il faut mou- « rir et donner cette Âme. Jusqu’alors, je n’avais pas fait autre « chose que des discours pour mon Seigneur. » Telles furent ses paroles. Quant à moi, je crois fermement que nous pouvons baser la certitude de notre salut sur cette confession où l’on prend le Fils de Dieu, mort sur la croix, pour époux, pour défenseur et pour sauveur de notre âme; et que cette certitude ne peut en rien reposer sur certaines pratiques extérieures? et symboliques en usage chez les hypocrites. Assez sur ce sujet. — Il était fidèle et déjà très-enflammé de l’amour de Jésus-Christ. Ses obsèques ont été telles qu’elles ont dû plaire à ceux qui sont pieux. Dans les cérémonies indifférentes, on a procédé presque entièrement en se conformant à l’usage. Quant aux autres, lorsqu'on ne les a pas tout à fait rejetées, elles ont été transformées, et l’on y a retranché en très-grande partie tout ce qui était inutile. Voulez-vous d’autres détails ? J’ajouterai celui-ci : au lieu d’avoir, selon la coutume, et comme tout citoyen de la plus moyenne condition, à son convoi tous les prètres, tous les religieux et presque toutes les confréries, ce prélat, un des gentilshommes les plus recommandables de la ville, n’a eu, pour assister à ses funérailles, que les seuls prêtres de l’église cathédrale où il a été inhumé. Je répéterai donc ce que j’ai déjà dit plus haut : « Plaise au Seigneur. « par son puissant esprit, de lui susciter des imitateurs®. »

(1) Il faut entendre par ce mot la recommandation de l'âme que fait le prêtre.

(2) Par pratiques ertérieures , il faut entendre les sacrements et les cérémonies du culte catholique.

(3) J'omets ici une autre partie de la lettre, où l’auteur raconte comment l'évêque Vergerio s’est comporté lors de la mort de son frère. Ce sont des détails ridicules et qui seraient ici hors de propos.

tel supplie Votre Seigneurie révérendisque pe Vo Sg n

porteur du présent est mon neveu, Re ve intérêts, ne pouvant y aller en per-

De Venise, le vi janvier mpxLyu.

< Son très-humble serviteur, © Vencenio, évêque. »

avait toujours affecté d'en appeler à d’autres juges, 5 mars 1546, il écrivait de Venise aux légats du con-

ux d'obéir et de pouvoir faire ma promenade, je suis

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